Prônant l'universalité depuis plusieurs années, et errant en des sphères philosophique particulières, les marseillais de
Galderia ont finis par réussir à convaincre un label de sortir les versets de leurs préceptes sous la forme d'un album baptisé
The Universality.
Pour débuter cette modeste analyse, disons qu'étonnamment la production de cet opus n'aura que peu changé par rapport à la précédente ébauche du quatuor. Et alors qu'on pouvait raisonnablement s'attendre à ce qu'elle soit un peu plus travaillé, donnant un surcroit de relief à l'ensemble, elle reste désespérément aride et légèrement déséquilibrée. Une faute de gout qui, il y a peu encore, pouvait avoir un certain charme mais qui désormais, à l'aune de certains travaux particulièrement matures de certains autres, est embarrassant. Ce traitement sonore donne, en effet, un aspect totalement désuet à ce disque.
Et que dire de son propos ? Que dire de cette insistance à vouloir produire un
Power Metal aussi classique sacrifiant totalement, ou presque, son originalité sur l'autel consacré? Comment épouser des idées aussi passéistes? Comment continuer à se satisfaire dans l'expression de poncifs aussi éculés alors que seul encore les artistes les plus intransigeants continuent à défendre une musique aussi convenues? Autant de questions dont les réponses seront déterminantes pour peu que vous ayez quelques velléités à défendre les travaux de
Galderia.
S'agissant de votre humble serviteur, il lui sera proprement impossible de soutenir l'entreprise d'un album aussi vain dès les premières mesures d'un
Children of the
Earth aux rythmes sans grandes nuances, et sans grandes finesses, qui viennent inlassablement imposer cette désespérante vélocité. Un manque de variété et de subtilité qui, malheureusement, se retrouvera encore ailleurs (Universality, Raise the World...). Le reste n'est guère plus engageant et devient même pénible alors qu'il nous faudra atterrir sur le sol de terres aussi dérisoires que, par exemple, Farspace.
Bien sûr la critique pourrait paraitre excessive si l'on considère que certains de ces morceaux ont été composés il y a longtemps (puisqu'ils apparaissaient déjà sur la précédente tentative du groupe (
Royaume de l'Universalité (2009))). Difficile, en effet, de reprocher à un titre son aspect ancien alors qu'indubitablement il l'est de par nature. Toutefois, au delà de l'idée saugrenue d'offrir, à nouveau, une fois encore, des titres vieux de plus de trois ans, surtout dans un genre aussi évolutif que le
Power Metal, même ceux qui ont été composé pour l'occasion gardent un aspect désuet. Preuve s'il en fallait que le propos de ce groupe est ici désespérément daté. Et quand bien même l'on consentirait à faire fi de ce penchant pour l'écriture de chansons aussi rétrograde, il resterait encore le souci de ce son étonnamment plat.
Non, décidément, ce premier véritable effort de
Galderia, n'aura que peu d'intérêt et peu d'atouts susceptibles de séduire.
Seul les adeptes nostalgiques d'un autrefois révolus et ceux peu regardant sur de qualités telles que l'inspiration, l'originalité ou encore telles que la personnalité sauront se contenter d'un tel essai. Et encore, rien n'est moins sûr...
Galderia est un groupe que je suis depuis longtemps, et dont j'attendais impatiemment l'album, donc je ne suis pas neutre à 100% mais pour moi cet album est au dessus de tout ce qui se fait au niveau Power métal dernièrement...
Tout d'abord, le grand point faible pour moi, et où je suis d'accord avec toi, c'est que la production est horrible, ce qui gâche grandement l'album, et donne un aspect tout plat, certes, et c'est bien dommage, j'ai même trouvé la production de leur EP meilleure.
Ensuite, certes c'est classique, mais c'est terriblement efficace! (Hormis la voix qui n'est pas classique et qui apporte du charme et de l'authenticité au groupe je trouve).
Dès l'intro de Children of the Earth on est emporté... Puis les quelques notes de piano en plein milieu de la chanson en sont du plus belle effet.
Ensuite, tu n'as pas parlé de Sundancers, qui est un titre phare pour moi dans l'album, tout comme Children of the earth, Oceans of light, One Million dreams, ou encore Beyond the Cosmics winds. Comment ne pas être accroché par ces musiques vraiment exceptionnelles ?
Encore, je trouve que pour le Dreamtale, on peut avoir chacun un avis partagé, autant le Galderia devrait rassembler au plus haut point... C'est juste super efficace!
Tu as été emporté par cet album et j'en suis sincèrement ravis pour toi. Moi non.
En outre j'ai du mal à saisir pourquoi il faudrait absolument se rassembler derrière Galderia? Tu les trouves super efficace. Moi non. Et je ne comprends pas pourquoi ton avis serait nécessairement plus objectif que le mien. Surtout que tu reconnais volontiers que la prod de ce disque est médiocre et que les morceaux de cet opus sont classiques.
Difficile de te suivre sur ce terrain là...
Je n'ai pas dit que j'étais plus objectif que toi, j'ai dit que je n'étais pas objectif (MOI) à 100% car je les suis de près depuis un peu de temps!
Les morceaux sont classiques mais super efficaces je trouve, malgré que la prod est mauvaise (ce qui est le gros défaut de cet album). Je leur ai d'ailleurs envoyé un message pour leur faire part de mon ressenti.
Mais on s'y fait à force d'écouter cette production.
Moi, j'ai beau m'acharner, je trouve les morceaux de ce disque toujours aussi convenus et la prod toujours aussi médiocre. Et je ne saisis pas vraiment pourquoi je devrais m'acharner davantage avec une œuvre qui me parle aussi peu?
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