Slave to the Grind

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Nom du groupe Skid Row (USA)
Nom de l'album Slave to the Grind
Type Album
Date de parution 10 Juin 1991
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album454

Tracklist

1. Monkey Business
2. Slave to the Grind
3. The Threat
4. Quicksand Jesus
5. Psycho Love
6. Get the Fuck Out
7. Livin' on a Chain Gang
8. Creepshow
9. In a Darkened Room
10. Riot Act
11. Mudkicker
12. Wasted Time
Bonustrack (Japanese Version)
13. Beggar's Day

Chronique @ leatherface

16 Octobre 2008
Voici un autre groupe excellent et qui mériterait qu'on lui rende ses lettres de noblesse.Le gang du New Jersey balance avec son "Slave to the Grind" un pavé dans la mare.
Avec à sa tête le grand Sebastian Bach, le groupe concrétise sa suprématie et s'assoit au panthéon du hard rock à l'aube des 90's. Tournées en première partie de Guns'n'Roses ou Pantera, la réputation du groupe se fait planétaire.

Venons-en aux faits. Slave to the Grind est une merveille dans son style, un album varié en chansons puissantes (Monkey Business, Get the Fuck Out, Psycho Love...) mais également en balades réussies (Wasted Time, Quicksand Jesus...) mettant à l'honneur la voix rauque et douce du grand blondinet ainsi que le talent guitaristique de la paire Scotti Hill/Dave Sabo.
Ce qui est intéressant dans cette album, c'est que l'on peut soit le situer dans un pur style "heavy metal" mais sévèrement burné voir carrément hostile avec un titre comme "Get the Fuck Out", la couleur est direct annoncé, les guitares limites thrashisantes, les chœurs, le solo bien rock'n'roll. Le titre éponyme également "Slave to the Grind"avec sa rythmique carrément bourrine dans un style thrash'n'roll si si vous lisez bien...Ou alors dans une veine plus hard rock, en témoigne le groovy "Psycho love" avec son intro de basse qui bastonne sec, l'hymne de l'album à savoir le "Monkey Business" qui restera un des titres phares du groupe. Ce qui est assez bluffant c'est que je retrouve pas mal de similitudes entre cet album et le Coboys from Hell de Pantera, tous deux très contemporains, on reconnait une marque de fabrique à gros riff bien metol, les harmoniques sifflés de guitares ne sont jamais loin, bien dans la veine de ce qu'aurait pu nous pondre un certain Dimebag Darell!

Un grand soin a été apporté au chant également dans cet album, Bach sait qu'il a de grandes capacités et exploite sa voix d'une manière judicieuse, enchainant sans perte de dynamiques voix aigus "miaulé" et puissantes façon pionniers du heavy à la Ian Gillan, bref un timbre puissant saturé en "graillou" qui intervient même sur les power ballades , rendant les morceaux un poil plus écorchés ce qui est loin d'être un mal.
Les autres assurent toutes les parties chœurs, ce qui est un bon état d'esprit et file un côté plus rock'n'roll aux compos. La paire Hill/Sabo nous sert quelques solos terribles tout au long de l'album (livin on a chain gang, Monkey Business, psycho love...) , bref que du bonheur.
Mention spéciale à l'arpège de "Wasted Time" joué à la guitare 12 cordes qui montre que ces messieurs sont capable de nuancer leur jeu sans se contenter de ne faire qu'envoyer le bois tout le temps.

Pour conclure, cet album de Skid Row est souvent considéré comme le meilleur de leur carrière, la production surpasse celle du 1er album de 1989, un gros feeling habite cette galette qui nous balance tueries sur tueries dans la tronche tout au long de ses 12 titres , les metalleux qui avaient trouvé les Guns, Poison ou autres Mötley Crüe mous du genou seront servis par ce hardrock/metal riche en hymnes et en riff assassins qui feront headbanguer petits et grands, enfants et parents, jeunes et vieux...

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olivierbarbery - 28 Fevrier 2012: Très bonne chronique.
Un des meilleurs albums de Heavy Metal tout simplement. Je met également un 20/20.

