The Triumph of Metal

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Hartlight
Nom de l'album The Triumph of Metal
Type Album
Date de parution 28 Fevrier 2025
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1.
 The Triumph of Metal
Ecouter06:19
2.
 Polymorphia
Ecouter06:10
3.
 The Scales of Rebis
Ecouter05:41
4.
 Midnight
Ecouter06:19
5.
 The City of Tears
Ecouter08:28
6.
 Mind's Arboretum
Ecouter06:10
7.
 As My Will to Power Is Seen
Ecouter04:19
8.
 A Song of Blood and Steel
Ecouter11:33

Durée totale : 54:59

Acheter cet album

 buy  24,99 €  buy  buy  buy  buy  buy
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Hartlight



Chronique @ ericb4

15 Mars 2025

Une seconde gemme dans un écrin de satin...

Les événements se sont succédé à la vitesse grand V pour la formation franco-suisse, née en 2019 sous l'impulsion commune du pluri-instrumentiste, vocaliste, arrangeur et producteur français Adrien Djouadou (Nobelium, ex-Knights Of Heliopolis (ex-Phoebus The Knight), ex-Sentinhell) et de sa comparse, l'auteure/interprète helvétique Noémie Allet (ex-Knights Of Heliopolis (ex-Phoebus The Knight)) : déjà à la tête d'un rayonnant EP 4 titres, « From Midland and Beyond », réalisé en 2022, suivi d'un solaire album full length, « As Above, So Below », deux ans plus tard, et, mû par un nouvel élan d'inspiration, le combo reviendra dans les rangs un an plus tard, à peine, avec un second opus de longue durée dénommé « The Triumph of Metal » ! Ce faisant, les armes esthétiques et techniques des huit pistes de la galette permettront-elles à nos belligérants de guerroyer efficacement dans une arène metal symphonique à chant féminin incessamment soumise à une féroce concurrence ? Les quelque 55 minutes du ruban auditif de ce nouvel arrivage pourraient-elles dès lors les propulser parmi les valeurs montantes de cet espace artistique ?

Pour ce faire, l'équipage de la précédente traversée a subi un remaniement partiel : si, aux côtés des deux maîtres d'oeuvre continue d'officier Adrien Guingal (Nobelium, ex-Knights Of Heliopolis (ex-Phoebus The Knight) aux guitares et aux growls, s'y adjoindra désormais Guillaume Remih (ex-Knights Of Heliopolis (ex-Phoebus The Knight)), en remplacement de Pierre D'Astoria, à la batterie. A l'image du précédent méfait, le groupe ainsi constitué nous octroie un propos metal mélodico-symphonique convoquant à nouveau des touches heavy, power et progressif, dans la veine coalisée de Xandria, Ancient Bards, Temperance et Delain, Frozen Crown, une touche moderniste en prime. A l'instar de son illustre devancier, ce méfait jouit à son tour d'une production d'ensemble de bonne facture, offrant notamment une belle profondeur de champ acoustique tout en n'accusant pas l'once d'une sonorité résiduelle.

En ce qui touche à ses thématiques, le titre de l'album en lui-même n'a rien d'anodin : non seulement il fait référence à son style musical propre mais aussi au traité d'alchimie de Basile Valentin (présenté tel un moine bénédictin du 15e siècle), intitulé « Le Char triomphal de l'antimoine », l'antimoine étant une pierre métalloïde supposée être utilisée en alchimie pour créer la pierre philosophale. Les paroles, quant à elles, couvrent un large spectre thématique, évoquant notamment la découverte et l'évolution de soi, l'histoire, la nature, sans omettre l'alchimie. Autant d'éléments nous intimant d'aller explorer plus en profondeur les entrailles du vaisseau amiral...


A l'instar du précédent effort, cet opus dévoile à son tour cette rare aptitude qu'a le groupe à générer ces séries d'accords qui font mouche, à commencer par ses pistes les plus éruptives. Ce que prouve, tout d'abord, « The Scale of Rebis », sanguin up tempo à la confluence de Temperance et Ancient Bards, tant au regard de l'infiltrant cheminement d'harmoniques qu'il nous invite à suivre que de ses enchaînements intra piste ultra sécurisés. Un headbang bien senti et quasi ininterrompu sera non moins esquissé sous le joug des saillants et inaltérables coups de boutoir assénés par le complexe et ''temperancien'' up tempo « Midnight » ; recelant un entêtant refrain encensé par les magnétiques oscillations de la princesse ainsi que deux ponts mélodico-technicistes, l'un surmonté d'un fin legato à la lead guitare, le second enorgueilli d'un soufflant duo de guitares, l'abrasif morceau ne relâchera pas sa proie d'un iota.

