Tératologie

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16/20
Nom du groupe Eths
Nom de l'album Tératologie
Type Album
Date de parution 12 Octobre 2007
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album424

Tracklist

1. Stultitiae Laus 00:23
2. Bulimiarexia 04:07
3. Ondine 01:42
4. NaOCl 04:48
5. Tératologie 04:08
6. V.I.T.R.I.O.L 04:46
7. Priape 03:57
8. Hydracombustio 05:05
9. Atavhystérie 03:14
10. Rythmique de la Bête 03:27
11. Ileus Matricis 03:25
12. Ileus Terebelle 06:08
13. Holocauste à Trois Temps 04:06
14. Animaexhalare 08:51
15. Liquide Ephémère 10:32
Total playing time 1:08:39

Chronique @ Julien

16 Octobre 2007
Pour ceux qui ne le savent pas la Tératologie est l'étude scientifique des malformations congénitales. Lorsque l’on voit la pochette de ce second opus d’Eths, on comprend ce que veut dire le groupe. Toujours aussi viscérale, toujours aussi intense, le combo marseillais revient en force avec un album dans la ligné de Soma, mais pas seulement.

Car il en faut toujours plus aux membres de Eths. Il faut dire que le groupe a su se faire un nom à la force du poignet. Je me souviens encore de ce concert dans le fin fond du 78 en première partie de Misanthrope dans un gymnase (ça devait être en 2001 ou 2002). La bande à Candice m’avait littéralement scotché par sa prestation tonique et par la qualité de ces compos. Cinq ans plus tard le groupe peut se targuer d’avoir vendu 25 000 disques de Soma et jouit d’une réputation scénique a toute épreuve. Juste retour des choses……..
Donc si Soma marquait le passage au stade supérieur, Tératologie va littéralement faire exploser le groupe. Ce disque est une sorte de Soma en « plus mieux » comme on dit. Encore plus de hargne, encore plus de violence dans la musique, encore plus sombre, encore plus loin vers le point de non retour. Les aficionados du groupe ne seront pas déçus. Si vous aviez trouvé l’ambiance de Soma noire, ici, elle est carrément poisseuse.
En me replongeant dans la discographie du groupe je me rends compte que le côté néo métal qui caractérisait le groupe s’est estompé pour faire place a quelque chose de plus métal tout simplement. Si le son est identifiable les riffs ne rebondissent plus autant et le nombre c’est clairement accru. Tant mieux nous pouvons ainsi découvrir plus de variété et cela en devient même étonnant. Les sons sont plus recherchés, les riffs d’intro plus riches, la notion de refrain/couplet s’est effacée. En bref nous nageons dans une mer de pétrole.
Et si ce sentiment est aussi prononcé c’est que l’ambiance générale n’est pas à la fête. L’utilisation du piano est ultra malsaine et donne un coté « survival horror » pétrifiant. Mais, les samples sont aussi à la fête avec des grincements, des cris, des pleurs, des murmures. Plus fouillé, plus viscéral, Tératologie est une ode à l’horreur.
Et que dire de Candice. Son registre vocal n’aura jamais été aussi riche et aussi maîtrisé. Plus extrême son chant hurlé fait froid dans le dos. Mais, le pire dans tout ça, ce sont ses passages clairs, plus nombreux et plus terrifiants que jamais. On dirait un peu une voie de petite fille sadique, prête à émasculer le premier mâle a sa portée. Glaçant………
Mais, tout cela vient également de la production de ce disque. Impeccable, elle permet de jouer sur les ambiances, sans en faire trop. Chaque instrument sonne du feu de Dieu et j’avoue que les lignes de basses résonnent parfaitement, renforçant encore cette ambiance morbide.

Un disque tout simplement énorme. Je me répète mais c’est tellement bon. L’année 2007 est l’année de la France et Tératologie nous le prouve encore une fois. Un disque qui va faire du bruit dans les chaumières!