Si Sebastian Bach était le point fort du groupe avec sa voix juste hallucinante, il était également son point faible. Jamais vu ou entendu un concert que Bach a pu assurer vocalement. Et les capacités de son organe se sont détériorées au fil du temps. Vraiment dommage. Il criait haut et fort qu'il n'avait jamais pris de cours de chant, mais peut-être aurait-il dû afin de conserver cette voix fantastique.
leatherface - 05 Mars 2012: je te trouve un peu dur avec Bach. revisionne les vidéos de l'epoque des grands stades américains , tu te rendras compte que le grand blondinet arppente non-stop la scène de long en large durant tout le show , forcément la voix en prend un coup , vu que ça doit vite devennir ésoufflant. Ce mec donne beaucoup scéniquement , j'aime les mecs investit comme l'était d'autre frontman façon Steven Tyler , contrairement aux épouventails ozzy osbourne. Et si tu écoutes son premier album solo , je ne suis plus sur du titre, ça a du sortir en 2007 environ, tu te rendras compte que la voix de Bach n'a quasi pas bougé par rapport aux début des 90's.
olivierbarbery - 05 Mars 2012: Leatherface, J'ai vu vraiment pas mal de concerts du groupe et ai encore bon nombre de bootlegs. Je peux t'assurer que Baz tient environ 4/5 chansons puis c'est la dégringolade vocale. J'ai uen version live de "I Remember you" qui est vraiment pathétique tellement il n'arrive plus à monter ou à pousser niveau puissance.

Il n'a d'ailleurs jamais été foutu de chanter correctement "Wasted Time" !!

Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il bouge dans tous les sens et qu'il se défonce, mais si c'est pour ruiner la qualité d'interprêtation, je ne suis pas d'accord. Steven Tyler assurait du début à la fin des concerts.

A mes yeux, un bon chanteur doit pouvoir retranscrire sur scène ce qu'il promet sur album. Ce n'est pas son cas et c'est dommage.

Pour ce qui est de l'album de 2007 (que j'ai), des suivants mais également de Subhuman Race, je ne suis pas d'accord avec toi. Il n'a plus sa voix des deux premiers albums, "Slave to the Grind" étant l'album sur lequel il a la voix la plus magistrale.
leatherface - 06 Mars 2012: très bien! j'aime beaucoup subhuman race également pour son côté (je tente la comparaison) proche du son "seattle" , la voix de Bach y est beaucoup plus "rock" , il fait ça également très bien , j'ai rien contre les disparitions des voix aigus. Concernant ce que Bach vaut aujourd'hui , si j e vais au hellfest , crois moi que je ne vais pas manquer sa préstation et voir si ce que tu dis ets fondé ;)
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Chronique @ megalex1986

06 Décembre 2012

Ultime témoignage d'un groupe incroyable...

La fin d'un âge et le début d'une ère nouvelle... Voilà comment l'on pourrait considérer cette terrible année '91, une date à marquer au fer rouge pour le mélomane. Nirvana, Metallica, Guns N' Roses, le renouveau artistique des "vieux" (AC-DC, Alice Cooper, Ozzy Osbourne,...), l'émergence du Death aux yeux du grand public,... En bien ou en mal, cette révolution musicale n'aura laissé personne indifférent. Mais cette date signe aussi la fin du règne du Metal des 80's au malheur de tous les hardos, thrashers,... C'est dans cette époque incertaine que Skid Row s'apprête à sortir son second opus, 2 ans après son déjà culte premier album. Le succès de leur premier skeud et leur aspect scénique a permis à Skid Row de véritablement devenir une icône naissante du Hard Rock leur permettant de réaliser les premières parties de groupes prestigieux tels que Mötley Crüe et les Guns, comme lors du flamboyant concert au Wembley Stadium en 91' où Bach lança tellement de "fuck" que le groupe fut ensuite interdit d'y rejouer par après. Bref il n'est pas nécessaire de rappeler que le succès du combo tient aussi au comportement rebelle et complètement barge du chanteur ainsi que grâce à son chant incroyable.

