Be'Lakor, c'est un jeune groupe de
Dark Death
Metal Progressif (oui, tout ça) fondé en 2004 au beau milieu du pays des kangourous, et accessoirement celui de
Psycroptic,
Airbourne et AC/DC. La première sortie de la bande à George Kosmas (
Dark Earth, Rainshadow),
The Frail Tide, était sortie en auto-production et ne disposait d'aucune promotion, et n'avait donc pas vraiment pu être jugé à sa juste valeur.
Mais tout se bouscula lorsque le jeune combo darkmetal signa chez
Kolony Records, accédant ainsi à une meilleure promotion et surtout une meilleure production. Et c'est flagrant dès la première écoute, cette production béton assistant particulièrement sur cette batterie semblable à un rouleau compresseur et ce très bon growl dans un style semblable à celui du maître
Immolation.
La couverture du nouveau-né
Stone's Reach, représentant Persée tenant la tête fraîchement découpée de la tristement célèbre Méduse, est à l'image de la musique des deathsters de Melbourne : ténébreuse et insidieuse. Après l'intro dans un style très Opethien de Venator, on découvre ce qu'est vraiment la musique de Be'Lakor : double pédale, growl surpuissant et guitares semblables à des épines se plantant pile dans les bons endroits.
On est agréablement surpris par la qualité de ce premier morceau plutôt long d'ailleurs, comme la plupart des morceaux : 8 titres pour presque une heure de musique. Cependant la recette est différente de celle d'Akerfeldt : les interludes acoustiques en voix claires sont absentes hormis la première minute et demie de Venator.
Après ce dernier on enchaîne sur From
Scythe To
Sceptre, à mon humble avis la meilleure piste de cet album. Technique et efficacité sont bien présentes. Le style de Be'Lakor que l'on peut définitivement identifier après les deux premières pistes, se classe dans la catégorie du Death scandinave, mais avec de nombreuses traces de
Dark Metal.
Mais rien qu'en écoutant les 2 premiers titres de
Stone's Reach, on a une idée précise et juste de l'album. Le gros défaut de cet opus, c'est la linéarité. En soi, même si elle n'est pas non plus indéniable, il y a une certaine originalité. Tout au long des 8 titres pourtant, on a un peu affaire a une resucée de ce qui est passé avant.
Pas de là à dire quand même que chaque titre se ressemble, mais ça se répète quand même pas mal.
Les éléments y sont : obscurité, agressivité, guitares déchiqueteuses comme la scie circulaire de
Jason, batterie ayant la puissance de
King Kong gavé d'hormones, basses semblables aux maladies gastriques de
Lucifer et growl ressemblant fortement au
Balrog quant il a une angine, mais en mieux.
Alors tel Sysiphe condamné à sans cesse remonter un rocher en haut de la montagne, Be'Lakor fait son boulot avec efficacité mais malheureusement avec répétitivité. Espérons qu'ils sauront rattraper ce vilain défaut et aussi gagner en originalité pour faire encore mieux sur leur prochain album.
Mon groupe de l'année avec Revocation au niveau des découvertes !!
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