18 Commentaires

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CAarmaAge - 01 Décembre 2010: un album simple qui fait taper de bonnes barres =D
Sinon, j'allais le dire, on compare pas eths avec Rahpsody ou Within Temptation, on va dire que c'est pas le meme délire.
Sinon, niveau "bourrin" eths a déja fait pire j'en suis sur ...
cogn - 16 Fevrier 2011: putain j'adore tes critiques et tératologie c'est vraiment un album qui t'met en bad
foncc - 16 Juin 2011: un peu trop joué sur les ambiances pseudo sombre, ça ressemble a une caricature du précédent album.
dissikator - 15 Septembre 2011: Exactement du même avis. Par contre, un poil plus court aurait été peut être préférable. Je m'y perd un peu au niveau des "Ileus ...". Ou bien est-ce l'impatience d'entendre de nouveau le somptueux "anima exahalare"! Rarement un morceau m'aura autant touché.
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Chronique @ Arachnid

12 Juillet 2009

Eths ressert la même sauce (...) sans aucune évolution musicale.

Venant de ma cité phocéenne, j'ai donc connu les Eths quand ils se produisaient encore dans des premières parties dans de petites salles de Marseille et à l'époque de ma période Neo, j'aimais vraiment ce qu'ils proposaient. C'était original, bien foutu et rentre-dedans, qui plus est avec une fille au chant. Très bonne présence scénique, riffs neo-metal mêlés à des ambiances glauques, un franc-parler morbide et malsain dans des paroles sordides, Eths avait le vent en poupe. Au temps d'Autopsie (il y a donc 10 ans déjà), tous les d'jeunz de la ville scandaient le mémorable refrain de "Pourquoi ?". Deux ans plus tard, la démo Samantha faisait elle aussi parlée d'elle et projetait Eths au rang des meilleurs groupes français de sa génération, plein d'espoirs et d'avenir.

En 2004 sortait le petit évènement pour les fans du groupe : Sôma, leur premier album. On en parle dans tous les magazines spécialisés, c'est la révélation francophone de l'année, etc., etc. Il est vrai que leur première galette était très sympathique, beaucoup plus glauque, beaucoup mieux structurée, Candice gueulant de plus belle mais proposant également un chant clair des plus surprenants. Avec des titres comme "Méléna", "Détruis-moi" ou encore "Je vous hais", le groupe a réussi à remuer un peu tout le monde, accentué par de nombreuses grosses dates.

Mais au fil du temps, les d'jeunz vieillissent, grandissent, mûrissent et délaissent la musique métal/hardcore de Eths pour se concentrer sur de nouveaux groupes, de nouveaux styles, quelque chose plus original encore et ce, afin de ne pas tourner en rond. Mais avec réflexion, on remarque que les fans purs et durs de Eths ne restent que dans une certaine tranche d'âge (14/16 ans), comme si le groupe amenait de nouveaux fans tandis que d'autres passaient à autre chose. Cela n'empêche pas le groupe mené par Candice de continuer à faire son petit chemin dans le milieu metal/rock auprès d'un public de plus en plus nombreux, adhérant plus facilement à une musique glauque, et à des paroles désespérées proches de la plupart des états d'âmes d'une génération encore et toujours déprimée pour ne pas dire dépressive. Tout ceci n'est pas une critique de ce genre de gens mais plutôt une constatation.

Enfin bref, 3 ans après Sôma sort le nouvel album tant attendu de Eths, baptisé comme à l'habitude du groupe d'un nom étrange, inhabituel, laissant perplexe (tout le monde a pris son dico pour savoir la signification des titres, soyons honnêtes). Le nouveau disque s'appelle donc Tératologie, qui signifie l'étude des malformations congénitales, le plus souvent au sujet de ces "monstres de foire", ces "freaks" dont la nature humaine reste quasiment un mystère : pas de doute c'est bien du Candice ça ! La pochette et l'artwork sont bien foutus, le line-up change à moitié, le logo aussi, le groupe cherche visiblement à exploiter de nouveaux horizons.

