The Starlord

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Nom du groupe Galderia
Nom de l'album The Starlord
Type Demo
Date de parution 2008
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1. Revelation
2. Back on Earth
3. Chaos Killer
4. Any Part of the Universe
5. Gods of Light

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Galderia


Chronique @ Eternalis

06 Novembre 2009
Depuis le milieu des années 80, personne ne pourra renier le fait que Kai Hansen et Helloween ait fait des émules à travers le monde, influençant des milliers de groupes, que ce soit avec les citrouilles ou sous le chantre plus agressif et direct de Gamma Ray, Kai a probablement créer l’ossature d’un des styles les plus agressif et puissant à la fois du heavy métal.
Les cicatrices de ces influences se retrouvent aujourd’hui dans les Stormwarrior, Freedom Call, Heed ou autres Heavenly sans presque jamais effleurer ne serait-ce que le maitre, unique dans son chant et sa capacité à créer des hymnes imparables.

Jeune groupe français originaire de Marseille, et fortement influencé par la vague power métallique teutonne, Galderia propose en 2008 son premier ep autoproduit, à la connotation on ne peut plus germanique.
Trois morceaux pour deux intro, des riffs typiquement allemands à la Gamma Ray, des refrains enjoués à la Freedom Call (les hoho ne trompant pas) et des mélodies plus fines que l’on rapprocherait sans hésitation d’un Edguy, "The Starlord" nous laisse en territoire connu, mais diablement maitrisé.

Propulsé par une production limpide et puissante, Galderia joue vite et bien, et nous le fait savoir. Revelation"" ouvre la marche dans une atmosphère symphonique inquiétante, dramatique et fortement théâtrale, très réussie, à la manière d’un Heavenly sur Sign of the Winner. Puis débarque sans crier gare "Back on Earth", un riff speed sans concession, une double pédale omniprésente (Dan Zimmermann es-tu là ?) et surtout des chœurs à foison, très bien interprétés et agencés, probablement également pour compenser la relative faiblesse vocale de Seb Chabot, abusant légèrement trop d’effets pour rester juste.
Néanmoins, le résultat, dans un style aussi exigeant que le power à tendance symphonique, où tout a presque déjà été dit (et où Galderia ne révolutionne strictement rien) est largement à la hauteur des attentes d’un ep autoproduit. La partie soliste, hurlante en twin battle, évoque irrésistiblement les combats entre Kai et Heno Richter. Influence quand tu nous tiens.

Mais si cet introducteur est sympathique, "Chaos Killer", plus original et osé, démontre un potentiel plus important, plus à même de possiblement apporter un petit « plus » à une scène sclérosée. Certes, la conformité reste de mise, mais certains codes sont mis de côté, comme l’adjonction salutaire de quelques growls, légers mais présents et rafraichissants. Un rythme évoquant "Valley of the Kings", un chant aigu qui, s’il manque de conviction et d’originalité (on navigue en plein cliché pour les voix suraigu), se veut globalement maitrisé et surtout un riff plus lourd et heavy, martelé. Le refrain, aérien superposant les pistes de chants, ainsi que le solo très mélodique et foncièrement inattendu dans son enchainement, puis le break majestueux, parachève ce qui reste aujourd’hui, alors que leur premier véritable album (Le Royaume de L’universalité en 2009) l’un de leur morceau le plus complet et abouti.

Le dernier titre, "God of Light", plus traditionnellement speed et positif, ne se démarque malheureusement pas des millions d’autres titres speed mélodique du genre (Seb se rapprochant fortement de Chris Bay de Freedom Call sur ce titre) et termine l’écoute sur u sentiment mitigé. La maitrise technique est bien présente, les ficelles de composition acquises et la production bonne, mais Galderia possède également cette fâcheuse manie de rentrer irrésistiblement dans un moule préétabli et stéréotypé.
Rien de mauvais donc, mais que de traditionalisme. Un gage de qualité pour certains, d’ennui pour d’autres…

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MetalOursonne - 06 Novembre 2009: Ben ça alors!! tu es super-productif mon ami!! D'où tu sors ça d'abord ??? bon ben tu me diras hein!! xx à plus xx
dark_omens - 07 Janvier 2010: Le groupe a mis ces différentes production en téléchargement libre et légal...

