Shadows from the Past...

Liste des groupes Black Metal Nehëmah Shadows from the Past...
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17/20
Nom du groupe Nehëmah
Nom de l'album Shadows from the Past...
Type Album
Date de parution Janvier 2003
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album202

Tracklist

Re-Issue in 2009 by Adipocere Records.
1.
 Black Winds Over the Walls of Csejthe
 06:40
2.
 Sonner av den Fimbulvetr
 05:47
3.
 The Thousand Tongues of Medusa
 08:17
4.
 Warlock
 06:59
5.
 Siguitum Sanctum Lycantropia
 07:48
6.
 Shadows from the Past
 03:43
7.
 Selvmord
 08:58
8.
 Drawn in Darkness
 00:41
9.
 Call from the Grave (Bathory Cover)
 04:49

Durée totale : 53:42


Chronique @ valentheris

19 Octobre 2010
Tel un fin courant électrique se propageant à travers la scène Black Metal de l'hexagone et s'étendant jusqu'à ses dernières étincelles dans diverses contrées européennes, "Light of a Dead Star" avait marqué le retour d'un Nehëmah en forme et armé d'une foule d'idées noires en 2002.
Il y a quelques années de cela, pas grand monde n'aurait parié sur un quelconque impact de la part du groupe de Corven avec simplement deux démos sorties en nombres très réduit depuis presque dix ans d'existence, les différents membres s'investissant plutôt dans des formations auxiliaires. Et pourtant, de par sa production et son essence musicale lui conférant un charme indéniable rappelant les débuts de la scène Black scandinave et un potentiel certain dans les compositions, la seconde sortie du groupe était relativement surveillée par les amateurs du genre et centre d'intérêt majeur de bon nombres de nostalgiques de la vieille époque pour qui Nehëmah était une sorte de réminiscence contemporaine.

De la même manière que son prédécesseur, "Shadows from the Past..." voit le jour par le biais de Oaken Shield et est distribué par Adipocere, en revanche ce n'est plus L.Tournier qui s'est occupé de la production si caractéristique du premier opus, mais Mathrien (guitariste au sein de Himinbjorg) conférant ainsi une démarcation avec l'opus précédent et en dépit d'une certaine similarité avec son prédécesseur celle-ci n'est pas la seule.
Dès le lugubre départ de "Black Winds Over The Walls Of Csejthe" arborant des cris de corbeaux, animal qui semble être le totem de Corven, développant une ambiance nocturne et forestière précédant le déferlement des guitares grésillantes évoluant sur un riffing toujours aussi hypnotique et le tempo plus modéré que précédemment de la batterie, mais toujours aussi efficace, Dargon semblant avoir gagné en maîtrise, l'auditeur est sûr d'une chose: il est bien en présence du successeur de "Light of a Dead Star". Pourtant, dire que ce second full-lenght est un LOADS-bis ne serait pas rendre un réel hommage à ce nouvel avatar de ténèbres.

En effet, si des passages en longueur se faisaient sentir sur la première sortie ils sont toujours de mise ici, toutefois en incluant un peu plus de diversité et de changement de rythme au fil des titres, eux-même plus dynamiques et n'envoûtant pas l'auditeur juste par un enveloppement de notes éthérées et difficilement discernables et une ambiance de tourment indescriptible, mais par des riffs prenant de suite aux tripes et des breaks plus travaillés comme en témoigne "The Thousand Tongues Of Medusa" et son break centrale développant une mélodie montant crescendo et qui se laisse écouter sans difficulté malgré sa durée. Il faut également relever la différence de production comme je vous le disais plus haut: la batterie est un peu moins puissante, se fondant plus dans le décor tout en gardant une très bonne présence ainsi qu'une prestance qui ne l'est pas moins comme sur "Warlock (From A Blazing Coal)", titre plus groovy que d'habitude, très prenant où Dargon enchaîne différents rythmes avec aisance sans entrer dans le blast à outrance. La basse est également plus imposante. Là où elle disposait de moment précis pour s'exprimer à son aise sur le premier opus comme le final de "In October Nightshades", là on peut l'entendre presque en permanence ce qui, ne nous le cachons pas, est un plus dans le Black Metal "pur" comme celui-ci.
La voix de Corven a également évoluée, bien qu'elle demeure toujours égale à elle-même en distillant chacun de ses lyriques occultes (présents dans le livret cette fois) d'un timbre éraillé collant parfaitement à l'ambiance et aux compositions elles-même. "Siguilum Sanctum Lycanthropia" nous le prouvera d'ailleurs lors de son interlude où le chanteur déchaîne ses capacités vocales dans de longs croassements mêlant douleur et haine à la perfection.

