The Infinite Wonders of Creation

Liste des groupes Power Symphonique Luca Turilli The Infinite Wonders of Creation
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15/20
Nom du groupe Luca Turilli
Nom de l'album The Infinite Wonders of Creation
Type Album
Date de parution 26 Mai 2006
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album145

Tracklist

1. Secrets of Forgotten Ages
2. Mother Nature
3. Angels of the Winter Dawn
4. Altitudes
5. The Miracle of Life
6. Silver Moon
7. Cosmic Revelation
8. Pyramids and Stargates
9. Mystic and Divine
10. The Infinite Wonders of Creation
Bonustrack
11. Altitudes (Piano Version)

Chronique @ MetalAngel

01 Juillet 2006
Voici le troisième album du compositeur talentueusement dingue, l'italien Luca Turilli, qui nous démontre une fois de plus qu'il n'a que ça à faire : composer, encore et encore et toujours composer. Mais, est-ce que ce rythme éfreiné initié en 1996 lors de la sortie du premier album de son groupe principal, Rhapsody, ne porte-t'il pas préjudice à son inspiration fertile? Eh bien, il s'agit d'une question à laquelle je vais vous répondre par la négative, car, quand bien même cet album soit, à première vue, mou et sans saveur, il est à des années lumière de la platitude. En effet, c'est un album qui a posé énormément de problèmes à son concepteur, qui a dû, pour l'occasion s'armer de patience (2 années séparent 'Prophets Of The Last Eclipse' et ce 'Infinite Wonders Of Creation') et engager une chanteuse inconnue du grand public, la diva Bridget Fogle, pour pallier aux troubles vocaux rencontrés par Olaf Hayer, qui ne pouvait plus chanter aussi haut que par le passé. Mais, ce n'est pas vraiment un obstacle pour le bel italien qui nous a concocté ici un album subtilement délicieux et progressif à souhait. On retrouve toujours les ingrédients qui ont contribués à mener Luca sur le chemin de la reconnaissance générale, c'est à dire, ces parties symphonico-classiques de toute beauté et ces tempos endiablés, totalement cohérents. Ce disque s'apprivoise lentement au fil des écoutes, qui nous amènent à la conclusion suivante : Luca Turilli n'est plus un simple musicien métal, mais, un compositeur de grande classe. Ses influences B.O.esques ressortent de façon explicite et ceci pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Il n'y a rien de plus excitant, musicalement parlant, bien sûr, que de goûter à ce mélange fabuleux entre lourdeur des riffs et la puissante grandiloquence d'un orchestre et d'un choeur classique. Quant au concept général développé dans la saga, débutée en 1998 avec 'Kings Of The Nordic Twilight', celui-ci est passé d'une atmosphère médiévale à une aura futuriste pour aboutir à quelque chose de plus contemporain, d'actuel. Exit les elfes et les vaissaux spatiaux, Luca a, cette fois-ci, insisté sur les beautés de notre mère à tous, la splendide Gaïa, la Terre, avec une réflexion philosophique, dont je ne vous parle pas, vous laissant le soin de la découvrir par vous-même. Il ne faut, par conséquent, pas s'arrêter à une seule session d'écoute, mais, passer et repasser plusieurs fois cette nouvelle offrande de l'italien, pour en dégager toutes les particularités et les richesses innombrables, parsemées par-ci par-là, de façon discrète. Précisons toutefois que tous les morceaux ne sont pas des tubes, mais, qu'ils possédent une joliesse exceptionnelle. Citons, en particulier, la magistrale composition qu'est "Mother Nature" (interprétée par Bridget Fogle), "The Miracle Of Life", "Silver Moon", l'arabisant "Pyramids And Stargates", "Mystic And Divine", sur laquelle les voix d'Olaf et de Bridget se marient parfaitement et merveilleusement et, enfin, l'épique morceau éponyme, le sombre et inquiétant "The Infinite Wonders of Creation", qui termine l'album, moins bien que "Prophets Of The Last Eclipse" ou "Kings Of The Nordic Twilight". Vous aurez, donc, l'occasion de découvrir une oeuvre intéressante, séduisante à plus d'un titre que, j'en suis sûr, vous vous procurerez rapidement.

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Chronique @ Eternalis

08 Juillet 2012

Peut-être fallait-il finalement au guitariste de longues et méritées vacances...

La productivité n’a pas toujours que des bons côtés.
Il faut savoir admettre que parfois, la surproduction artistique peut amener à des créations moins digestes, moins représentatives du talent de son auteur et assez logiquement moins inspirées car trop rapprochées dans le temps de ses prédécesseurs. Il faut alors prendre du recul, savoir jeter un œil avisé et critique sur son propre travail pour admettre qu’effectivement, la qualité n’était pas toujours au rendez-vous.