Slave to the Grind sort le 11 juin 1991 et il est à noter la superbe illustration peinte par le père de Bach. L’album s'envole de suite à la première place du Bilboard 200, signe d'un succès incroyable pour le combo du New Jersey. Enregistré au Rockfeller Plaza, distribué de nouveau par Atlantic Records et encore une fois produit par Michael Wagener. Et parlons-en de la production, car c'est l'une des grandes caractéristiques de l'album, directement inspiré par le superbe son de Cowboy From Hell de Pantera sorti un an plus tôt. Cet ingrédient rend la musique de Skid Row d'une puissance et d'une intensité réellement incroyable rendant leur musique plus magnifique qu'elle ne l'était déjà avant. Et il suffit de démarrer l'album pour ce rendre compte du travail parfait sur le son. Monkey Business ouvre le bal de manière magistrale en venant nous foutre un véritable poing dans la gueule dès la fin de la courte intro à la guitare clean ! Entraînant, les riffs dantesques sont toujours bien là et que dire de Bach ! Toujours aussi bon ! Skid Row fout une claque magistrale dès le début et qui durera jusqu'à la fin de l'album. Aucun temps mort suite au terrible Slave to the Grind à la basse vrombissante et à The Threat au riff superbe. S'il y a quelque chose que Skid Row a d'unique, c'est son art de pondre des mélodies et des riffs entraînants d'une puissance hors-norme. Si le premier opus proposait déjà des morceaux d'anthologies tels que Youth Gone Wild, Big Guns, Midnight/Tornado,... Alors sur Slave to the Grind, le groupe semble avoir atteint sa quintessence ! Du surpuissant Get the Fuck Out au génial Livin' On a Chain Gang en passant par Psycho Love, cet album se veut un véritable concentré d'hymnes du Hard Rock ! Pas une seule seconde à jeter, d'une rare intensité et d'une émotion rarement atteinte grâce aux vocaux si parfaits de Bach.

Et tant à parler d’émotion, Skid Row nous concocte dans cet album des ballades d’une beauté incroyable que ça soit Quicksand Jesus, In a Darkened Room ou Wasted Time. Cette dernière se voit enjolivé de la plus belle des manières par une guitare 12 cordes qui donne à ce morceau un son et une ambiance fantastique. Mais que dire des solos ? Si ceux de l’album éponyme se voulaient sympathique sans non plus être transcendants, cette fois-ci les gratteux ont réalisé un travail impeccable tel que sur le magnifique In a Darkened Room (cette intro et ce solo...). Et tant qu’à dire du bien de tous le monde, une mention à Bach pour ces cris remplis d’émotions qui malheureusement finiront pas avoir raison de sa voix dans le futur...

Comment définir cet opus autrement que par le mot chef d’œuvre ? Un joyau de Hard Rock se rapprochant beaucoup du Power U.S. de Pantera. Un album d’une grandeur artistique et émotionnel quasi jamais atteinte depuis. La quintessence d’un art, Skid Row offre de par cet œuvre un pur moment de bonheur que jamais le groupe ne saura reproduire par la suite, la faute à un avenir brisé par un album moyen et par des disputes internes qui feront partir Bach et Rob Affuso. Slave to the Grind et l’opus éponyme resteront les ultimes témoignages d’un groupe d’un talent incroyable qui aura réussi à illuminé le Hard Rock de par son talent pendant quelques années...

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samolice - 09 Mars 2013: Merci pour la chronique.

Ca fait toujours autant plaisir de voir que de jeunes fans de métal comme toi apprécient ces oeuvres cultes.
La relève est là les gars, on peut rejoindre la maison de retraite.

PS : juste une petite erreur au début de ton 2eme paragraphe : Slave et no salve to the Grind
megalex1986 - 09 Mars 2013: Merci pour la remarque,c'est corrigé. Sinon merci pour le compliment mais ne partez pas déjà en maison de retraite ! Attendez au moins que j'aie acquis la même connaissance que vous ;-)

C'est marrant, quelqu'un m'a fait presque la même réflexion hier au bar après qu'il aie vu mon T-Shirt des Guns N' Roses. lol
samolice - 09 Mars 2013: Normal, quand on voit ce qui passe à la télé et ce qu'on entend à la radio, ça fait plaisir de constater que nous ne sommes pas seuls :-)
samolice - 27 Avril 2015: Dixit Michael Wagener à propos de l'enregistrement de l'album :

"“Before we went to Florida, we went into a fairly big studio in Jersey and pretty much recorded the whole record. We made a good demo so to speak. The funny thing is, the song ‘Slave to the Grind’ is from that session. It was recorded and mixed in an hour; and that’s what you’re hearing on the record. It was not even remixed. One hour, it was recorded. Everything is live on there.”

Costaud l'ami Bach au chant à l'époque...

Pour ceux que ça intéresse, un interview très intéressant ici :

http://www.dbgeekshow.blogspot.com/2015/01/albums-unleashed-slave-to-grind.html
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