As Above, So Below

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Hartlight
Nom de l'album As Above, So Below
Type Album
Date de parution 15 Mars 2024
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1.
 As Above, So Below
Ecouter06:29
2.
 That Which Stagnates Is a Liar
Ecouter06:00
3.
 The Land of the Stars
Ecouter04:21
4.
 Bound to Eternity
Ecouter06:38
5.
 Let the Fangs Bite
Ecouter06:06
6.
 The Garden in the Heart
Ecouter05:20
7.
 And Nature Unfolds Once Again
Ecouter05:12
8.
 All Life Begins in the Dark
Ecouter09:06

Durée totale : 49:12

Acheter cet album

 buy  buy  buy  buy  buy  buy  buy
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Hartlight



Chronique @ ericb4

27 Mars 2024

Qui pourrait bien arrêter la colombe en pleine vol ?

De fil en aiguille, l'ingénieuse araignée tisse solidement sa toile... Nous ayant gratifiés d'un rayonnant EP 4 titres, « From Midland and Beyond », en guise de message de bienvenue, le groupe franco-suisse, né en 2019 sous l'impulsion commune du pluri-instrumentiste, arrangeur et producteur français Adrien Djouadou (Nobelium, Knights Of Heliopolis (ex-Phoebus The Knight), ex-Sentinhell) et de sa comparse, l'auteure/interprète helvétique Noémie Allet (Knights Of Heliopolis (ex-Phoebus The Knight)), décide alors de revenir dans la course, deux ans plus tard. Aventure à laquelle participent désormais Adrien Guingal (Knights Of Heliopolis (ex-Phoebus The Knight), aux guitares, et Pierre d'Astora, à la batterie. Un judicieux renforcement du line-up, qui a pour corolaire un set de compositions techniquement et esthétiquement plus abouti aujourd'hui qu'hier. Le temps semble donc venu pour nos acolytes de frapper plus fort encore les esprits de leur empreinte...

Aussi, le combo nous livre-t-il, cette fois, son tout premier effort de longue durée, « As Above, So Below », lui-même succédant à une série de cinq singles (« Roll the Dice » en 2023, suivis de « As Above, So Below », « That Which Stagnates Is a Liar », « Let the Fangs Bite » et « Bound to Eternity » en 2024), dont les quatre derniers feront partie intégrante des huit opulentes pistes de la fraîche offrande. Tout comme son aîné, ce nouvel élan bénéficie d'une production d'ensemble coulée dans le bronze, dont une qualité d'enregistrement qui ne saurait être démentie, un mix bien ajusté entre lignes de chant et instrumentation et des finitions passées au crible. C'est donc sur de sécurisantes fondations que repose cette proposition d'obédience metal mélodico-symphonique aux colorations heavy, power, folk et progressif, cette fois dans la mouvance de Battle Beast, Ancient Bards, Xandria et Delain. Un élargissement du champ atmosphérique serait donc à l'œuvre, symbolisant dès lors une évolution stylistique du projet embrassé par l'inspiré quartet.


La troupe interpelle, tout d'abord, par cette rare faculté qu'elle a à concocter ces séquences d'accords qui, peu ou prou, s'inscriront durablement dans les mémoires de ceux qui y auront plongé le pavillon, à commencer par ses passages les plus enflammés. Ainsi, l'enjoué « That Which Stagnates Is a Liar » tout comme le jovial « The Land of the Stars » se posent tels deux up tempi power symphonique aux puissants coups de boutoir et aux riffs acérés, à mi-chemin entre Ancient Bards et Delain ; voguant chacun sur une sente mélodique apte à nous aspirer d'un battement de cils où se calent les angéliques inflexions de la déesse, témoignant d'enchaînements intra piste des plus sécurisants et d'un fin legato à la lead guitare, ces deux pulsionnels méfait n'auront pas tari d'armes pour asseoir à leur défense et se jouer des nôtres. Dans cette mouvance, le trépidant « And Nature Unfolds Once Again » imposera, quant à lui, son entêtant refrain comme ses inattendues accélérations. Mais là n'est pas l'argument ultime de la troupe pour tenter de nous rallier à sa cause...

