6 longues années après son tant attendu second album, et donc 29 après le premier, le troisième,
Third Witness, attendra cette belle année 2015 pour paraitre.
L'album débute sur un
Dead Dreams dont le refrain vous hantera un certain temps. Non pas qu'il soit d'une efficacité redoutable mais le groupe n'a de cesse de le marteler avec une ferveur molle et incantatoire qui videra vos esprits de la moindre étincelles d'intelligence. Une idée lumineuse qu'il réitérera d'ailleurs sur un Flagrant
Earth. Et sur un bon nombre d'autres titres d'ailleurs aussi. Reconnaissons cependant que cette première piste n'est sans doute pas la pire et qu'à force de s'en infliger l'écoute, on finira même par la trouver acceptable.
Pas comme ces guitares. Mon Dieu ces guitares. Là encore le concept consistant à les doter d'un bout à l'autre de ce périple, de ce calvaire devrais-je plutôt dire, de ce son invariable est désespérant. Tout comme celui reposant sur le fait d'ancrer la plupart de ces pistes dans un rythme semblant constant...le même...là où, au contraire,
The Dead Have Rizen avait su nous charmer de par ces nuances. Le pire dans ces deux constats réside dans le fait qu'en vérité ils sont sans doute erroné et basé bien plus sur des ressentis que sur une réelle réalité réelle.
S'agissant de ces artifices les plus cinématographiques, ceux là mêmes qui savaient si bien instaurer ces climats particuliers dont
Ripper avait le secret, ils auront presque totalement disparu. Laissant, du même coup, loin ce groupe sulfureux qui autrefois se grimaient et usaient d'effet pour donner à ses prestations un côté plus théatral et plus horrifiques.
Pour ce qui est de ces chants d'une uniformité abyssale, il y aurait de quoi faire un article entier rien que pour décrire la monotonie qu'ils occasionnent.
Le seul titre échappant à ce désastre est ce
Sabbat Bloody
Sabbat, de
Black Sabbath, sur lequel Steve Sylvester (
Death SS) vient prêter sa voix. Il est d'ailleurs ahurissant de réaliser à quel point le disque prends une toute autre ampleur dès lors que le premier riff de cette chanson et la voix de ce spécial guest se font entendre.
On sent bien que le groupe a voulu faire ici quelques chose d'un peu plus
Doom que son second excellent album de Heavy
Metal Doom Gothique. Sauf qu'en confondant lenteur et épaisseur, linéarité et lourdeur, il est complètement passé à côté de son sujet avec ce
Third Witness très moyen. Et qu'au final, il règne en ce disque une telle pesanteur pénible qu'il vous faudra vous arracher de cet enfer au prix d'un effort extrême. Quant à lui trouver les qualités que certains décrivent ailleurs, là c'est au prix d'un effort surhumain que, personnellement, je n'étais pas prêt à consentir.
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