En parlant de Corven, rappelons-nous que celui-ci est le principal compositeur depuis les débuts du groupe, d'ailleurs les titres présents ici ont été écrit entre 1992 et 2002, et que si selon ses dires, le seul Black Metal qu'il écoute est celui des débuts de la scène norvégienne et suédoise et bien cela se ressent pleinement. Outre cette atmosphère et cette sonorité qui n'est pas sans rappeler un certain "A Blaze In The Northern Sky", album peu connu et sans aucune prétention s'il en est, des titres sont même composés selon ces codes en accentuant le côté froid et macabres des guitares et avec des paroles entièrement écrites et chantées en Norvegien. "Sonner Av den Fimbulvetr" en est le parfait témoin, Corven le citant même comme un hommage à la scène norvégienne des débuts et un titre comme "Selvmord" qui n'est pas sans rappeler lui aussi les Darkthrone du début dans son âme n'est pas innocent non plus. À noter qu'après une série de plage situées après le titre final une reprise de l'inimitable "Call From the Grave" de Bathory fait son apparition tel un salut final de grande envergure pour un album de qualité, la magie de Quorthon opérant toujours à travers sa musique, même lorsque celle-ci est reprise.

En somme, si "Shadows from the Past" n'innove pas réellement vis-à-vis de son prédécesseur, il n'en demeure pas moins une suite tout à fait valable, la flamme de Nehëmah brulant toujours du même feu et même avec une intensité un peu accrue. Et en dépit du rapprochement volontaire et bien opéré vers la scène norvégienne, le groupe n'en perd pas sa "pâte" et arrive à satisfaire une nouvelle fois tous ceux ayant apprécié leur première offrande. Il ne tient qu'à chacun de décider quel est son favoris, la prise de risque et l'innovation étant réservées à leur troisième album.

"Mortuus non credite illud quin latet aeterno.
Quun per saecula mira mors etiam pereat"

Val'.

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valentheris - 30 Août 2016: Des menaces ? J'ai même pas commencé les insultes...Putain ils sont fragiles les gens aujourd'hui...mais tu peux respirer et sortir de sous ta couette, tout va bien je m'énerve que dans la vraie vie et dans ces moments là j'agis, je ne menace pas, on a pas tous la chance d'avoir une gueule aussi grande que la tienne et je garde ma répartie pour ceux qui peuvent suivre, toi tu as du mal avec tes propres phrases.
Bon je t'avais laissé une chance de parler normalement, maintenant va te faire enculer. Haha le gars il arrive comme un cador avec ses grands airs et ses oreilles pleines de merde et il se mets en PLS tout seul. Schyzodomite.
Goatphoenix - 30 Août 2016: Tu l'as traumatisé, il a supprimé son compte. Un de moins.
Antonin_Martin - 19 Juillet 2017: Valentheris : j'ai connu par le passé ce type qui vient l'ouvrir juste pour se plaindre sans arguments et qui, à mon avis, n'a pas compris un traître mot de ta chro. Bon, en même temps, le mec distribuait des 18 et des 19 à tout bouts de champs donc forcément 14/20 pour lui c'est le pire album de tout les temps. Bien content que tu l'ai remballé, il passait son temps à insulter les membres du site et c'est une bonne chose qu'il ait enfin fermé sa grande gueule et par la même occas' supprimé son compte. Sinon, très bonne chronique et je suis parfaitement de ton avis. A 100 % pour Nehemah mais aussi pour pas mal d'autres albums, ayant lu un bon nombre de tes chros. Au plaisir et bonne continuation.
Darksaucisse - 13 Mai 2019:

Tiens juste pour la petite info, L. Tournier et Mathrien sont en fait la même personne, d'où la similarité de la production.

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Commentaire @ Black_Requiem

01 Janvier 2004
Grand défenseur du plus pur True Black Metal, le groupe français Nehëmah se retrouve comme l’un des plus sérieux concurrent de la scène norvégienne. Grande révélation Black de l’année 2001 avec l’album Light of a Dead Star, Nehëmah impressionne encore avec le sombre, malsain et terrible Shadows from the Past.

