Sephirots

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13/20
Nom du groupe Rain (CH)
Nom de l'album Sephirots
Type Album
Date de parution 1999
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1. Crystallines Formations
2. Sephiroths
3. Yggdrasil
4. Blotzheim
5. Sunken Dreams
6. Frozen Rain
7. Seventh Seal

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Rain (CH)


Chronique @ Matai

20 Fevrier 2010
Voici le tout premier album des Suisses de Rain, Sephiroths, prenant pour concept le mythe de la Création, vue notamment dans la religion juive…mythe représenté par un arbre de vie…d’où la pochette : un arbre rouge resplendissant de mille feux.
Outre ce concept des plus sympathiques, il faut noter que le groupe a toujours été comparé à leurs aînés Suisse de Samael, surtout avec leur album « Passage », et comme par hasard, la sortie de « Sephiroths » est annoncée quelques mois après celle d’ « Eternal » de Samael
Coïncidence ou non, Rain ne s’est jamais caché de s’inspirer de leurs confrères, en leur piquant par exemple les jeux de claviers et la modulation de la voix…

Ceci étant, attelons-nous sur « Sephiroths ». Que trouver de particulier, d’original ? Que devons-nous réellement retenir de cet album ? Disons, pas mal de défauts.
Il faut l’admettre, malgré une idée de base assez bonne, le tout reste un peu fade, notamment par des instruments qui ont du mal à s’imbriquer les uns dans les autres. Au cœur de leur metal gothic/electro à tendance black voire symphonique, le tout reste peu homogène. Chaque instrument est de son côté et on sent peu d’alchimie. La voix est peu assurée, même si le mélange de growl et de chant clair ou même murmuré est intéressant. Les guitares sont peu techniques et linéaires, sauf pour les quelques solos, relevant un peu le niveau…la batterie, sorte de boîte à rythme, adepte de la double pédale, s’emboîte pas trop mal avec le reste…quant aux claviers, leur lignes se ressemblent beaucoup trop à mon goût au fil de ces sept titres.

Le titre introducteur et instrumental « Crystalline Formations » peut lasser par le fait qu’il n’y ait aucune progression et que les notes au piano soient les même du début à la fin (les fonctions des claviers changeant seulement les ambiances). Si l’album peut ennuyer l’auditeur par son manque cruel de dynamisme et d’harmonies accrocheuses, nous donnant parfois une impression de déjà-vu (disons, déjà-entendu !) « Blotzheim » remonte le niveau par son accélération digne de ce nom et son ambiance on ne peut plus black : batterie tonitruante, puissance des claviers, chant crié, mais guitares…un poil effacées.

Malgré le fait que l’album ne se veuille pas très concluant au fil des titres, il faut attendre le dernier morceau « Seventh Seal » pour vraiment avoir une chanson digne de ce nom, bien organisée, bien orchestrée, bien foutue, bref, du tout bon, fonctionnant comme un réel contre exemple. Les claviers apportent une ambiance bien dark sympho dès l’intro et continuent leurs offensives dans les différentes parties du titre, variant leur fonctions ; la batterie bien bourrine est accompagnée de guitares bien rentre dedans, envoyant la sauce pendant les refrains, et ne perdant par leur agressivité pendant les couplets. Le chant lui, se veut extrêmement particulier et incisif dans les refrains : une superposition de voix, l’une en growl, l’autre saturée. « Seventh Seal » est LE titre de l’album par son côté apocalyptique, et s’annonce comme étant le fil conducteur des futurs albums de Rain.

Du haut de ses trente deux minutes, je ne pense pas que l’auditeur soit réellement conquis, surtout s’il faut attendre le dernier titre pour entendre quelque chose d’original. Malgré tout, ce n’est qu’un premier album, et le premier rouage dans un engrenage. La machine enclenchée, Rain nous aura sortie de très bons albums plus matures, dont « Starlight Extinction », leur bijou. En conséquence, ne vous faîtes pas une idée du groupe rien qu’avec cet album, ce serait bien dommage.

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