Sonic Area

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14/20
Nom du groupe Artsonic
Nom de l'album Sonic Area
Type Album
Date de parution 1997
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album16

Tracklist

1.
 Troubles
 05:32
2.
 Vice
 05:03
3.
 Irrelevant Patriotism
 06:04
4.
 Braindead Humanity
 05:19
5.
 Generations
 07:13
6.
 Xenophobia
 03:46
7.
 Serve the Enemy
 04:37
8.
 Race Extinction
 05:05
9.
 My Voice
 06:18
10.
 Deadly Scream
 06:03

Durée totale : 55:00

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Artsonic


Chronique @ TasteofEternity

16 Fevrier 2025

La révolution est en marche

L’aventure Artsonic c’est avant tout le projet d’un homme : Sylvain Demercastel. L’homme est autant pressé que perfectionniste. Il est surtout doté d’une vision claire et d’une volonté de fer. Difficile de se réaliser seul pour autant, la rencontre avec Boris Choquet (bassiste) va mettre l’étincelle au baril de poudre. L’underground français impose le système D et le recours à un réseau. C’est pourquoi chaque membre joue certes d’un instrument, mais tend à déployer tous ses talents pour faire connaître et vivre Artsonic. Le groupe dévoile un esprit de clan intégré dans une structure entrepreneuriale organisée autour d’un seul et même projet : imposer Artsonic.

Sonic Area est le premier album du jeune combo parisien, produisant un thrash puissant et moderne, bien ancré dans son époque. Il intervient 3 ans après une unique démo, Xenophobia, qui avait posé des jalons prometteurs, grâce à un tempérament affirmé. Sonic Area va bâtir sur les 4 titres de la démo tout en leur donnant un second souffle. Première différence et pas des moindres, le départ de Laurent Plainchamp, chanteur sur Xenophobia et qui s’est fait la malle. Il réapparaîtra dans les rangs de Kristendom, No Return et Mystik dans la seconde moitié des 90’s ; en attendant c’est Sylvain qui va se charger du micro. On retrouve dans ce chant revendicateur des touches de growl, la hargne du hardcore, parfois même de la clarté, mais surtout un ton autoritaire. Le choix de l’anglais est pertinent mais surtout maîtrisé, ce qui en fait un atout indéniable pour s’exporter. Seconde différence, c’est l’intégration d’un second guitariste en la personne de Stéphane Robineau.

L’ensemble est très compacte et homogène comme un pavé jeté en pleine face. Il se dégage une urgence et une agressivité qui se veulent légitimes pour enjoindre à la masse de se redresser et de passer à l’action, avant qu’il ne soit trop tard. Par ailleurs il faut bien comprendre que ce thrash se pare de ses atours les plus modernes et urbains, nous sommes en 1997, et l’influence de Machine Head, de Fear Factory, et de Pantera, atteint son point culminant. Cela signifie que l’accent est mis en priorité sur la rythmique et les samples, du gros riffing, sans oublier quelques soli bien exécutés. Et pour réussir cet assemblage, il fallait un homme expérimenté et à la pointe pour trouver un juste équilibre, grâce à Bruno Donini (Supuration, SUP, Mortuary, Forlorn Emotion…) derrière les manettes, tout cela a pu prendre vie. Mais là où Sonic Area tire son épingle du jeu, c’est qu’il ne se contente pas d’imiter mais plutôt tend à s’approprier ces différents styles pour produire son effort et faire passer un message. Attention !!! Il est venu le temps de se battre ensemble. Il y aurait presque une dimension spirituelle, un besoin impérieux de réveil des consciences. Ce monde appelle au soulèvement mais dans les modes de vie et d’expression sans forcément devoir prendre les armes et causer des morts, une fois de plus.

En conclusion, Artsonic, lancé comme un boulet de canon, après une seule démo, balance dans le paysage une bombinette avec ce Sonic Area, inattendue, qui démontre une volonté de monter en puissance sans se poser de questions. On a souvent reproché aux groupes français, un déficit de moyens et d’ambition, les empêchant de pouvoir rivaliser avec leurs homologues anglais et américains, pour le coup Artsonic ne fait aucun complexe et rassure sur le « retard » de la scène française en matière de Metal moderne. Je ne reviendrai pas sur le raffinement de la pochette, car c’est un devoir chez Artsonic que de proposer des visuels incongrus, non dans leur thématique, mais simplement dans le choix de l’illustration : apôtres du mauvais goût, délectez-vous. En revanche le « Made in France » apposé juste en dessous du code barre, lui fait bien plus sens. Avec cette carte de visite, Artsonic va pouvoir sillonner la France et s’offrir quelques prestigieuses premières parties, comme celle de Machine Head.

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