Redimus

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15/20
Nom du groupe Hecate Enthroned
Nom de l'album Redimus
Type Album
Date de parution 03 Mai 2004
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album38

Tracklist

1.
 Intro
 01:08
2.
 Soil of Sin
 02:58
3.
 Headhunter
 04:20
4.
 No One Hears
 03:31
5.
 The Face of Betrayal
 04:03
6.
 As Fire
 05:01
7.
 The Shining Delight
 02:25
8.
 An Eternal Belief (I Am Born Pt. III)
 04:38
9.
 Morbeea
 04:00
10.
 Redimus
 05:15
11.
 Choose Misanthropy
 04:43
12.
 Overriding Imagination
 03:55

Durée totale : 45:57


Chronique @ sarcophagus

22 Décembre 2011

Redimus semble avoir enterré Hecate Enthroned définitivement

Tous les fans de Cradle Of Filth ont plus ou moins entendu parler d’Hecate Enthroned. Tout le monde se souvient qu’en 1997 ce groupe a sorti le terrible The Slaughter of Innocence, a Requiem for the Mighty, puis après c’est la dégringolade. Un an après Hecate Enthroned revient avec Dark Requiems... and Unsilent Massacre. Un album pas au même niveau que son prédécesseur (d’un côté il était difficile de faire mieux) mais qui avait un certain intérêt. Encore un an après le groupe sort un nouvel album intitulé Kings of Chaos et là la chute commence. Cet album n’est pas mauvais mais avec les pointures du genre comme Cradle Of Filth qui a sorti Cruelty And The Beast un an avant et Dimmu Borgir qui sort Spiritual Black Dimensions la même année, il est difficile de sortir de cette masse.

Pour enfin entendre le successeur de Kings of Chaos, il faut attendre 5 ans. Entre temps Emperor a sortit Prometheus - The Discipline of Fire and Demise avant de se séparer, Cradle Of Filth a sorti Midian, Damnation And A Day et Nymphetaimne alors que Dimmu Borgir est toujours en train de gagner en popularité avec Puritanical Euphoric Misanthropia et Death Cult Armageddon. Tout ça pour dire que pour percer il faut frapper fort. Malgré tout Hecate Enthroned sort Redimus en 2004 et même s’il reste dans l’ombre de ces groupes, beaucoup de personnes ont attendu cet album.

Déjà un des points positifs de Redimus (et même des albums précédents) c’est que sa production est suffisamment crade sans être affreuse. On a l’impression de replonger dans les débuts du Black Symphonique. Le chant est certainement le point fort de cet album. On ne peut pas nier que le chant se rapproche de celui de Dani Filth mais on voit largement que Dean Seddon a largement moins de mal à aller dans les aigus que notre compère de Cradle Of Filth.

L’album commence sur une petite introduction qui au passage ne sert strictement à rien à part ne pas faire rentrer l’album directement dans la tronche de l’auditeur. Dès l’introduction je suis blasé et je me dis que cet album va être pénible et que je vais me faire chier pendant 45 minutes. Le second morceau finit par me faire décoller de mon siège. Soil Of Sin est vraiment un bon morceau et correspond totalement à l’image d’Hecate Enthroned. Tous les ingrédients sont là. Le chant est impeccable, les riffs de guitares sont tranchants et la batterie blaste tranquillement pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Les claviers sont hyper bien placés. Les montées du début et de la fin du morceau sont énormes.

Et tout d’un coup l’album perd énormément en intensité. On tombe sur du déjà-vu mais surtout sur de la musique plate et sans émotion. Headhunter et No One Hears sont sans saveur. On se fait chier au plus haut point (ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé). Les claviers qui faisaient la force d’Hecate Enthroned sur The Slaughter of Innocence, a Requiem for the Mighty deviennent sa principale faiblesse. A part sur quelques morceaux, les claviers ne font juste que suivre les guitares et ne procurent aucune émotion. Le problème majeur de Redimus c’est que l’on retrouve la même recette que sur les anciens albums mais en moins bon. Certaines personnes peuvent dire que le groupe joue plus la carte de la sécurité mais dans ce cas-là il faut la jouer correctement sinon c’est un massacre.

Bon il y a quand même de bonnes choses dans Redimus, ça je ne pas le négliger, mais au milieu de cet ennui, ça n'a pas été facile de trouver les bons morceaux. Après plusieurs écoutes, The Face Of Betrayal, An Eternal Belief, Soil Of Sin et Morbea sont les plus grandes surprises de cet album. The Face Of Betrayal, An Eternal Belief et Soil Of Sin sont des concentrés de violence à l’état pur. Ça blaste, ça crie correctement et là on ne s’ennuie pas. Morbea est vraiment étrange comme morceau. A part l’introduction de As Fire et ce morceau, il n’y a pas de parties acoustiques sur l’album.

Au départ je ne pensais pas que j’allais m’ennuyer autant à l’écoute de cet album (même si l’introduction m’avais plus ou moins mis la puce à l’oreille). Le problème de Redimus c’est qu’il est sans saveur et sans émotion. C’est fade du début à la fin à part les quelques morceaux que j’ai cités plus haut. Les 5 ans d’absence d’Hecate Enthoned n’ont pas suffi pour revenir sur le droit chemin et Redimus semble avoir enterré le groupe définitivement.

1 Commentaire

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abysmael - 23 Décembre 2011: Heureusement que je ne me suis pas arrêté à la note.
En effet je n’aurais pas prêté attention à l’Album.
Ta chronique donne envie d’y jeter un œil, notamment sur ce 1er morceau « Soil Of Sin ». « The Slaugther of innocence » reste une tuerie qui n’a pas pris une ride aux vocaux sur-aigus. Pour la suite, j’ai lâché l’affaire, l’album suivant ne m’avait pas emballé
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