The Awakening

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17/20
Nom du groupe Merciless (SWE)
Nom de l'album The Awakening
Type Album
Date de parution 1989
Style MusicalDeath Thrash
Membres possèdant cet album91

Tracklist

1.
 Pure Hate
 03:27
2.
 Souls of the Dead
 02:58
3.
 The Awakening
 03:09
4.
 Dreadful Fate
 02:45
5.
 Realm of the Dark
 03:51
6.
 Dying World
 04:16
7.
 Bestial Death
 02:24
8.
 Denied Birth
 04:00

Durée totale : 26:50


Chronique @ Fabien

22 Mai 2008
Formé en 1986 autour d’Erik Wahlin & Fredrik Karlen, Merciless figure sans conteste parmi les pionniers suédois ayant poussé le thrash aux portes du deathmetal, style pratiquement inexploré dans la Scandinavie du moment. Deux démos plus tard, complétant entre temps son line up avec Rogga & Stipen, le groupe croise inévitablement la route du défunt Oystein Aarseth, figure de la scène extrême nordique de l'époque avec son groupe Mayhem & son mini album Deathcrush de 1987. Le leader norvégien propose ainsi l’enregistrement d’un album et sa sortie sur son propre label DSP, qu’il vient tout juste monter, n’ayant encore aucune production à son actif.

Accompagné des gars de Mayhem, Merciless rejoint alors Stefan D au Tuna Studio durant cinq journées consécutives de juillet 1989, pour les sessions de The Awakening. Muni d'une célèbre illustration de Gustave Doré, l’album sort tardivement en février de l’année suivante chez DSP, représentant ainsi la toute première sortie sur le label d’Oystein, privant toutefois le disque d’une promotion et d’une distribution conséquentes, faute à l’insuffisance de ses moyens.

D’une courte durée de 26 minutes, The Awakening transpire ses influences thrashmetal prononcées, principalement issues de combos germaniques comme Sodom, Kreator ou Protector. Le couple rythmique de Stipen & Karlen reste majoritairement tapageur, soutenant les riffs rugueux & agressifs d’Erik, ainsi que les vocaux haineux & arrachés de Rogga, par ailleurs assez proches des éraillements de Mille Petrozza. L’ombre des premiers missiles de Kreator reste ainsi particulièrement perceptible, à l’image de titres tels que Realm of the Dark ou Bestial Death.

Toutefois, Merciless possède un son, une identité & un style déjà très caractéristiques, développant une lourdeur et un extrémisme rythmique inédit, lui conférant ces accents deathmetal marqués. Pure Hate & Denied Birth déploient ainsi des structures massives & brutales, DreadFul Fate assomme avec son break fracassant, tandis que le culte Dying World (titre repris sur le second album) lacère avec ses riffs tranchants et lamine sur ses accélérations sans pitié.

Passerelle entre le thrashmetal de Pleasure To Kill et le deathmetal de ces premières heures, The Awakening s’impose parmi les détonateurs portant la scène scandinave de l'époque vers des sphères deathmetal pratiquement vierges dans ces contrées. L’album reste cependant brut de décoffrage, montrant avant tout un jeune groupe débordant de fougue & d’énergie, mais nécessitant encore une certaine maturité avant la pleine maîtrise de son style, parfaitement calé dès l’impitoyable successeur, le terrible The Treasures Within.

Fabien.

5 Commentaires

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sargeist - 22 Mai 2008: Merci Fab', je savais pas que cet album était d'abord sorti chez DSP. Je n'ai jamais écouté le deuxième, il est bien mieux?
Fabien - 22 Mai 2008: The Treasures Within figure parmi mes ogives deathmetal cultes, donc difficile de rester objectif devant un tel album, aux colorations thrash définitivement exquises. Vénération absolue en ce qui me concerne.

Pionnier du death suédois avec la bande de Carnage, Nihilist ou Grave, Merciless reste à mon sens le groupe death le plus mésestimé de Suède, multipliant à chaque fois les plans foireux avec les labels, qui étaient dans l’incapacité de promouvoir correctement ses albums.

Par exemple, mon pote de toujours avait acquis The Treasures Within en 1992 en Allemagne, tandis qu’il m’a fallu attendre pour ma part deux longues années supplémentaires pour qu’une amie me ramène enfin le CD de Londres. Quant à The Awakening, le premier réussissant à nous mettre enfin la main dessus était Christian d’Adipocere, vers la fin 1993 (Merci Christian). A l’époque, c’était vraiment galère pour trouver certains CD, et des groupes comme Merciless & Epidemic n’ont à ce titre décidément pas eu la reconnaissance méritée, faute à la promotion systématiquement désastreuse de leurs albums.

Fabien.
BEERGRINDER - 23 Mai 2008: J'ai la version réédité avec quelques live en bonus.
Je suis de l'avis de fabien pour les influences allemandes, c'est un peu dommage que le son ne suive pas vraiment.
LeMoustre - 08 Septembre 2012: Je partage pour la difficulté à trouver certains skeuds. Celà fait des souvenirs et remplit de joie le thrasher de l'époque dès que le précieux sésame était enfin dégoté. Toute une époque !!!
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