Rush of Death

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15/20
Nom du groupe Almanac (GER)
Nom de l'album Rush of Death
Type Album
Date de parution 06 Mars 2020
Labels Nuclear Blast
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album17

Tracklist

CD
1.
 Predator
 04:48
2.
 Rush of Death
 06:31
3.
 Let the Show Begin
 01:18
4.
 Soiled Existence
 05:18
5.
 Bought and Sold
 05:02
6.
 The Human Essence
 01:08
7.
 Satisfied
 07:32
8.
 Blink of an Eye
 04:49
9.
 Can't Hold Me Back
 04:46
10.
 Like a Machine
 05:52

Durée totale : 47:04



DVD
1.
 Suite Lingua Mortis (Part 1: Mortituri te Salutant) (Rage Cover)
 
2.
 Suite Lingua Mortis (Part 2: Prelude of Souls) (Rage Cover)
 
3.
 Suite Lingua Mortis (Part 3: Innocent) (Rage Cover)
 
4.
 Hands Are Tied
 
5.
 Children of the Sacred Path
 
6.
 Down (Rage Cover)
 
7.
 Empty Hollow (Part 1: Empty Hollow) (Rage Cover)
 
8.
 Hail to the King
 
9.
 Soundchaser (Rage Cover)
 
10.
 Self-Blinded Eyes
 
11.
 Suite Lingua Mortis (Part 3: Innocent) (Rage Cover)
 
12.
 Self-Blinded Eyes
 
13.
 Hands Are Tied
 
14.
 No More Shadows
 
15.
 Soundchaser (Rage Cover)
 
16.
 Documentary: Live in Czech Republic / Plzen at Metalfest Open Air, June 2nd, 2019
 

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Almanac (GER)


Chronique @ Eternalis

16 Mars 2020

Victor est un monstre et le prouve encore. Descendez dans l’arène, les jeux vous attendent ... "Let the Show Begin ..."

Depuis son départ de Rage, on ne peut pas dire que Victor Smolski à chômer. L’homme aux multiples vies, qui a connu le succès en Russie, qui possède une formation de chef d’orchestre et remporté plus d’une quinzaine de courses automobiles en solo ou avec copilote, est plus connu dans notre microcosme pour sa participation fructueuse avec Peavy Wagner chez Rage. Il est l’homme qui, si le bassiste chanteur originel s’en défend désormais (après l’avoir porté aux nues pendant plusieurs années) lui a permis de retrouver une certaine grandeur, de proposer une emphase symphonique unique (la suite "Lingua Mortis" de "Speak of the Dead", la pièce symphonique sur "Strings in a Web" et surtout l’immense "LMO" qui fut le chant de cygne du germanico-russe avec le trio). Depuis, le guitariste virtuose a fondé Almanac qui a connu un succès plus important que le principal intéressé ne pouvait imaginer, avec deux opus en deux ans, les excellents et historiques (thématiquement parlant) "Tsar" et "Regicide".

Malheureusement, comme c’est si souvent le cas lorsqu’un line up regroupe des membres de plusieurs formations, les emplois du temps des uns et des autres, couplés au boulot quotidien, provoque des splits et ce fut le cas ici. Sans animosité aucune, les deux chanteurs décidèrent de quitter le navire et il est peu dire que remplacer Andy B Franck (Brainstorm, Symforce) et David Readman (Pink Cream 69) est un casse-tête. Déjà car ils sont d’excellents vocalistes et frontman mais aussi car leurs timbres de voix formaient une couleur en parfaite adéquation et que les lignes de chants couplées étaient d’une complémentarité recherchée par Victor, lui qui avouait s’ennuyer avec Peavy au chant car ce dernier était trop limité techniquement. C’est finalement vers un inconnu que se penche Victor dans un premier temps, habitué aux tributes band, en la personne de Patrick Sühl. Il sera accompagné de Frank Beck, lui qui depuis qu’il a rejoint Gamma Ray n’a encore rien enregistré avec le groupe. Jeanette Marchewka est toujours de l’aventure et il faudra compter avec quelques interventions de growl faites par Marcel Junker. Vous savez tout...et "Rush of Death" se présente à nous !

La première différence, avant musicale, est clairement visuelle. Alors que les deux précédents artworks étaient ancrés dans une esthétique historique, c’est une pochette très moderne, assez kitsch, que nous propose Almanac avec ses voitures qui semblent prendre vie en monstre à la Transformers. Après explication du cerveau hyperactif Smolski, il faut y voir un parallèle historique entre les gladiateurs de l’époque, concept du disque, et les joutes modernes, les textes évoquant de façon métaphoriques ces combattants d’une époque certes révolue mais s’exprimant dans des jeux que nous ne sommes pas loin parfois de reproduire pour endormir les masses. A cela s’ajoute la passion dévorante de l’automobile chez le guitariste et nous voilà avec un disque qui parvient à regrouper l’ensemble des hobbies de l’homme en une création.
Musicalement, "Rush of Death" se veut bien plus heavy que ses deux prédécesseurs, très riches en arrangements et en mélodie, notamment "Regicide" qui avait mis le niveau très haut dans le domaine, sans jamais se piéger dans la surenchère symphonique, Victor sachant y faire pour ne pas se laisser écraser par le poids d’un orchestre qu’il avait lui-même en partie dirigé (ou du moins donné les directives). Au contraire, probablement pour coller au concept plus moderne, les compositions sont plus épurées et directes et on ressent également toute la dimension live de la musique puisque Almanac a intensément tourné ces dernières années.

