Comme
Gene Simmons n’a pas décroché le pompon en travaillant avec
Keel sur les deux précédents albums, il s’est tiré. La planche à billets verts n’attend pas. Du coup, welcome Michael Wagener. Tant mieux, c’est de loin la meilleure prod’ qu’ait eu
Keel jusqu’alors. Les refrains gonflés de gros chœurs défoncent, pour peu que l’on ne soit pas réfractaire à cet artifice.
La musique poursuit dans la direction du précédent, un hard Us de très bonne facture. L’opener «
United nations » annonce la couleur, avec un refrain qui se retient dés la première écoute et qui te reste scotché dans le citron pour la journée. Derrière, « Somebody’s waiting » est le premier « tube » de leur carrière.
Jack Ponti, gros faiseur de hits, en est le responsable. Très réussis sont également «
King of the rock », « It’s a jungle out there » ou le terrible « 4th of july » qui clôt heavynement bien le disque.
Quand elle se fait plus soft, la musique évoque le groupe Black N Blue du grand pote de Ron, Jame St James, lequel est venu une nouvelle fois placer quelques backing vocals (« Cherry lane », la ballade mièvre « Calm before the storm », la faute de goût du skeud, « I said the wrong thing to the right girl », « Don’t say you love me », encore signé Ponti, trop fort ce type pour trouver la mélodie qui accroche l’oreille). En clair, voici probablement l’album du groupe le plus radio friendly, pas le moins réussi pour autant, au contraire.
Malgré des progrès indéniables, le succès ne sera toujours pas au rendez vous. Le guitariste Ferrari gare sa caisse sur le bas de la route, adios. Même s’il reviendra deux ans plus tard avec un nouvel opus,
Keel aura laissé passé sa chance, le temps ne tardera pas à virer au grunge.
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