C'est un nouveau voyage vers le
Walhalla que nous a réservé Darken pour ce nouvel opus de
Graveland. Rien n'a changé comme depuis des années excepté sur certains points.
La première écoute du titre éponyme "
Spears of Heaven" nous plonge un peu rapidement après une courte introduction dans un son qui rappelle beaucoup le précédent "
Will Stronger Than Death", c'est-à-dire mou et peu entrainant. On aurait pu s'attendre à beaucoup plus violent, beaucoup plus entrainant, de quoi rythmer une marche guerrière comme sur "
Fire Charriot of
Destruction".
La musique reste bien, mais sans plus. Un détail me turlupine cependant...
Je pensais que cela n'allait durer que quelques minutes, voir sur un seul refrain, mais la voix de Darken n'est plus exactement pareille. On sent un changement, elle est plus gutturale, plus déchirée qu'avant.
Le même schéma musical se répète sur la plupart des musiques qui s'en suivent. Introductions occupées par des chants célestes, musique molle, chant guttural et... Non, sérieusement, j'ai un peu de mal à me faire à cette voix.
"
Flame of
Doom" change quant à elle de schéma.
On retrouve les chants des célèbres walkyries en plein dans la compos, les guitares passent par moment dans les aigus et différents thèmes musicaux font leur apparition. La fin est un peu lassante à l'écoute.
On s'habitue petit à petit à ces riffs, à ce son étrange et cette voix si différente. Tout semble se dégrader par moment, mais on se laisse par moment emporter par une mélodie plus ou moins sympathique, cela dépend de notre personne...
Les solos de guitare se dégradent aussi de plus en plus. "When Valkyries Come" (qui semble être une continuité de la précédente de par son titre et sa musique) nous le montre clairement. Cependant le son reste plus énergique et nous envoie sur une autre composition qui commence bien, très bien même.
Un titre qui me plait bien personnellement, peut-être parce qu'il est étrange bien que trop classique, laisse place à un son de mieux en mieux, très travaillé au niveau de la batterie, avec des riffs hachés et dans lesquels on pourrait sentir une grande influence... Punk. Oui, c'est ce que j'en ressens par moments. Une sorte de "
Pagan Black Punk polonais". Quelle drôle de métaphore n'est-ce pas ? En tout cas la voix parait moins bizarre et s'adapte parfaitement à ce son.
On aurait pu attendre une fin symphonique pour nous amener au dernier titre "
Return to the Nothern
Carpathian", qui commence quant à lui par des grognements familiers...
Nous voici arrivés, marchant dans les forêts enneigées des Carpates, hantés par une douce musique acoustique, poussés par un petit vent glacé venu du nord.
Le titre le plus original et le plus long qui pourrait passer pour le meilleur de l'album. Le son saturé est de retour un peu avant la deuxième moitié du morceau et avec une mélodie continue ; pas ces espèces de riffs
Pagan Punk. On passe d'une petite marche dans la neige à un court sprint dans les bois et on fini sur un arrêt total au bord d'une falaise. Traduction : les rythmes s'enchainent comme pour nous emmener sur la route du paradis par un voyage d'une dizaine de minutes.
Une dernière course aux côtés des ces loups qui n'ont pas quitté l'âme de Darken depuis ses débuts ; nous sommes à la fin d'un album différent de ce que nous avions pu connaitre dans le passé. Non pas que cela soit une réussite, ni une catastrophe, mais un album qui peut s'écouter sans plus particulier. Un album à passer en début de soirée ou en contemplant la lune sans avoir peur de réveiller les morts ou les ancêtres vikings.
++
Chronique publiée depuis
http://www.myspace.com/_razort_
Il ne dit pas qu'il est ouvertement "nazi", mais étant fière de ses origines vikings (et donc "blanches" d'après lui), il prône de ce fait quelques trucs pas clairs.
Jouer du Pagan Black Metal sans avoir les bases de la mythologie scandinave c'est un peu comme jouer du Black Metal sans connaitre la signification du 666 ;)
Enfin je comprends ton questionnement, quand on voit la tête du Darken en question...
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