Spellbound

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Nom du groupe Tygers Of Pan Tang
Nom de l'album Spellbound
Type Album
Date de parution Avril 1981
Labels MCA Records
Style MusicalNWOBHM
Membres possèdant cet album140

Tracklist

1. Gangland 03:43
2. Take It 04:27
3. Minotaur 00:22
4. Hellbound 03:30
5. Mirror 04:34
6. Silver and Gold 03:35
7. Blackjack 03:15
8. Story So Far 03:29
9. Tyger Bay 03:28
10. Don't Stop by 04:04
Total playing time 34:27

Chronique @ Silent_Flight

23 Juillet 2011

Tygers of Pan Tang est Spellbound

Pour ainsi dire, Tygers of Pan Tang est Spellbound. Succédant à un Wild Cat inégal mais au final suffisamment honnête pour être considéré comme un des piliers de la NWOBHM, la bombe Spellbound a pour une poignée de fans, le mérite de siéger entre un Killers et un Hysteria en étalant un peu la période d'essor du genre. Ayant fait le choix judicieux de signer chez MCA, les félins britanniques ont non seulement pu créer une oeuvre de meilleure qualité sonore que la précédente mais c'est surtout dans la promotion qu'ils ont été vernis.

L'intégration d'un second six-cordistes, John Syes, et d'un nouveau frontman, John Deverill, en remplacement d'un Jess Cox viré comme une vieille chaussette (...un mal pour un bien?) change considérablement la donne. Le talent des deux protagonistes vont faire de Spellbound un Number Of The Beast de série B puisque la production, déjà meilleure que celle de Wild Cat, a néanmoins du mal à traverser les années mais en ce qui concerne les compositions, c'est du spontané qui fait foutrement du bien! A l'instar du vénérable Lightning To The Nations de Diamond Head, cette deuxième offrande respire la mélodie aussi bien dans ces riffs rapides que dans ces soli souvent courts mais justement plus mémorables de Sykes. Et puis que dire du chant du nouveau venu... un coffre époustouflant qui rehausse toujours le niveau des titres quand ceux-ci se révèlent être rébarbatifs -réutilisation d'un même plan sur plusieurs chansons- mais ce ne sont pas les trente-cinq minutes d'écoutes qui vont rendre l'expérience insurmontable, bien au contraire. Des titres comme «Blackjack» et «Hellbound» sont des grands classiques pour les connaisseurs, rapides et incisifs soit tout ce qu'on peut attendre de mieux de la part d'un groupe de heavy traditionnel.

Et aussi surprenant que cela puisse paraître, les deux moments forts de l'album sont les ballades «Mirror», portée par la puissance de Derevill, faisant frissonner de sa voix chaleureuse et tout simplement unique, et «The Story So Far», électrique et rythmée mais enthousiaste à la manière d'un Thin Lizzy, ce qui contraste avec le «speed» prédominant. Sykes suit le frontman dans ses harmoniques pour pousser les mélodies à leur plus haut niveau.

L'album au tigre sur la falaise aurait du apporter au groupe une reconnaissance émérite, seulement ce dernier a choisi une tout autre voie pour les albums suivant et s'est perdu dans les méandres d'un rock franchement indigeste et totalement hors-du-coup. Ceci dit, Spellbound reste gravé dans nos coeurs, et rien au monde ne nous ferait oublier ce petit bijou de la NWOBHM.

SF.

18 Commentaires

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Elevator - 15 Septembre 2013: C'est moi et j'assume. (rires)
Je suis tombé dans un véritable traquenard en achetant ce "Wreck- Age". Je ne déteste pas le hard fm mais là, ça craint !!!
samolice - 03 Octobre 2013: Je plaisantais, ce "Wreck age" est une vraie purge. L'écouter en entier d'un trait révèle de la mission impossible; Seul Tom Cruise peut y parvenir.
 
zvlorg - 03 Novembre 2013: un seul album chroniqué des Tygers mais pas n'importe lequel, tout a été dit plus haut je vais dans votre sens, du heavy du vrai, pas gnan gnan! les riffs sont directs, puissants et certains d'entre-eux évoquent déjà le thrash américain par leur lourdeur et leur féricité! Sykes a vraiment fait un bien fou au groupe et le vocaliste a révélé des qualités vraiment épatantes, aussi bien dans l'aigu que dans un registre plus hargneux! et les 2-3 morceaux plus mélodiques donnent à l'album un contenu plus étoffé et en font un vrai incontournable des années 80 et du heavy metal en général! sur les albums suivants effectivement comme beaucoup de groupes NWOBHM les Tygers n'ont pas su où se ranger lorsque le heavy metal s'est scindé en deux catégories (le glam plus accessible et le thrash plus dans la continuité de la NWOBHM), et hélas ils ont penché vers ce côté FM qui les a perdus... mais Sykes en a profité pour participer à la fabuleuse conclusion de la carrière de Thin Lizzy avec Thunder & Lightning en 83 donc l'avenir n'a pas été complètement noir!
mechant - 02 Janvier 2020:

Tres belle chronique.

Je suis convaincu que malgré la qualité intrensèque des compositions , le groupe n' a pas été soutenu par sa maison de production comme a pu l'être Maiden à la même époque.crying

Neanmoins il en ressort 1 excellent album de Nwobhm qui se range parmi les grands classiques.

Acquis en vinyle pour qlq euros, j ai grand plaisir à l'écouter lors de mes periodes "heavy".

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