Queen of the Witches

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Crystal Viper
Nom de l'album Queen of the Witches
Type Album
Date de parution 17 Fevrier 2017
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album49

Tracklist

1.
 The Witch Is Back
 04:35
2.
 I Fear No Evil
 04:46
3.
 When the Sun Goes Down
 05:03
4.
 Trapped Behind
 04:10
5.
 Do or Die
 03:29
6.
 Burn My Fire Burn
 04:47
7.
 Flames and Blood
 03:52
8.
 We Will Make It Last Forever
 04:25
9.
 Rise of the Witch Queen
 03:59
10.
 See You in Hell (Grim Reaper Cover)
 04:13

Durée totale : 43:19

Acheter cet album

 $17.25  12,52 €  8,34 €  £9.37  $34.45  14,77 €  14,65 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Crystal Viper


Chronique @ dark_omens

06 Avril 2017

Un très bon cru 2017 pour Crystal Viper...

Souvent la première impression que nous laisse la première écoute d'une œuvre nouvelle est cruciale. Parfois même elle marque si profondément et si durablement nos esprits que, pour peu que l'album en question ne soit pas handicapé par une immonde tare ou une quelconque faute de gout, elle augure déjà, en partie, de nos conclusions. Tout ça pour dire qu'en seulement une poignée de seconde le nouvel opus des Polonais de Crystal Viper, Queen of the Witches, m'aura totalement convaincu. Et comment ne pas l'être alors que ce premier morceau étonnamment ardent et vif, The Witch Is Back, démarre sur un cri primal, un peu à la manière de Chris Boltendahl sur l'amorce sublime de ce non moins superbe The Reaper, bientôt suivi de guitares si âpres et si véloce qu'on finirait par se demander si l'on est pas en train de parcourir un disque d'inédits de Judas Priest période Painkiller? Mais alors que la voix âpre et délicieuse de Marta Gabriel entame sa démonstration fort de cette organe puissant tantôt capable de force (dans une veine assez proche des travaux de Federica "Sister" De Boni) et tantôt, nous le verrons plus tard, capable de douceur (un peu à la manière de Doro Pesch), le doute n'est plus permis, nous sommes bien avec Crystal Viper.

Avec la piste suivante, et son préambule très anglais (Iron Maiden), la vivacité et l'intensité vacillent à peine.

Une fois passée l'excitation de cette enthousiasme primaire provoquée par ces premières pistes, une fois revenus à des considérations plus réfléchies et plus terre à terre donc, ce qui nous frappe aussi ici c'est l'absence de ces quelques expérimentations que Crystal Viper avaient tenté sur un Possession qui, à priori, mis à part moi, n'avait pas vraiment séduit les foules. Avec ce disque nous sommes donc de retour à une expression moins aventureuse et plus classique, à un Heavy Speed Metal aux influences aussi diverses que variées (White Skull, Accept, Grave Digger, Warlock, Running Wild, Judas Priest...).

Le plus étonnant avec ce disque est sa constance. Au-delà des quelques chansons déjà évoqué ici, l'opus ne faiblit pas en qualité. C'est d'autant plus remarquable que Crystal Viper pourrait se contenter de se complaire dans une certaine facilité consistant à reproduire tout du long la nervosité et l'ardeur de ces premiers instants particulièrement dynamiques. Ce qu'il ne fait absolument pas. Avec When the Sun Goes Down par exemple il nous offre un titre plus posé, plus traditionnel aussi. Même les ballades, Trapped Behind et We Will Make It Last Forever, ne parviendront pas vraiment à nous décevoir même si, comme tout bon amateur primaire de Metal se respectant, on préférera largement la vélocité et la pugnacité d'un Flames and Blood ou d'un Rise of the Witch Queen.

Comme à son habitude Marta Gabriel et ses acolytes auront ici fait appel à quelques prestigieux invités comme par exemple à Ross The Boss sur Do Or Die ou à Steve Bettney (Saracen) sur We Will Make it Last Forever. Une autre des habitudes qu'ils aiment particulièrement, c'est l'hommage sous forme de reprise. Ici c'est le See You In Hell de Grim Reaper qui sera l'heureux élu.

Concernant l'artwork de ce nouveau brulot, il est l'œuvre d'Andreas Marschall à qui l'on doit également les plus belles pochettes de Blind Guardian (Tales from the Twilight World, Somewhere Far Beyond, Imaginations from the Other Side, Nightfall in Middle-Earth...) ou d'Hammerfall (Glory to the Brave, Legacy of Kings...). Mais aussi quelques unes pour Immolation (Dawn of Possession, Here in After, Failures for Gods...) ou pour Kreator (Coma of Souls...). Et ces quelques noms pourraient sans peine être complétés par beaucoup d'autres tout aussi prestigieux tant le monsieur est une sommité. Bien évidemment celle de ce nouvel effort des Polonais est superbe et l'on y reconnait aisément son trait caractéristique et son univers.

Au final, il m'apparait difficile, pour ne pas dire impossible, de ne pas être dithyrambique quand un album est aussi direct, réussi et plaisant que ce Queen of the Witches. Chacun se fera son opinion mais pour peu que vous soyez attiré par ce genre de démonstrations, pour peu donc que vous ayez été séduit par les précédentes offrandes de ce collectif (hormis donc ce Possession qui ne fait pas vraiment l'unanimité. Même si...), il serait assez étonnant que vous soyez déçu par ce cru 2017.

5 Commentaires

11 J'aime

Partager

LeLoupArctique - 06 Avril 2017: Merci pour le papier. Ça faisait longtemps qu'on avait pas vu un texte de toi avec une si bonne note, c'est une bonne nouvelle ! Par contre pour une année on dit 'millésime', 'cru' c'est pour un terroir.
Steelizer - 22 Juin 2017: Merci pour cette chronique qui reflète tout le bien que je pense de cet album. J'aime particulièrement Do or Die qui me ramène dans le passé, au temps des meilleurs Running Wild ! La reprise de Grim Reaper est pas mal non plus.
David_Bordg - 28 Décembre 2017:

Excellent commentaire mettant parfaitement en exergue ce nouvel écrin! Content d'en avoir découvert le contenu! Merci à toi!

DRIXMAN - 05 Mars 2021:

Un groupe que je ne connaissais pas et que la chronique m'a donné envie d'écouter. The Queen of the witches est du bon Heavy metal rapide et authentique avec une chanteuse, ce qui est plutot rare hors du symphonique, qui fait une belle performance vocale. Elle force un peu dans des passages difficiles à chanter quand il faut monter dans les tours mais sa voix puissante, assez grave et toujours juste est agréable à entendre.   

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire