Planetary Duality

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Nom du groupe The Faceless
Nom de l'album Planetary Duality
Type Album
Date de parution 11 Novembre 2008
Produit par Michael Keene
Enregistré à Keene Machine Studios
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album178

Tracklist

1. Prison Born 01:59
2. The Ancient Covenant 04:02
3. Shape Shifters (Instrumental) 00:44
4. Coldly Calculated Design 03:41
5. Xenochrist 05:01
6. Sons of Belial 04:46
7. Legion of the Serpent 04:27
8. Planetary Duality I: Hideous Revelation 01:34
9. Planetary Duality II: A Prophecies Fruition 05:28
Bonustrack (Australian Release)
10. The Ancient Covenant (Demo) 04:00
Total playing time 31:42

Chronique @ Arachnid

09 Novembre 2008
N'étant pas un fan absolu de The Faceless après l'écoute de leur première galette, "Akeldama", je reste sur mes gardes en écoutant ce nouvel opus. Et quelle n'est pas ma surprise ! Du death technique puissant et très compact. Pas de fioritures, pas d'erreurs : que du bon !

Contrairement à leur précédent disque, nous avons ici un son exemplaire, des riffs monstrueusement bien maîtrisés, loin de la mouvance deathcore agrémentée de synthé mélodieux (tout comme leurs potes de Born Of Osiris). Les chansons sont beaucoup plus complexes, tout en restant harmonieuses et plaisantes. On repense immédiatement à Origin, Cynic, voire même le dernier Gojira en écoutant "Planetary Duality" : du chant clair de-ci de-là, des contretemps bien placés, et même une voix électronique retravaillée au vocoder tout comme "A Sight To Behold" de nos amis landais.

Une grosse influence Black Metal norvégien vient ponctuer cet album (en témoigne l'intro "Shape Shifters"). Des titres comme "Coldly Calculated Design" ou encore "Sons of Belial" proposent une diversité de riffs tous aussi excellents les uns que les autres, d'une continuité et d'une précision sans pareil.

Le titre le plus percutant reste sans aucune hésitation "Xeno Christ" : parfait en tout point. Un côté black metal très appuyé, de sublimes mélodies qui entrecoupent des riffs techniques (aaaah ce solo !) et une batterie aussi incontrôlable que totalement maitrisée. Un titre incroyablement mis en place pour se faire une idée du potentiel de nos jeunes amis venant tout droit de la Cité des Anges !

Bref, un album excellent, qui laisse derrière lui un premier opus inégal. On retiendra la mise en place des morceaux de l'album (intros de chansons, titres bien suivis...), un artwork soigné signé Pär Olofsson (Psycroptic, Burning the Masses, Spawn Of Possession, Exodus...) et un son exemplaire. Bravo !

16 Commentaires

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Spirit_Of_Deathiny - 10 Novembre 2010: PS: J'adore l'artwork!!
Day69 - 07 Juillet 2011: Vous imaginez bien qu'avec mon avatar je suis pas prêt de couler ce groupe , je n'aime que moyennement leur premier album mais pour moi celui la est absolument irréprochable , certes c'est technique mais chiant non je trouve pas , pour moi il y a vraiment rien a redire , niveaux production , ambiance , vocal , artwork , thématique , c'est simple c'est juste une merveille , exactement ce que j'aime . Ce serais vraiment une très bonne surprise si ils arrivaient a me foutre la même claque en live.
David_Bordg - 20 Septembre 2015: Cet album est tout bonnement extraordinaire, et tout comme toi a l époque j avais trouvé le premier bien moins novateur et déroutant!!
Fabien - 12 Juin 2019:

J'ai boudé Planetary Duality à sa sortie, pour finalement l'acheter récemment à une brocante paumée (!) pour quatre Euros. Disque très sympa, quoique scolaire, influencé par Necrophagist, Spawn of Possession, la scène technique québécoise, plus quelques éléments prog’ à la Swanö. The Faceless reste à l’école en piochant dans différents râteliers et en utilisant carrément du papier-calque sur plusieurs plans, bien qu’intrinsèquement il n’y ait pas grand-chose à redire sur la qualité des compositions et de l'interprétation, que j'aurais toutefois aimées moins cliniques. ++ FABIEN.

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Chronique @ enthwane

25 Juillet 2009
Je serais nettement moins élogieux que la (très bonne) chronique précédente
concernant cette nouvelle galette de The Faceless. Certes, comparé à l'immonde
premier opus du groupe "Akeldama", qui n'était qu'une
énième galette estampillée "Deathcore" et contenant les mêmes
blasts et pig-squeals déjà entendus, le groupe a su évoluer et nous propose
maintenant un death metal ultra technique et carré. Les cinq ricains sont des
fans absolus de Cynic (n'en déplaise à Michael Keene, guitariste, qui affirme savoir
jouer tout "Focus" dans le magazine Metallian), et cela se ressent :
l'héritage de l'album culte de Cynic a été allègrement pillé, et ce
"Planetary Duality" manque cruellement de personnalité.

