Simulacra

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Nom du groupe Devilish Impressions
Nom de l'album Simulacra
Type Album
Date de parution 21 Mars 2012
Enregistré à Hertz Studio
Membres possèdant cet album23

Tracklist

1. Icaros 04:12
2. Legion of Chaos 03:56
3. Lilith 05:02
4. Fear No Gods! 05:47
5. The Scream of the Lambs 03:55
6. Spiritual Blackout 03:44
7. Vi Veri Vniversum Vivus Vici 04:43
8. The Last Farewell 03:56
9. Solitude 04:17
Bonustracks (Extended Version)
10. Prince of the East
11. Somnambulistic Masquerade
Total playing time 39:32

Chronique @ Matai

17 Mai 2012

Coup de maître pour Devilish Impressions qui impose impérialement son black/death symphonique

C'est sans doute en Pologne qu'on retrouve les formations les plus innovantes et les plus surprenantes en matière de metal extrême, entre le death metal de Behemoth ou de Vader en passant par le black symphonique de Hermh ou de Vesania, pour ne citer qu'eux. Ce pays de l'Europe central reste, sans aucun doute, important et riche dans ce domaine, accueillant depuis bon nombre d'années un panel de formations reconnues, et d'autres montantes, comme Devilish Impressions, par exemple.
Le groupe, formé depuis 2000, n'avait alors que deux albums, prometteurs au niveau des ambiances mais souffrant d'un manque de personnalité et d'une production qui laissait à désirer. Ainsi, les Polonais avaient acquis une petite réputation, sans toutefois élargir leur compétences, vite dominés par des groupes plus hargneux et entreprenants tels les redoutables Vesania ou Luna Ad Noctum.

Toutefois Quazarre, seul membre rescapé de la formation et chanteur chez Asgaard et Crionics, comptait bien remédier à cela en apportant l'inspiration et la puissance nécessaires pour faire vivre Devilish Impressions. Dans la mesure où la scène extrême polonaise est comme une grande famille, le chanteur/guitariste s’octroie les services de musiciens réputés du black et/ou death metal polonais, à savoir le batteur Icanraz (Hermh, Abused Majesty) mais aussi des guests, Jacek Grecki (Lost Soul), Roman Bereznicki (Lecter) et Flumen (Asgaard).

C'est un travail de titan que nous fournit Devilish Impressions, signant chez le nouveau label Icaros Records, obtenant le design de Xaay (Nile, Vader, Necrophagist) et produisant dans plusieurs studios, dont le fameux Hertz Studio. Ils ont de plus passé beaucoup de temps à composer, les premiers enregistrements ayant été effectués en 2010. Ils ont aussi fait renaître leur inspiration, se basant sur les écrits de grands auteurs, devenus leurs icônes (Charles Baudelaire, Oscar Wilde, Lord Byron...).

Dès le morceau d'ouverture « Icaros », on sent l'évolution et on devine ce que va nous apporter Devilish Impressions à travers l'album. La production est soignée, les guitares puissantes, entre riffs typiquement black et d'autres davantage death voire thrashy, accompagnées d'une batterie sans merci, d'orchestrations plus vraies que nature cette fois-ci, et d'une alternance de chant bien effectuée. Dans les précédents opus et le dernier EP de Crionics, Quazarre n'avait, à mon sens, pas vraiment su utiliser son chant clair, souvent médiocre. Or ici, son timbre naturel est une force supplémentaire pour Devilish Impressions, sortant le groupe de la masse, et l'embarquant dans des contrées plus mélancoliques et dramatiques, comme sur le morceau « Lilith ».

Des titres comme « Legion of Chaos » ou « Fear No Gods ! » montrent tout le potentiel du groupe et la marque de fabrique made in Poland, avec ce riffing insistant et sa force de frappe implacable. Même quand le rythme est mid tempo, l'efficacité est garantie, grâce à un chant black hargneux, bien que commun, des orchestrations impériales et grandiloquentes, pas loin de Dimmu Borgir, et des touches industrielles à la Crionics pour relever une certaine atmosphère.

En dépit de l'aspect moderne, décelable dans la qualité du son et dans certains riffs, Devilish Impressions pimente pas mal ses compositions, qui passent comme une lettre à la poste. Peut-être pas assez directe pour terminer dans la cours des groupes black symphoniques les plus brutaux, il ajoute toutefois les éléments nécessaires, riffs ou orchestrations, pour nous faire tenir en haleine, que ce soit le simple « The Last Farewell » aux touches épiques, ou un « Vi Veri Vniversum Vivus Vivi » bien blasté et grandiloquent, dont l'intro inquiétante rappelle celle de « Horns ov Baphomet » de Behemoth.

Les Polonais franchissent un cap important dans leur carrière, renforçant leur black/death symphonique en apportant une énergie nouvelle à un ensemble plus traditionnel en matière de metal extrême polonais. De quoi pimenter la concurrence et perturber leurs compatriotes de chez Vesania ou leurs confrères Norvégiens.

5 Commentaires

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Matai - 17 Mai 2012: Pour la concurrence, je pensais surtout au trio Vesania/Darzamat/Hermh qui ont prouvé que niveau orchestrations, ils étaient bons. Mais par rapport à Darzamat, je pense que Devilish Impressions a quelque chose en plus, et malgré l'ancienneté de leurs confrères, ils semblent tout de même avoir plus d'impact sur la scène en question.



Pour Asgaard, je risque d'en reparler très bientôt....:D
BadaOfBodom - 17 Mai 2012: Disons que Darzamat a une vision plus large du Metal Extrême...

Par ailleurs, quelque chose me dit que la voix de Quazarre va te saouler sur le dernier Asgaard... C'est loin d'être aussi bien géré que sur cet opus de Devilish Impressions...
Matai - 17 Mai 2012: Quazarre m'a aussi envoyé le digi pour la chronique...si c'est une voix à la "Scapegoat" de Crionics, ça risque de ne pas le faire du tout...
BadaOfBodom - 17 Mai 2012: Si tu veux mon avis, ça ne le fera pas. xD
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