Au moment où ils en viennent à varier leurs phases rythmiques à l'envi, nos acolytes parviennent là encore à nous retenir plus que de raison. Ce qu'atteste, en premier lieu, « The Triumph of Metal » entraînant mid/up tempo power symphonique aux riffs acérés, à la confluence de Frozen Crown et Ancient Bards ; pourvu d'un refrain catchy mis en exergue par les fluides inflexions de la sirène, recelant d'insoupçonnées et grisantes montées en régime de son corps orchestral, et couronné d'un flamboyant solo de guitare, le ''tubesque'' effort ne se quittera qu'à regret. Dans cette énergie, c'est sans ambages que l'on optera pour le polyrythmique « Mind's Arboretum », tant pour son passage instrumental aux délicates senteurs orientales à mi-morceau décoché que pour la soudaineté de ses galvanisantes accélérations et ses couplets bien customisés.

Quand la cadence se fait un poil plus mesurée, le collectif trouve à nouveau les arguments susceptibles d'aspirer le tympan d'un battement d'ailes. Ce à quoi nous sensibilise le ''delainien'' mid tempo « Polymorphia » eu égard à son refrain, certes, déjà couru, mais immersif à souhait et mis en habits de lumière par les angéliques ondulations de la déesse ; doté, en prime, d'un pont techniciste bien amené et d'un fringant duo de guitares, ce hit en puissance poussera assurément à une remise en selle sitôt son ultime mesure évanouie.

Lorsqu'ils nous mènent en des espaces plus tamisés, nos compères se muent, une fois encore, en de véritables bourreaux des cœurs en bataille. Ce qu'illustre « As My Will to Power Is Seen », troublante ballade romantique à la colorature celtique ; voguant sur une sente mélodique des plus enveloppantes, porté par un duo mixte en voix claires en parfaite harmonie, et se chargeant graduellement en émotion au fil de sa progression, l'instant privilégié comblera à n'en pas douter les plus exigeantes des attentes de l'aficionado de moments intimistes.

Au chapitre des pièces en actes symphonico-progressives, enfin, nos acolytes ne sont pas en reste, loin s'en faut ; un exercice de style auquel ils sont déjà rompus et qui pourrait bien, là encore, laisser quelques traces indélébiles dans les mémoires de ceux qui y auront plongé le pavillon. Ce que révèle, d'une part, « The City of Tears », romanesque et ''xandrienne'' fresque initiée et conclue par des gammes pianistiques d'une infinie délicatesse. Glissant le long d'une radieuse rivière mélodique sur laquelle se greffent les pénétrantes modulations d'une interprète bien habitée, essaimant une vibrante cohabitation entre de truculents gimmicks guitaristiques et de vigoureuses et sémillantes rampes synthétiques, à laquelle succédera un fuligineux solo de guitare, cet orgiaque essai n'aura pas tari d'armes pour asseoir sa défense et se jouer des nôtres. Mais la palme reviendrait au somptueux «  A Song of Blood and Steel », qui, au fil de ses quelque 11:33 minutes d'un parcours épique, nous immerge au cœur d'une frissonnante plage symphonico-cinématique aux troublants accents japonisants, jouissant d'arrangements instrumentaux finement esquissés, de moult coups de théâtre percussifs et de sémillantes séquences d'accords. Sans doute la pièce d'orfèvre de la galette.


Au terme d'un périple aussi enivrant que mouvementé, force est d'observer que l'on se surprend à réenclencher la touche play du lecteur dès la chute finale amorcée. Variant ses ambiances, ses séquences rythmiques et ses exercices de style à l'envi, recelant une ingénierie du son difficile à prendre en défaut, inscrivant dans sa trame des sonorités inédites, tout en préservant une technicité instrumentale parfaitement huilée, ce second opus se suit de bout en bout sans encombre. A l'image du précédent effort, d'aucuns auraient sans doute souhaité l'octroi d'un instrumental ainsi qu'un brin d'originalité supplémentaire consenti par nos acolytes. Des carences partiellement compensées par des mélodies délicatement esquissées et des plus enveloppantes et par l'ensorcelante empreinte oratoire de la frontwoman. Quoi qu'il en soit, à l'aune de ce rayonnant effort, le groupe nous octroie une seconde gemme dans un écrin de satin, susceptible de le placer désormais parmi les valeurs montantes de cet environnement metal...


0 Commentaire

2 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Hartlight