Reflections of the I

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17/20
Nom du groupe Winds (NOR)
Nom de l'album Reflections of the I
Type Album
Date de parution Mai 2002
Style MusicalMetal Atmosphérique
Membres possèdant cet album52

Tracklist

1. Clarity
2. Realization
3. Of Divine Nature
4. Transition
5. Passion's Quest
6. Reason's Desire
7. Premonition
8. Remnants of Beauty
9. Existence
10. Continuance
11. Predominance

Chronique @ Fabien

10 Novembre 2009
Immortalisé entre 1999 et 2000 et paru l’année suivante, le mini album Of Entity and Mind avait directement propulsé Winds en haut des plus hautes marches de la scène dark progressive norvégienne, aux côtés de son homonyme Arcturus, grâce à une richesse musicale, une puissance émotionnelle et une somptuosité extraordinaires.

Evoluant désormais sous forme de quatuor, l’ancien sextet mené par le pianiste compositeur Andy Winter réinvestit les studios Toproom en mars 2001, sous la houlette de Borge Finstad, pour les sessions de Reflections of the I. Son premier full length sort ainsi en mai de l'année suivante chez le remarquable label italien Avantgarde Music, déjà à l’origine de la parution du mini-LP. Autour du pianiste, pilier de la formation, on retrouve ainsi l’imparable batteur Jan Axel Von Blomberg (Mayhem, Arcturus), le guitariste Carl August Tidermann (Ex-Arcturus), ainsi que le chanteur Lars Eric Si (Khold) se chargeant cette fois des lignes de basse.

Inspiré par de nombreux maîtres en musique classique, adressant d’ailleurs un hommage au compositeur russe Sergueï Rachmaninoff sur le court instrumental Predominance, Andy Winter bâtit l’ossature de ses morceaux autour de lignes de piano mélancoliques et majestueuses, à la manière de Sverd Johnsson au sein d’Arcturus. La batterie et les guitares de Jan Axel et Carl August apportent enfin la dimension métallique à l’ouvrage, livrant des jeux d’une finesse et d’un talent rares, à l’image des nombreux contretemps du batteur ou des soli éclatants du guitariste sur les mémorables Realization, Passion Quest ou Reason’s Desire.

Andy Winter s’entoure parallèlement d’un quatuor à cordes (violons, alto, violoncelle), qui apporte une dimension supplémentaire aux morceaux, donnant parallèlement à l’ensemble ses ambiances feutrées si particulières. Les passages métalliques intenses cèdent ainsi régulièrement la place à des moments d’accalmie envoûtants, notamment sur les interludes Transition et Premonition, conférant toute la nuance et la profondeur de Reflections of the I.

Malgré tout, Winds ne parvient pas à récréer pleinement la magie de son fantastique mini-LP Of Entity and Mind, osmose entre pureté et mélancolie. Le chant suave de Lars Eric, couplé aux vocaux narratifs de Drajevolitch, ne contiennent cette fois pas la même intensité, semblant parfois même en décalage avec les parties instrumentales des interprètes.

Diffusant des atmosphères plus éthérées que l’invincible The Sham Mirrors d’Arcturus paru dans le même laps de temps, Reflections of the I confirme indéniablement la position de Winds parmi les leaders de la scène metal atmosphérique norvégienne, en cette année 2002. D’une intensité émotionnelle certes moindre en regard de son prédécesseur, l’album charme par sa douceur et sa légèreté, ses ambiances intimes et ses touches néoclassique délicieuses, montrant une fois encore toute le talent de son leader et la virtuosité de ses musiciens.

Fabien.

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BEERGRINDER - 10 Novembre 2009: Ha ha ha! Cette chronique me parle mieux.

Sans en être un inconditionnel, j'aime assez cette scène Prog / Dark / Post Black, j'ai malgré tout peur que ce disque ne sonne pas assez Metal pour moi. Ai-je raison de douter?
Fabien - 10 Novembre 2009: Si tu apprécies déjà des formations norvégiennes telles qu'Arcturus, Ved Buens Ende ou Fleurety, Winds ne peut que te plaire. Le groupe groupe d'Andy Winter ne possède en revanche aucun élement black dans ses compositions, et propose une musique plus soft et plus feutrée que ses homonymes précités.

Pour te faire une idée plus précise, récupère dans tes étagères le sampler n°21 de Metallian. Tu (re)découvriras le titre le plus magique de la formation.

Fabien.
BEERGRINDER - 11 Novembre 2009: Sampler retrouvé.

Bon, j'ai peur que les ambiances de Winds ne soient pas pour moi, trop gay (humour).
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Commentaire @ Porcane

10 Novembre 2009
Voilà un album très agréable à écouter. Léger par moments, lourd au niveau émotions à d'autres. La technique des musiciens de cet album est vraiment étonnante.

Le premier morceau qui m'avait séduit était "Remnants of Beauty" et par la suite tout l'album. Je pense que le moment d'émotion maximale se situe au niveau de "Passion Quest" où batterie et guitare parfaitement coordonnées niveau tempo s'envolent à une vitesse impressionnante pour laisser place à une monologue de soli puis pour retomber dans les bras du quatuor classique.

La seule ombre au tableau serait cette voix parlée à la fin de ce morceau, par exemple. En effet, je suis très attaché à la musique en elle-même et je trouve incongru cette volonté de forcer à avoir une voix parlée.

Pour l'instant, je pense que c'est "l'album" du groupe à posséder.

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valentheris - 10 Novembre 2009: La mini chronique de Gothmog est plus longue....
 
Porcane - 10 Novembre 2009: c'était ma première et je ne savais pas comment la modifier pour la rendre plus consistante... (la remarque m'a été faite avant la parution...)
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Commentaire @ Gothmog

13 Janvier 2009
Avec des gros black metalleux tel hellhammer, on pouvait s'attendre à un groupe de bourrins... Et bien non, Winds est (à mon avis) un des excellents groupes de metal les plus abordables de nos jours... Et il est vrai que peu de groupes arrivent à écrire de telles partitions classiques avec un tel niveau technique du point de vue de tous les instruments.

Voilà un groupe qui peut réclamer faire du metal "classique" (pas symphonique car ils jouent avec un quatuor à cordes) contrairement à des groupes qui mettent 3 notes de synthé et prétendent avoir fait l'album sympho du siècle... En plus, le niveau technique des musiciens est assez élevé sans qu'il s'agisse pour autant d'un déballage de technique sans intérêt...

Un excellent album donc, bien dépressif en plus (encore ! oui j'aime ça, pourquoi ?) qui vaut vraiment le détour...

Morceau recommandé : tous !

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