Keel revient avec un troisième album sous son bras (tatoué). Et là tout de suite, je soulève un lièvre, que dis je une bombe : Maiden a piqué le titre de l’album à
Keel ! Je sens que ça va faire du bruit cette histoire.
Dismukes est toujours responsable de l’artwork et cela reste toujours anecdotique.
Gene Simmons est toujours à la barre (de fer, avec
Gene presque tout est lié à la barre de fer). Ce coup-ci, plutôt que de proposer ses propres compos, il a joué la carte des guests. Il a envoyé des sms, enfin des fax, à sa liste d’amis. Jamie St James, Joan Jett, Greg
Giuffria, Mitch Perry ou Michael Des Barres (oui, l’acteur de MacGyver) ont ainsi accepté de venir faire quelques chœurs ou parties de guitare.
L’album sonne mieux que le précédent à mes oreilles. La prod’ aide les instruments à « respirer » davantage (les soli se détachent mieux par exemple), tout est plus catchy niveau compos et le tempo s’est clairement ralenti, fini les rythmiques « tacatac », place au hard rock à la sauce US, plus sucrée quoi.
J’ai connu la cover co-composée par Patti Smith et le boss «
Because the Night » par ce disque. Je l’aimais bien … avant d’entendre la version de Springsteen qui renvoie
Keel à ses chères études. Ron y chante de manière moins « criarde » et c’est plutôt agréable de l’entendre dans ce registre. C’est d’ailleurs le cas assez souvent sur ce skeud (« Arm and a leg », « Just another girl », la ballade «
Tears of Fire »). Bref, avec «
The Final Frontier », « Rock n roll animal », « Raised on rock » ou le up tempo « No pain no gain », y’a tout ce qu’il faut ici pour passer un très bon moment ici.
En résumé, je suis d’avis que Simmons a tenté là le coup commercial du « radio friendly ». J’aurai vraiment aimé avoir les chiffres de ventes officiels pour savoir si cela a fonctionné. J’ai trouvé un lien sur le net qui parle de 250.000 albums vendus pour le précédent, mais seulement 150.000 pour celui-ci. Si c’est vrai, c’est raté
Gene.
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