Stacking Smoke

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Nom du groupe Autumn (NL)
Nom de l'album Stacking Smoke
Type Album
Date de parution 24 Janvier 2019
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1.
 The Phantom Limb
Ecouter06:14
2.
 Old Fuel
Ecouter06:34
3.
 Stacked Smoke
Ecouter05:59
4.
 Blackout
Ecouter06:27
5.
 Cyanide Sky
Ecouter05:50
6.
 Where the River Ends
Ecouter03:28
7.
 Thursday
Ecouter04:05
8.
 Fury (Forging Tempests part I])
Ecouter04:17
9.
 Shadow North (Forging Tempests part II)
Ecouter05:22
10.
 Shift to Silence (Forging Tempests part III)
Ecouter02:49
11.
 Beacon (Forging Tempests part IV)
Ecouter05:48

Durée totale : 56:53

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Autumn (NL)



Chronique @ ericb4

30 Janvier 2019

Quand le combo néerlandais renaît de ses cendres...

Après huit ans de silence radio, suite à un mélancolique et controversé « Cold Comfort », d'aucuns n'étaient pas loin de penser le projet du combo néerlandais à jamais enterré. Déjouant les pronostics, le collectif batave réinvestit les studios, et ce, pour un travail des plus minutieux et de longue haleine, avec, à la clé, un sixième opus de longue durée dénommé « Stacking Somke ». On effeuille ainsi une galette généreuse de ses 57 minutes sur lesquelles s'enchaînent sereinement 11 pistes, sortie, cette fois, chez le puissant label néerlandais Painted Bass Records. Indice révélateur d'une sérieuse envie d'en découdre de la part de nos acolytes...

Suite à quelques changements de line-up, l'équipe au grand complet compte aujourd'hui sept membres, dont : l'expérimentée frontwoman au chatoyant grain de voix Marjan Welman (Vetrar Draugurinn, ex-Demiurg) ; les guitaristes et choristes Mats van der Valk (Cantara, ex-Seizure, ex-Slacious Gods...) et Jens van der Valk (Cantara, Enraged, ex-God Dethroned...) ; le batteur Jan Grijpstra ; le claviériste Jan Munnik ; le guitariste Ronald Landa (ex-Delain, ex-Infinite Dawn) et le bassiste Maurice van der Es fraîchement intronisés. De cette étroite et nouvelle collaboration émane un propos rock'n'metal atmosphérique gothique et progressif, dans la veine stylistique de ses prédécesseurs et de The Gathering, témoignant à la fois d'arrangements d'excellente facture, d'un mixage parfaitement équilibré entre lignes de chant et instrumentation, et fort peu de sonorités résiduelles. Mais entrons plutôt dans le vaisseau amiral en quête de quelque éventuel trésor enfoui...

Lorsqu'il intensifie le rythme de ses frappes, le club des sept parvient d'un battement d'aile à encenser le tympan, nous installant alors le plus souvent dans une énergie proche d'un seyant « Altitude ». D'une part, l'entraînant mid tempo syncopé « Cyanide Sky » suit un cheminement d'harmoniques aussi exigeant que pénétrant, nous permettant alors de renouer avec les vibes insufflées par l'antépénultième effort. Dans ce champ de turbulences, les guitares délicatement saturent et les siréniennes modulations de la déesse, alors résolument calées dans les médiums, prennent leurs lettres de noblesse. D'autre part, on sera happé aussi bien par l'entêtant refrain mis en exergue par les puissantes volutes de la frontwoman que par l'épais riffing émanant du tubesque « Thursday ». Dans le sillage de Lacuna Coil, le tracé mélodique imprégnant ce rayonnant mid tempo se révélera tout à fait apte à retenir le chaland sans avoir à forcer le trait.

Parfois les riffs s'épaississent d'un cran et la basse se fait des plus massives, et ce, dans un climat à la fois mélancolique et empreint de mystère, ces espaces d'expression nous immergeant alors au cœur d'une ambiance proche de celle du précédent opus. Ce qu'illustre « Stacked Smoke », énigmatique mid tempo atmosphérique gothique dans le sillage de The Gathering (dernière mouture), témoignant d'une technicité éprouvée et de subtiles nuances mélodiques. Dans cette perspective, on s'orientera également vers « Shadow North (Forging Tempests part II) » et « Beacon (Forging Tempests part IV) » à la fois pour les vibrantes ondulations de leur basse ronronnante et la coloration mordorée de leur ambiance.

Mais ce serait dans ses passages à la cadence un poil plus mesurée que la troupe s'avère des plus infiltrantes. Dans cette mouvance, on retiendra le low tempo progressif « The Phantom Limb » à la fois pour son atmosphère résolument éthérée, son riffing émoussé, ses soudaines accélérations doublées d'enveloppantes nappes synthétiques. A la belle, par ses félines inflexions d'achever de nous convaincre de poursuivre notre route jusqu'à la note ultime du méfait. Dans cette mouvance, l'intrigant et néanmoins engageant « Blackout » imposera sans mal son fin legato à la lead guitare, ses refrains immersifs à souhait et ses insoupçonnés montées en puissance. Plus complexe et non moins ensorcelant, « Where the River Ends », quant à lui, nous fera prestement quitter le plancher des vaches pour évoluer en totale lévitation.

Quand il retient encore davantage sa monture, le combo nous livre ses mots bleus les plus sensibles, nous conviant dès lors à quelques instants de pure jouissance auditive. Dans cette dynamique, le ''lacunacoilesque'' low tempo aux riffs grésillants « Old Fuel » ne ratera pas sa cible. Dotée d'une ligne mélodique des plus chavirantes, et mise en habits de soie par les sensuelles impulsions de la maîtresse de cérémonie, la touchante ballade atmosphérique se plaît à caresser le tympan pour mieux nous retenir. On ne sera pas moins sensibilisé aux délicats gimmicks guitaristiques jaillissant de « Fury (Forging Tempests part I]) » ; ballade atmosphérique propice au total enivrement de nos sens, que n'auraient reniée ni The Gathering ni Evanescence. Enfin, « Shift to Silence (Forging Tempests part III) » se pose telle une douce et discrète ballade a-rythmique insufflée par un subtil guitare/voix. A réserver toutefois aux seuls aficionados de l'exercice de style.

A la lumière du set de compositions dont se nourrit cette nouvelle et hypnotique offrande, on comprend que le collectif batave renouerait avec son passé tout en tournant le regard vers l'avenir. Moins immédiatement accessible que « Altitude », moins insaisissable que « Cold Comfort », mais plus qu'une synthèse, « Stacking Smoke » offre un sensible et grisant prolongement, suivant également quelques voies alternatives, avec un petit supplément d'âme à la clé. Ce faisant, le pléthorique opus nous immerge au cœur d'une atmosphère à la fois chatoyante et énigmatique, abonde en subtiles séries d'accords, témoignant surtout d'un bel élan d'inspiration de ses auteurs. Si l'adn rock/metal atmosphérique gothique du groupe se révèle aisément identifiable, la production d'ensemble tout comme la technicité instrumentale se sont étoffées et les inflexions vocales de la frontwoman ont gagné en fluidité et en aura. Quand le combo néerlandais renaît de ses cendres...

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