L'absence du producteur Kit Woolven est le premier élément sur lequel il nous faudra d'emblée insister s'agissant de ce second volet du triptyque imaginé par le groupe. Le deuxième, non moins ennuyeux, réside dans le remplacement de
Don Airey. Le claviériste, dont les plus hauts faits d'armes furent accomplis alors qu'il accompagnait des groupes tels que
Black Sabbath,
Rainbow,
Ozzy Osbourne, Jethro Tull ou
Whitesnake, a, en effet, été supplée ici par le méconnu Dario Patti.
Lorsqu'on sait quel fut l'importance cruciale des deux manquants sur le premier chapitre de ce conte, on ne peut, dès lors, que nourrir quelques craintes justifiées à l'égard de ce nouvel épisode. N'oublions cependant pas que les talents du chanteur britannique
Tony Martin et du guitariste italien Dario Mollo avaient, eux aussi, largement contribué à l'excellence d'un disque remarquable. Au moins autant que ceux de leurs comparses disparus d'ailleurs. Sinon même plus. Tant en fait que les premières notes d'un morceau d'ouverture aux couplets sombres et tourmentés et aux refrains, en partie, lumineux avant qu'une voix grave ne vienne ânonner des Terra Toria anxiogènes, nous rassurent immédiatement. Cet apaisement est cependant rapidement troublé par une sensation étrange mais pénétrante. L'infime impression d'avoir, en effet, avec ce titre, une piste très similaire à celle qui débutait l'album précédent. Si, fort heureusement, ce sentiment ne sera pas très tenace et disparaitra assez vite, un autre trouble, plus fâcheux, viendra, quant à lui, malheureusement, lui succéder. Celui d'avoir à faire ici à un plaidoyer nettement moins inspiré et passionnant que celui sortis trois ans auparavant.
Dario Mollo continuera pourtant ici de s'illustrer en des soli de guitare séduisant et
Tony Martin poursuivra toujours encore sur cette voie d'excellence de ces chants si particulièrement voilée, éraillée et probant, le fond de cet opus reste bien terne. Et des instants tels que ceux que nous proposent
Overload, malgré un passage intéressant où un solo de violons en devance un autre de guitare,
Life Love
And Everything ou Amore Silenzioso, sont justes passablement anodins. Ne parlons même pas de
Poison Roses et de ces passages aux faux airs de Kasmir composé par Jimmy Page et ses comparses en 1975 pour l'album Physical Graffiti, ni même de What A Strange Thing Love Is et de son écoute rendu pénible par son aspect caricaturalement mélodique.
La reprise de Dazed and Confused, initialement écrite par Jake Holmes et réarrangé par les Yardbirds puis enregistré par
Led Zeppelin (décidemment), n'a, une fois encore, pas grand intérêt puisque, selon votre modeste obligé, elle ne parvient toujours pas à restituer ces délicieux parfums d'antan.
En outre, il y a clairement un problème de rythme sur ce Cage numéro 2. Le premier du nom avait beau ne comporter qu'un seul titre vif, il parvenait tout de même à nous proposer une diversité plaisante là où ce nouvel effort s'enlise souvent lourdement dans des similitudes redondantes.
Seul le vif
Balance of
Power, dont certains atours nous évoquent immanquablement
Dio, et l'entrainant
Guardian Angel arrivent à nous extraire de cette torpeur léthargique dans laquelle le reste d'un album poussif, et souvent anecdotique, nous plonge.
Après un premier album divin, ce second opus n'est donc qu'une cruelle déception.
Merci encore à toi Dark_Omens, pour nous avoir ressorti ces "The Cage" I et II.
Je trouve que la prod de ce numéro 2 lui donne un aspect un peu plus "ordinaire". Et je trouve le groupe nettement moins inspiré ici.
Ceci dit, tous les gouts sont dans la nature.
Merci surtout à toi pour tes commentaires éclairés.
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