Il faut cependant savoir que Nehëmah est un groupe très renfermé qui daigne bien accorder quelques interviews de temps à autre et qui, ô miracle, a effectué un From The Past Tour qui aura été la cause du départ de Nocturnus (guitariste) entre les 2 albums. Plus variés et moins rapides, voici ce qui caractérise le mieux les morceaux de ce Shadows from the Past. En fait, cet album est la conclusion de la démo de 1995, Light of a Dead Star, et les titres (4 au total) enregistrés entre 1998 et 1999 ont été additionnés aux morceaux restants. Et si la vitesse a diminué entre les 2 albums, c’est dû au fait que la haine de Corven (chanteur, bassiste et parolier) a diminué aussi au fil des années, laissant place à la mélancolie et au désespoir. Maintenant, les claviers ont plus un rôle d’ambiance (ils ont presque disparu par rapport à Light of a Dead Star) et ceci pour éviter de charger inutilement les morceaux déjà remplis d’émotions et de sentiments. Sur cet album sont développés plusieurs thèmes très différents les uns des autres : on retrouve un hommage à la scène scandinave des années 90 avec ‘‘Sonner Av Den Fimbulvetr’’, la tragédie de Méduse (une des 3 Gorgones pour ceux qui s’intéressent à la mythologie grecque) avec le morceau ‘‘The Thousand Tongues Of Medusa’’ ou encore de la lycanthropie avec ‘‘Siguilum Sanctum Lycantropia’’.

Guidé ainsi par l’esprit du corbeau, le groupe s’envole donc vers l’infini qui lui permettra d’asseoir sa domination dans le milieu du True Black Metal, chose que je souhaite à ce groupe qui prépare dores et déjà un successeur à ce sublime Shadows from the Past.

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LuneNoire - 29 Août 2009: Le meilleur album des frenchy de Nehëmah par mon humble avis. Une voix sinistre, des instruments démoniaques suivit par des compositions entrainantes, de quoi chier un bon balbuzar en l'écoutant. 18/20
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Commentaire @ Necroreaper

01 Octobre 2003
Nehëmah, grâce à ce nouvel album, revient encore plus au origine du black métal c'est à dire fin 80 début 90.
En effet , ils ont su retranscrire toute la noirceur du true black de cette glorieuse époque. Musicalement, les morceaux sont sombres et malsains avec une production true black. Les guitares sont sombres et la batterie est réglée au mid-tempo la plupart du temps mais les blasts ne sont pas en reste non plus. La voix de Corven est déchiré et ce mèle bien à l'ensemble. On peut noter la disparition de la batterie au profit d'une basse très présente sur le titre "Shadows from the Past". Nous pouvons trouver aussi une reprise de bathory , titre 33. Textuellement , Corven parle de déesses anciennes , de prétresses guérières , etc...
Tous ceux qui supportent, comme moi, le black métal dans sa forme la plus sombre seront comblés avec ce CD.

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Commentaire @ Gothmog

01 Novembre 2003
Nehëmah, groupe français de true black, avec un son "true", des riffs "true", une voix "true",... bref du true de chez true, mais pas pour autant lassant au possible comme pas mal de nouveaux groupes (Nehëmah existant en plus depuis plus de 10 ans)... cet album est donc de bonne facture, pas mal ambient (on voit les influences de "grands" tels que darkthrone ou burzum), du true black certes mais avec quand même une touche d'originalité, un coté presque épique pas moments, ou bien des morceaux bien désespérés (le magnifique "Shadows from the Past", sans batterie s'il vous plaît)... à noter, un bonus au 33ème titre (en plus je viens d'apprendre qu'il s'agit d'une reprise de bathory). morceau recommandé : Shadows from the Past.

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Commentaire @ leatherboy

02 Juillet 2008
Il est parfois des albums, qui mine de rien, sans publicité tapageuse, sans mise en avant intempestive arrive à nous faire dire qu'il est peut être bon d'être vivant. Il aurait en effet été dommage de ne pas pouvoir se repaitre de ce disque de pur true black metal. Le fait que Nehemah soit français n'a strictement aucune importance, cet album est monstrueux d'un bon à l'autre.
C'est un hommage non dissimulé à la scène scandinave du début des années '90, comme en témoigne le morceau "Sonner av den fimbulvetr". Poussant la démarche jusqu'au bout, il était normal de reprendre un hymne de ces années maudites, et quel meilleur choix que "Call From The Grave", du regretté Quorthon ?
Si techniquement parlant cet album n'atteind pas des sommets, il a au moins le mérite d'être vrai, honnête et sincère.

Nehemah prouve avec ce disque, que l'on peut ne pas être norvégien, mais pratiquer un black metal de premier ordre. A écouter également le premier album "Light of a Dead Star".

A conseiller à n'importe quel fan de True Black.

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