C’est ce qui arriva à Luca Turilli en 2006 où, malgré les problèmes légaux qui animaient l’histoire de Rhapsody devenant alors Rhapsody of Fire, tuait le temps en composant pour son groupe, son projet solo et un nouveau projet qu’il avait alors sous le bras répondant au doux nom de Luca Turilli’s Dreamquest. Trois albums virent alors le jour en moins de deux mois, tous composés dans un laps de temps relativement courts.
"Triumph of Agony" fut sans conteste l’œuvre la plus cinématographique et s’éloignant au maximum du metal de Rhapsody, offrant un tout autre voyage, onirique pour certains et décevant pour d’autres. "Lost Horizons" fut le premier opus de son projet electro/symphonique à chant féminin tandis que "The Infinite Wonders of Creation" (ces deux derniers sortant à quelques semaines à peine d’intervalle) se devait de terminer la trilogie entamée avec "King of the Nordic Twilight" et "Prophet of the Last Eclipse". L’ensemble devait créer une trinité passé/présent/futur à même de représenter les affres du temps et de la technologie moderne sur notre environnement. Mais les choses ne se passèrent pas exactement comme prévu…

Pour commencer, le fait qu’Olaf Hayer tombe malade durant l’enregistrement complexifia ardemment la tâche de Luca qui fut dans l’obligation de trouver une solution car le vocaliste n’avait pas encore enregistré l’ensemble de ses parties. De cette obligation humaine découla ce qui devint la particularité de cet opus, c’est-à-dire la dualité homme/femme entre Olaf et Bridget Fogle, la chanteuse de Dreamquest qui officiait déjà en tant que choriste sur les albums de Rhapsody, mais aussi Epica ou Edguy.
Ensuite, à l’écoute de l’album, il semble presque évident que "The Infinite Wonders of Creation" a été le laboratoire d’idées qui a amené Luca à créer Dreamquest tant les idées se rejoignent, mais avec moins de maitrise, de maestria et simplement de talent. Non pas que l’album soit mauvais, mais du livret en passant par le son, il est impossible de ne pas sentir Turilli en cruel manque d’inspiration et de souffle. Son metal orchestral apparait boursoufflé, asséché et complètement étouffé, n’arrivant à respirer et reprendre son souffle que lors de brefs moments, loin de la quasi perfection de "Prophet of the Last Eclipse".

"Secrets of Forgotten Ages" débute le disque tout en grandeur, comme d’habitude, avec multitudes de chœurs haut-en-couleurs et la production se veut dense et classieuse. On pense ressentir une grande dimension classique et dramatique dans la musique, et il n’est pas évident de s’attendre à la débandade qui suivra à l’écoute de cette longue introduction de plus de trois minutes. "Mother Nature" enchaine le premier véritable morceau et, ce qui frappe, c’est la mollesse finale du son, cette guitare sous-vitaminée, ce son de batterie très synthétique et les très discrets claviers qui ne remontent en aucun cas une musique qui semble ne pas croire en elle-même. Bridget chante très bien et haut (ce qu’Olaf ne pouvait manifestement plus faire après son infection) et le refrain se retient facilement, bien que son impact soit aussi peu imposant que celui d’un caillou sur une route bitumée. Tout en ambiance, l’introduction à la flute d’"Angels of the Winter Dawn" envoute l’auditeur et l’emmène très loin. Olaf chante de façon relativement plate, et sa voix est très rapidement emplie d’effets, comme pour pallier un manque évident de puissance ; puissance de plus apportée par le chant couplée de Bridget, qui sublime un refrain qui, sans elle, aurait paru bien fade.

L’absence presque totale de solo ou de passages speed ne feront que conforter la lassitude qui émane très rapidement d’un opus qui, sans être complètement raté (on parle tout de même de Luca Turilli), souffre de nombreux défauts et reste loin derrière les autres albums en terme de qualité. Les aspects électroniques de "Miracle of Life" ou "Cosmic Revelation" sont beaucoup moins bien agencés que sur ce que deviendra "Virus" par exemple (d’où cette idée de laboratoire expérimental pour cet album), tandis que "Pyramids & Stargates" prend des allures plus orientales qui ressortiront quelques années plus tard sur le très récent "Ascending to Infinity" (avec une prestation vocale bien plus spectaculaire). Le souci principal vient de ces compositions sans surprises, qui vivent indépendamment sur des ambiances sans jamais tenter de vivre à l’intérieur ou de proposer des variations dans le cœur-même des morceaux. Les riffs sont de plus vraiment insignifiants, voir inutiles et ne servent que de maigres supports à des orchestrations ou des chœurs qui, cette fois-ci, ne surprennent pas mais semblent fatigués et las de porter une musique sans créativité où l’ennui guette constamment l’auditeur.
Même le long titre éponyme, empruntant l’air et l’ambiance de "Prophet of the Last Eclipse" reste à des années lumières du fantastique morceau éponyme de 2002, démentiel et speed à l’extrême, mâtiné de multiples atmosphères et éléments mélangés avec classe et talent.