C’est donc sur un sample de moteur que démarre l’album avec "Predator", accompagné d’un gros riff heavy qui s’accompagnera comme d’habitudes d’acrobaties dont seul Victor a le secret. Le refrain est fédérateur, le solo énorme et la partie rythmique affolante et techniquement très aboutie. Là où il faut un grand nombre d’écoutes avant de se faire un avis définitif (qui de plus se veut de plus en plus positif avec le temps), c’est forcément au niveau vocal. Il est clair qu’Almanac a perdu une singularité et, sans faire offense à l’excellent travail réalisé par les deux chanteurs, ils ne sont pas leurs prédécesseurs et leurs voix souffrent d’un manque cruel de personnalité, de vibe et enferment, dans un premier temps, le groupe dans une sensation de plus grande conformité. Plus que la performance pure, c’est clairement la comparaison avec Readman et Frank qui est difficile et c’est également la raison pour laquelle, avec le nombre d’écoutes, le sentiment s’efface au fur et à mesure que nous apprenons à connaitre ces voix, plus rauque et éraillée pour celle de Beck et un peu plus aigu criarde pour Sühl. Jeanette, elle, comme précédemment, double souvent les refrains mais n’a que peu de passages solos, ce qui est d’ailleurs dommageable car elle apporterait une variété supplémentaire.

Néanmoins, réduire "Rush of Death" à un opus plus heavy serait réducteur puisqu’il contient la suite de "Lingua Mortis", en son centre, avec le retour d’éléments symphoniques mais, là encore, dans une certaine mesure. Désireux de ne pas sonner pompeux, le mix laisse constamment en avant l’instrumentation metal et réduit l’orchestre aux arrangements, ce qui est totalement volontaire et pourra être regretter par certains (puisqu’on l’entend vraiment très peu). "Soiled Existence" débute l’aventure avec quelques growls bien sombres et des arrangements rappelant beaucoup Rage. Le riff est lourd, heavy mais très aéré afin de laisser beaucoup de places à tous les chanteurs qui passeront tour à tour sur la composition. Le refrain est très mélodique, presque grandiose, tout comme le solo de Victor, assez impressionnant par sa technicité sans jamais qu’il sonne prétentieux ou comme du pur shred. "Bought and Sold" s’ouvre sur une caisse claire sonnant comme un appel aux armes bientôt accompagné d’un riff surpuissant pour tout écraser sur son passage (l’influence du live sur un tel passage, quasiment thrash, est évidente). Le break dégage une grosse lourdeur, insufflé par les vocaux chantés par les trois vocalistes en même temps, propulsant le solo de guitare toujours aussi impressionnant. Quant à "Satisfied" ("The Human Essence" étant un intermède symphonique), il clôture cette "Lingua Mortis" (hommage au père du guitariste, décédé en 2017, avec qui il avait collaboré pour Rage) du haut de ses 7 minutes sur un riff très syncopé blindé d’une distorsion étrange insufflant une aura originale au morceau. Le refrain donne de l’espace à l’orchestre symphonique ainsi qu’aux chœurs, avant que le riff ne revienne tout démolir accompagné d’une double pédale rageuse.
En dehors de cette moitié d’album, on retiendra deux bombes : à savoir "Blink of an Eye" et le titre éponyme. Le premier s’ouvre sur un riff une fois de plus monstrueux (et toujours cette distorsion bienvenue), évolue vers un refrain taillé pour le live et des couplets qui sont pensés pour briser des nuques. Le morceau se permet même la fantaisie de terminer sur des mesures tribales où les toms sont à l’honneur du plus bel effet. Le titre éponyme lui commence sur un joli solo de basse, accompagné d’une mélodie au tapping lumineuse très hard rock dans l’esprit. Le tempo s’accélère avant un riff syncopé rentre dedans, qui s’alternera constamment avec des passages en clean. Un morceau dynamique qui laisse encore beaucoup de places au chant. Et il faut dire qu’une fois que l’on s’est habitué aux nouveaux chanteurs, il est impossible de ne pas leur tirer notre chapeau pour la performance, même si l’envie d’imaginer ce que cela aurait pu donner avec leur prédécesseur est tentante.

"Rush of Death" est un condensé du talent de Victor Smolski, seul maitre à bord du navire Almanac dont il dirige un peu près tous les aspects, qu’ils soient musicaux, esthétiques, thématiques ou d’enregistrement. Désireux désormais de s’amuser, de composer et jouer ce qui lui plait sans pression extérieure, tout en cherchant de nouvelles combinaisons, ce troisième opus est donc un disque écrit avec la volonté de rallier tous ses plaisirs dans l’espoir que l’auditeur ressentira les mêmes. Et même s’il écrit dans "Like a Machine" « Like a Machine, you follow the routine », il cherche justement à casser les habitudes afin de proposer un rendu plus proche du live que jamais. Le fan des travaux de Rage avec lui ou des deux premiers Almanac ne sera pas totalement perdu, sa touche technique et son incroyable virtuosité se reconnait aisément. Victor est un monstre et le prouve encore. Descendez dans l’arène, les jeux vous attendent ... « Let the Show Begin ... » !


2 Commentaires

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pielafo - 17 Mars 2020:

Ba pourtant les extraits donnaient pas envie DU TOUT. J'irai quand meme écouter. 

zuluwhite - 17 Mars 2020:

Pour moi vraiment un ton en dessous du précédent mais je reconnais qu'il ne tombe pas dans la facilité et propose des univers assez différents d'un album à l'autre. Je n'aime pas le nouveau chanteur également

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