Lorsqu'ils nous immergent dans une tourmente progressive, nos compères trouvent à nouveau les clés pour nous retenir, un peu malgré nous. Ce qu'atteste, d'une part, « Bound to Eternity », altier et ''xandrien'' mid/up tempo aux riffs crochetés. Aussi, le tympan du chaland se verra-t-il happé tant au regard de l'infiltrant cheminement d'harmoniques qu'il nous invite à suivre et de ses grisants gimmicks guitaristiques que pour ses insoupçonnés et opportuns changements de tonalité. A la princesse, eu égard à ses fluides volutes, de contribuer à faire de ce hit en puissance l'une des gemmes de la rondelle. On pourra non moins opter pour l'intrigant et ''jamesbondien'' « Let the Fangs Bite » qui, en dépit de plus complexes séquences d'accords, n'en recèle pas moins des couplets bien customisés. Enfin, nous livrant quelque neuf minutes d'un parcours à la fois tumultueux et romanesque, abondant alors en contrastes atmosphériques et rythmiques, nous gratifiant également d'un flamboyant solo de guitare au terme d'un pont techniciste bien amené, et mis à l'honneur par les cristallines patines de la diva, l'épique fresque « All Life Begins in the Dark » serait assurément le masterpiece de la galette.

Desserrant parfois la bride d'un cran supplémentaire, le combo nous place là encore au cœur d'un ensorcelant paysage de notes. Ce que confirme « As Above, So Below », mid tempo heavy symphonique aux relents orientalisants et ponctué de coups de tambours à la cadence métronomique, au carrefour entre Xandria et Delain ; doté d'un refrain immersif mis en exergue par les envoûtantes oscillations de la sirène, décochant un fringant solo de guitare à mi-morceau et laissant entrevoir d'énigmatiques séries de notes échappées d'un ensorcelant duduk (hautbois de perce cylindrique, joué notamment dans le Caucase), signé Adrien Djouadou, le ''tubesque'' mouvement ne se quittera qu'à regret.

Quand les lumières se font plus douces, nos acolytes nous livrent alors leurs mots bleus les plus sensibles, avec pour effet de voir perler la petite larme sur la joue. Ce qu'illustre « The Garden in the Heart », power ballade un brin opératique glissant le long d'une radieuse rivière mélodique, sous-tendue par un fin picking à la guitare acoustique espagnole et magnifiée par un duo mixte en voix claire en parfaite osmose. Se chargeant graduellement en émotion au fil de sa progression, la tendre aubade pourrait bien se jouer de toute tentative de résistance à son assimilation.


A l'issue du parcours des 49 minutes d'un opus aussi solaire et enivrant que fortement chargé en émotions, force est de constater que le temps a joué en la faveur du collectif franco-helvétique. Diversifié sur les plans atmosphérique et rythmique, varié quant aux exercices de style dispensés tout en bénéficiant d'une ingénierie du son de fort bonne facture et de quelques prises de risques, ce premier élan de longue durée se suit de bout en bout sans ambages. D'aucuns, pour se sustenter, auraient peut-être espéré voir l'un ou l'autre instrumental inscrit au cahier des charges ainsi qu'un zeste d'originalité supplémentaire accolé à un set de partitions, au demeurant, un brin classique. Etat de fait qui ne saurait entraver le plaisir de parcourir une œuvre ne manquant ni d'allant ni de panache, et qui, en l'état, disposerait de l'arsenal requis pour placer l'inspirée formation parmi les sérieux espoirs d'un registre qui ne l'attendait pas nécessairement. Aussi, qui pourrait bien arrêter la colombe en pleine vol ?


0 Commentaire

3 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Hartlight