Car oui, The Faceless sait (très) bien jouer. Les guitaristes sont absolument
impressionnants, nous dégainant des solos assez monstrueux, d'accord. Le
batteur est d'une technicité monstrueuse et sait jouer terriblement rapidement,
tout en sachant varier sa palette de jeu (parfois death, parfois même sacrément
jazz). Mais ai-je été le seul à trouver que cette débauche de technique devient
écœurante après quelques minutes d'écoute ? En effet, on croirait The Faceless
à l'école du death métal technique : essayant de sortir de la masse en jouant
plus vite, plus fort et mieux que tous les autres. Pourtant, dieu sait si ce
n'est pas forcément la technique qui nous fait aimer un groupe
(certes, trouvez moi un fan de metal capable ne pas baver devant
la technicité d'un Meshuggah ; mais ce n'est pas franchement la technique qui a
amené des groupes tels qu'AC/DC là ou ils sont aujourd'hui...)

Cette galette comporte quand même des bons points, et avant de s'attaquer
aux mauvais, je ne peux pas faire l'impasse sur les bonnes choses que contient
cette galette. A commencer par la production, qui est
totalement irréprochable : le groupe a fait un travail assez colossal,
aucun instrument n'étouffe l'autre, tout s'entend parfaitement. La voix n'est
pas trop mise en avant et la laisse respirer l'ensemble, et l'ensemble fait que
les chansons, même si le contenu ne suit pas, sont trés agréables à écouter de
par la production. Ensuite, même si l'ensemble des chansons sont
impressionnantes techniquement mais assez ennuyeuses à écouter, certaines
sortent vraiment du lot : c'est dans des chansons telles que
"Xenochrist" ou "The Ancient Covenant" que The Faceless
arrive à brider son envie de sortir du lot à tout prix et faire mieux que les
autres. Ces deux chansons sont variées et très accrocheuses, The Faceless incorporant
même une ligne de piano dans la première. Ces deux chansons sont réellement les
meilleures de l'album.

Mis à part ces bons points, on peut quand même en relever certain qui
lassent rapidement : comme je l'ai déjà évoqué plus haut, la lassitude est provoquée
par la débauche technique présente dans la quasi-totalité des chansons de
l'album : quand ce n'est pas un concours de vitesse, c'est un concours de
solos, ce qui se révèle franchement énervant à la longue. Ensuite, la palme
du plus gros bémol revient sans contestation possible aux paroles :
écrites par le chanteur Demon Carcass (jugez du peu), elles se révèlent aussi
épaisses que le papier sur lesquelles elles ont été rédigées. Certes, pour les
adorateurs du death, les paroles importent peu, mais pour ceux qui veulent
aller au fond des choses, ces mêmes paroles peuvent impressionner ou faire
rire (malgré elles, ce qui est souvent le cas malheureusement). Puériles, vides
et peu variées, elles sont très loin des inspirations Lovecraftiennes dont le groupe
se revendique. Le dernier bémol vient au chanteur : très acceptable quand il
hurle ou éructe ses aphorismes spatiaux parlant de créatures immatérielles, les
choses deviennent carrément ridicules quand il s'essaye au chant clair sur
"Son of Belial" : la voix y est quasiment pop et beaucoup trop
modulée. Cela ne dure que deux secondes mais gâche la chanson !

Pour conclure, je dirais que The Faceless a bien progressé depuis
"Akeldama". Peut-être un peu trop, d'ailleurs : les fans de gros death
ultra technique à la Necrophagist trouveront leur bonheur et prendront leur
pied sur "Planetary Duality". Les autres trouveront l'album
assez écœurant par sa technique beaucoup trop mise en avant et regretteront que
The Faceless ne se soit pas concentré sur un album un peu plus varié. Et dieu
sait que ce n'est pas le potentiel qui manque...


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Fear. - 24 Janvier 2012: Je ne comprends pas que l'on puisse ne pas être transporté par ce riffing spatial.
Gojira020794 - 22 Août 2012: Après faut pratiquer un instru pour apprécier la virtuosité je pense... Je peux comprendre que ça lasse cependant. En tout cas très bonne chronique, tu défends biens ton point de vue^^!
TheHeadbangers - 13 Septembre 2015: J'aime beaucoup cet album, je ne trouve pas l'aspect technique lassant. Pour information, c'est Michael Keene qui place le chant claire sur "Son of Belial", pas le chanteur principal.
David_Bordg - 20 Septembre 2015: A l époque de sa sortie, je suis resté sans voix, certes ultra technique, ultra original et inventif surtout pour ma part!! Un chef d œuvre à mon goût!! Je mis 20 a des lustres de ta note, mais bon.......
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