Si "Lost Horizons" n’intéressera que les « die hard » fans de l’italien (malgré une qualité moyenne très bonne) et le "Triumph of Agony" décevra certains tout en restant intéressant musicalement (et supérieur, à mon gout, à son prédécesseur amputé d’une âme), il faut avouer que ce "Infinite Wonders of Creation" passa vraiment inaperçu et que peu de monde en parleront à sa sortie ou à l’avenir, comme s’il n’existait finalement pas. Là où Luca avait presque toujours vu juste, ce fut l’année où il réalisa le plus d’album qu’il enregistra son plus mauvais quota, et parmi ses opus les plus dispensables de sa discographie. Allait alors s’enchainer d’autres problèmes qui empêcheront le ‘sieur et Rhapsody of Fire de jouer ou sortir des albums pendant quatre longues années. Un mal pour un bien lorsqu’on observe la qualité des productions depuis leur retour en 2010…peut-être fallait-il finalement au guitariste de longues et méritées vacances pour se ressourcer et retrouver l’inspiration qui l’avait animée depuis ses débuts.

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Commentaire @ Julien

11 Avril 2006
Ca faisait bien longtemps que je ne m’étais pas autant réjouis d’une production de notre guitariste italien préféré. Luca Turilli is back avec un nouvel album. Après un dernier album de Rhapsody que je trouve un peu raté (voir beaucoup mais chut c’est un secret), nous revenons à quelque chose de plus heavy, et c’est tant mieux. Même si ce n’est pas du heavy ultra puissant on connaît en moins de temps qu’il ne faut pour le dire la patte du magicien Turilli. Belle conclusion pour cette trilogie !!!!!

Alors même si cet album n’est pas parfait en tout point il n’en est pas mauvais pour autant rassurez vous. Je suis quand même resté un peu sur ma faim avec le son de clavier qui est trop approximatif ce qui rend l’ensemble certainement plus synthétique que prévu mais bon, ça arrive. Sur les parties « piano » en revanche le son est impeccable et Luca nous démontre encore une fois qu’il est aussi a l’aise avec un clavier qu’avec sa guitare à la main. En attendant son autre projet du nom de Dreamquest ou il se concentrera plus sur le piano ce disque est un excellent aperçu de son talent (mais est-ce que quelqu’un doute de son talent). L’ajout de chant féminin est franchement bon même si la voix en elle-même ne va pas plaire à tout le monde. Elle n’est pas franchement métal mais elle est envoûtante au possible. Olaf lui reste plutôt bon même si on l’a connu plus en forme.
L’alternance entre les morceaux péchus et les morceaux franchement calmes se fait a merveille. Luca a bien géré ce paramètre décisif. Il y 50% d’heavy et 50% d’échanges vocaux calmes avec juste un clavier et/ou une orchestration. Echanges où la voix féminine fait mouche, surtout dans « Mystic and Divine ». Ce titre est celui qui pour moi est le plus complet de l’album, chacun des deux protagonistes se donnant parfaitement la réplique. Tous les éléments y sont réunis pour donner un grand titre.
La diversité est aussi au rendez vous de ce The Infinite Wonders of Creation. On note la présence d’un titre pharaonique (en autre) avec « Pyramids and Stargates ». On se croirait revenu au bon vieux temps de Powersalve d’Iron Maiden. Très frais ce titre s’intègre parfaitement dans l’ensemble du disque. Disque à écouter comme une pièce bien entendu.

Voilà un disque qui fait plaisir à entendre, Luca Turilli nous montrant qu’il est toujours capable de composer autre chose que de la musique de film.

Excellent retour !!!!!!!!!

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Supreme - 08 Juin 2006: A mon gout cet album n'est qu'une pale copie de ce dont le sieur turilli nous a habitué auparavant.

Un album terriblement mou, des refrains fades, des effets et des sonorités qui dénotent totalement avec l'ambience générale et pour ma part, les differents chanteurs me laissent totalement de marbre. mais ou sont passés nos choeurs et nos refrains si inimitables ?

Bref, apres 2 albums fabuleux, ce 'infinite wonders of creation' me laisse totalement sur ma faim. serait-ce la fin d'un mythe ? celui que beaucoup consideraient comme le maitre, d'un style, le metal symphonique, s'appreterait-il a rendre les armes ?
DragonMaster - 31 Mars 2010: Désolé, mais contrairement à beaucoup de gens je trouve que cet album est le meilleur que Lucas à fait en solo. Il est totalement dans un style différent et nouveau. Bien sûr on dit adieu au solide morceau heavy metal, mais ici le but n'était pas de refaire la même vieille formule mais plutôt d'expérimenter. Bref, un album génial que je conseil à tous.
Matai - 14 Mai 2010: Sans doute inspiré par Stargate ce monsieur =p
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