Voici le bien nommé nouvel album de
Waltari qui après 4 années de repos bien mérité nous reviens en pleine forme et inspiré (c’est une habitude chez eux me direz-vous !). En effet, ce qui est flagrant à l’écoute de cet album est la fraîcheur qu’il dégage ; ceci est d’autant plus respectable que le groupe fêtera en 2006 son vingtième anniversaire !
Vous en connaissez beaucoup vous des groupes qui après tant d’années passées à écumer les scènes réussissent à produire des albums d’une telle fraicheur ? C’est tout simple : aucun titre n’est à jeter sur ce dixième album.
Waltari a toujours été un groupe à la qualité de composition exceptionnelle et ce fait est loin d’être remis en question ici. Kärsty et ses hommes n’en finissent pas de nous étonner. Et ce, dès le premier titre de l’album, une sorte de tube punky/heavy aux claviers new-wave suivi d’un superbe break groovy tout a fait dans l’esprit fusion du début des années 90 ! Et dire que c’est le titre le moins original de l’album !
Nous n’allons pas nous attarder sur l’ensemble des détails qui ont toujours fait la force et l’originalité de
Waltari mais il faut savoir que ce groupe s’adresse aux esprits ouverts qui n’ont pas peur de retrouver des influences de toutes sortes sur une production
Metal. En voici quelques exemples : le refrain Goth sur
Dreamworld, le final à la fois thrash et arabisant sur Megacity
Rain, les guitares faussement country sur
Life without Love, le sublime et aérien changement de tonalité sur What I Really Know, les voies Death du tube Alone...et bien d’autres surprises Technoïdes, Funk ou carrément Dance (comme en témoigne les grooves bizarroïde de My
Pain et Quick as a Day qui sont toujours couplés a des riffs tranchants !).
Waltari c’est le mot fusion dans son sens le plus noble, c'est-à-dire une capacité innée à intégrer tout un tas d’influences dans un style immédiatement reconnaissable et accessible. Le style
Waltari ! Ce groupe qui fait un tabac en République Tchèque ainsi qu’en Finlande et en Allemagne n’a pas le succès qu’il mérite de ce côté-ci du Rhin... quel dommage ! Espérons que leur bonne humeur et leur musique unique réussira à percer un peu partout avec ce nouvel album comme il avait commencé à le faire dans les années 90 avec les albums cultes que sont Torcha ! , So
Fine,
Big Bang et l’opéra Death
Metal Yeah, Yeah,
Die,
Die, Death
Metal, A Symphony in Deep C.
Notes : - une plage vidéo est disponible avec le clip de la chanson
One Day
- il existe une version avec en bonus le mini
Back to Persepolis sorti en 2001 avec des raretés et reprises.
du Metal qui voit plus loin que le bout de son nez
et qui ose
c'est assez rare
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