Je possède aussi ces albums, mais je n'ai pas encore eu le temps de me pencher dessus...
MetalOursonne - 07 Janvier 2010: Aaah! En voilà une bonne nouvelle! Je n'ai toujours pas cet album mais si on peut le télécharger gratuitement, je ne vais pas me priver. Merci beaucoup pour l'info! :) M.O.
MetalOursonne - 08 Janvier 2010: A dark_omens: Tu sais quoi? T'es "un chou" comme on dit en Belgique!! (heu ça veut dire que tu es gentil et chouette..) @ plus xx M.O.
PS: m'en veut pas Eternalis..:)
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Chronique @ dark_omens

21 Juin 2013

The Starlord est un album de Power Metal terriblement classique...

S'agissant du Power Metal, l'école germanique fut longtemps reconnue comme l'une des références du genre. Transcendant le legs Speed Metal et Speed Mélodique dont Helloween et, notamment, Gamma Ray furent les représentants les plus emblématiques, le allemands furent, en effet, ceux qui définir un aspect non négligeable de cette nouvelle norme. Ils éveillèrent nombres de consciences à cette nouvelle religion et dictèrent les piliers fondamentaux de cette dévotion. Une norme qui, aujourd'hui, bien que mise à mal par une incapacité chronique de nombres de ces acteurs les plus illustres à lui offrir le souffle salutaire d'un renouveau indispensable, tend à perdurer. Tout du moins pour certaines de ces caractéristiques les plus symptomatiques telles que, par exemple, l'usage de séquences rapide orchestré par les doubles croches d'une double grosse caisse martelant une cadence élevée ou encore telle que l'utilisation de riffs caractéristiques.

Mais cessons là les discussions frivoles et venons en plus particulièrement au sujet qui nous interpelle ici. Evoquons donc Galderia. Ce jeune groupe natif de Marseille s'inscrit parfaitement dans la démarche de cette ferveur suscitée par les Dieux teutons déjà évoqué. La formation phocéenne pratique donc un Power Metal, sous influence des Gamma Ray et autres Helloween, aux thèmes d'anticipation et à l'imagerie futuriste inspirée, quant à elle, semble-t-il, par la science fiction. Un univers que la formation se propose de nous faire découvrir au sein d'un premier MCD intitulé The Starlord (2008).

Musicalement la maitrise de ce premier effort ne prête à aucune discussion. De telle sorte que le propos de Galderia est en parfaite adéquation avec les fondamentaux saxons déjà mentionnées. Et sans réellement bouleverser le socle traditionnaliste du genre, ces musiciens parviennent tout de même à nous séduire. On y déplorera simplement ce choix désuet dans ce gout pour un style suranné. Tant et si bien que même si l'efficacité et le plaisir qui en découle sont manifestes, le fort sentiment d'avoir à faire à une musique révolus est prégnant (les véloces et très académiques Back on Earth et Gods of Light).

On y regrettera aussi de ne pas avoir assez de matière pour totalement appréhender l'expression artistique de ce groupe. Cinq morceaux dont deux sont des instrumentaux (Revelation et un Any Part of the Universe aux allures proche de la musique composées par Queen pour le film Dune de David Lynch, basé sur le Cycle de Dune écrit par Frank Herbert) sont, effectivement, insuffisants à nous dévoiler toute les nuances de ce groupe. Et ce d'autant plus qu'au delà des divers défauts de conformisme de cet œuvre Galderia nous dévoile quelques qualités prometteuse au sein d'un excellent Chaos Killer où, enfin, il révèle une personnalité moins directement inspiré par l'influences des formations teutonnes déjà abordées. Le titre, se parant de quelques voix plus agressives, de quelques riffs moins symptomatiques, de refrains plus intéressants et de rythmes plus variés, est remarquable.

On ne pourra, de surcroit, taire les quelques faiblesses d'une œuvre concernant les chants qui la compose. Le manque de personnalité et les quelques déficiences des travaux de Seb Chabot ne parviennent, en effet, pas réellement à pleinement nous convaincre. Sans handicaper un ensemble cohérent et sympathique, il lui confère même une atmosphère artisanale et un climat ordinaire pas nécessairement du plus bel effet.

The Starlord est donc un album dévolu à un Power Metal classique, désuet et d'obédience allemande, perclus de défaut qui mériterait sans doute de sombrer dans un oubli approprié s'il ne recelait pas un titre remarquable, Chaos Killer. Ce salut n'est cependant qu'un sursis si ces phocéens s'entête à composer, en un mimétisme acharné, des opus pâles copies d'une ère désormais obsolète.

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