Après 17 ans de carrière, le groupe
Mob Rules continue son petit bonhomme de chemin en nous proposant un
Power Mélodique de qualité, et cela, depuis le très bon deuxième album
Temple of Two Suns, paru en 2000.
Année
2012, suite à un
Cannibal Nation certes réussi, mais un peu en-dessous du superbe et incontournable
Radical Peace, le groupe décide donc en 2016 de remettre le couvert, avec un huitième opus intitulé
Tales from Beyond. Celui-ci s'avère très inspiré, percutant et varié avec encore quelques touches symphoniques, mais aussi la présence d'instruments folkloriques (celtes) tels que la cornemuse.
L'album sera comme à l'accoutumée doté d'une production tout à fait honorable, moderne et soignée au son puissant et au mix équilibré. Le groupe signera ici quelques beaux morceaux d'anthologie comme l'atteste le triptyque "A Tale from
Beyond", qui s'inscrira dans la lignée du superbe "The Oswald File" présent sur l'album
Radical Peace, paru en 2009. Par contre, je ferai l'impasse sur la pochette dont l'esthétisme laisse à désirer, quelconque, voire assez moche aussi bien dans son artwork que pour ses couleurs fades.
Quant au line-up du groupe, il n'aura pas changé d'un iota et cela depuis maintenant 7 ans excepté pour le poste de claviériste qui reviendra en 2010 à Jan Christian Halfbrodt, remplaçant de Sascha Onnen, présent dans le groupe depuis ses débuts.
L'opus débute par une longue pièce
Power Mélodique de presque 9 minutes, "Dikemaster's Tale", dont l'air ressemble à s'y méprendre au "Dance of Death" du groupe Iron Maiden. Ce titre serait parfait pour ouvrir un concert, par exemple! La piste deux, "
Somerled", quant à elle, se distinguera par une courte introduction de cornemuse et instruments celtes, suivis par une instrumentation du tonnerre et un refrain mémorable, mais aussi un pont central très mélodieux où d'autres sonorités de cornemuses se mêleront à des arpèges de guitare majestueux, suivis d'un solo lumineux, pour se terminer sur des accélérations jouissives et très Heavy.
Dans un même registre, nous remarquerons le magnifique "
Dust of
Vengeance" avec ses lignes de chant mélodieux, parsemé de petites touches de claviers bien senties, soutenu par une rythmique limite speed, un refrain entraînant et qui, par moments, me rappelle le grand
Angra de la période André Matos.
Les autres morceaux s'inscriront davantage dans le registre habituel du groupe, c'est-à-dire, simple, direct, au refrain fédérateur, le très bon mid tempo "Signs" étant le meilleur des exemples. Dans un schéma identique, nous aurons le rapide "On the Edge" au riffing de guitare agressif qui s'étend sur pas moins de 6 minutes, sans oublier le magnifique mid tempo "My
Kingdom Come" qui, avec ses lignes de chant et de guitare, lui aussi accompagné de sonorités et instruments folkloriques, donneront plus de relief à ce superbe morceau, qui, soit dit en passant, risque de faire un malheur en live. Dans un genre
Power Progressif, nous aurons le très percutant "The Healer" avec ses guitares jumelles dont un solo lumineux en duel avec les claviers, encore un titre qui ne ferait pas défaut dans les futures setlists du groupe.
Ouvrons une parenthèse sur le titre "A
Tales from Beyond", long de plus de 16 minutes, réparti en trois volets et qui, selon votre illustre serviteur, sera le point d'orgue de l'album. Commençons par la partie 1, "
Through the Eye of the Storm", avec son introduction symphonique accompagnée d'un riff de guitares maidenniennes et d'une mélodie qui ne vous quitte plus.
La partie 2, "A Mirror
Inside", plus calme et mélodieuse, montrera une fois encore l'étendue des talents de vocaliste de Klaus Dirks qui s'avère très à l'aise dans cet exercice. La troisième partie, "Science
Save Me!", quant à elle, se distinguera par un mid tempo mélodieux dont l'instrumentation sera sublimée par les interventions et duels de guitare de la paire Mineur/Lüdke pour finir sur une partie entraînante et un final aux chœurs solennels et grandioses.
Au final, on ressortira conquis à l'écoute de cette galette aux compositions inspirées, percutantes et inventives tout en restant ancrées dans le pur style
Mob Rules.
Avec cette nouvelle offrande, le groupe arrivera une fois encore à nous convaincre sans difficulté, et cela, depuis le très bon
Temple of Two Suns.
Mob Rules un groupe en constante évolution, à découvrir et à redécouvrir!
Un titre bien savoureux!
Comment ai-je pu passer à côté de ce groupe allemand depuis tout ce temps?
Un Klaus à la voix chaude qui me rappelle celle d'un autre, du heavy metal moderne et mélodique qui me convient bien et qui me rappelle dans le même temps les années 80.
J'y retourne.
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