Le CD commence donc par une intro glauque que n'aurait pas renié Dario Argento pour un Suspiria ou un Trauma de l'époque. Trop courte, cette intro aurait été vraiment très belle pour amorcer un CD plein de déceptions... En effet, le prélude passé, on attaque dans le vif du sujet avec le single de l'album "Bulimiarexia". Ambiance de nouveau malsaine, beaucoup de chant clair, hélas ça ne prend pas : riffs neo bateaux, rythmés par une batterie monotone, on croirait le plus souvent entendre de l'Indochine si Candice ne hurlait pas quelques fois ! Honnêtement, ça fait peur... Mais la déception sera à son comble au cours de ce long album (plus d'1h d'écoute). Si les titres suivants sont du pareil au même, morbides mais plus ou moins attrayants, on arrive à LA déception ultime du disque, le bien nommé : "V.I.T.R.I.O.L". Plus proche d'un morceau d'un mauvais A Perfect Circle ou Queens Of The Stone Age, que de "metal/hardcore" comme disent certains, le morceau est d'un ridicule affligeant, comme si on avait entendu le titre plus de cent fois sur une radio Fm. A croire que les Marseillais auraient laissé leur inspiration derrière eux, en voulant toucher un public moins branché métal, plus facilement donc.

Le problème avec Tératologie, c'est que ça tourne vite en rond, avec cette impression d'écouter une même chanson plusieurs fois ("Bulimiarexia"/"Priape" ou encore "Ilèus Matricis"/"Hydracombustio") avec les mêmes riffs, les mêmes tonalités, le même ennui parfois, bien que les structures sont beaucoup plus progressives et que l'idée de faire un concept-album est bien exploité (un peu trop d'ailleurs). Eths en auraient-ils fait trop ? Apparemment oui. Dans sa volonté d'aller plus loin, les Marseillais se fourvoient dans une monotonie lassante et dénue d'une quelconque originalité au final. Eths fait du Eths et le fait pendant 1h, sans vraiment proposer quelque chose de concrètement intéressant. Alors l'album est-il une daube pour autant ? Non, bien sûr, mais il n'est pas exempt d'une amertume désarmante qui nous fait changer de pistes fréquemment, raccourcissant un deuxième album pas extraordinaire pour un sou et ce, malgré une prod' impeccable voire surprenante pour un combo français et des pointes de piano habilement mis en place pour instaurer une nouvelle ambiance trop peu exploitée (lé début de "Hydracombustio" et le final de "Anima Exhalare" sont honnêtement magnifiques).

Je reste donc déçu d'écouter un album d'Eths resservant la même sauce de façon plus longue, trop répétitive, plus glauque mais sans aucune évolution musicale, j'entends par là au niveau des grattes et de la batterie, qui nous servent les mêmes riffs depuis presque 10 ans. Bien sûr, la voix de Candice a progressé notamment grâce au travail avec Pierre Rodriguez mais dans le fond, ça reste du pareil au même.

Au final, fans de Eths, ne me jetez pas la pierre dessus : je parle en connaissance de cause et ne crache pas sur Eths ; je ne fais qu'une critique personnelle sur un album et non sur le groupe en lui-même.

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Openmindead - 19 Juillet 2010: Pour ma part, je ne suis pas une fan absolus de eths, mais certains aspects me plaise particulièrement, je pense que la composante neo metal y joue pour beaucoup..Mais au final je trouve la qualité de leurs production inégale.
On trouve de trés belle chansons, et une certaine originalité,mais j'ai l'impression que le groupe peine à construire ses albums.

Aussi, 10 sur 20 je trouve ça sévère..
dissikator - 15 Septembre 2011: et bien moi, je l'aime bien cet album! niveau évolution musicale, il y a ce qu'il faut... mais il faut prendre le son dans sa globalité et ne pas se cantonner aux parties guitare/basse/batterie. Il y a eu un gros travail au niveau des effets sonores qui crées une ambiance angoissante et malsaine et qui casse le côté néo. Rien à voir avec Sôma donc... D'ailleur, j'ai eu du mal à m'y faire mais quand je réécoute Sôma, je le trouve presque vide au sens où il est très basique (je n'ai pas dis sans intéret).

ET en live, c'est de la bombe!
J'attends le petit nouveau avec impatience. J'espère qu'il te réconciliera avec ce groupe qui reste un de mes préférés et j'ai 23 ans! ;P
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