Pathogenic Ocular Dissonance

Liste des groupes Thrash Technique Tourniquet Pathogenic Ocular Dissonance
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Nom du groupe Tourniquet
Nom de l'album Pathogenic Ocular Dissonance
Type Album
Date de parution 1992
Produit par Bill Metoyer
Style MusicalThrash Technique
Membres possèdant cet album32

Tracklist

Re-Issued in 1993 by Metal Blade Records with 1 bonustrack.
Re-Issued remastered in 2001 by Pathogenic Records with a different cover and 2 bonus tracks.
1. Impending Embolism 02:05
2. Pathogenic Ocular Dissonance 04:26
3. Phantom Limb 05:41
4. Ruminating Virulence 05:31
5. Spectrophobic Dementia 05:16
6. Gelatinous Tubercles of Purulent Ossification 05:12
7. Incommensurate 05:48
8. Exoskeletons 03:55
9. Theodicy on Trial 04:29
10. Descent Into the Maelstrom 01:32
11. En Hakkore 03:38
12. The Skeezix Dilemma 10:00
Bonustrack (Re-Issue 1993)
13. The Tempter (Trouble Cover) 06:10
Bonustracks (Re-Issue 2001)
13. Pathogenic Ocular Dissonance (Live 2000) 05:27
14. Bearing Gruesome Cargo / Drum Solo (Live 2000) 10:30
Total playing time 57:36

Chronique @ metalmat66

19 Août 2009

In the shadow of the masters

L'originalité de Tourniquet, depuis Stop the Bleeding en 1990, est d'insuffler à son Thrash Heavy Progressif quelques mélodies d'influence classique, le tout avec une technique sans faille, notamment grâce à la virtuosité de son batteur-compositeur Ted Kirkpatrick. Mais au début des années 90, le Thrash Metal est arrivé à un moment charnière. Avec l'émergence du Death Metal, la prolifique année 1991 confirmait aussi le passage des grosses pointures du genre à un Heavy Metal plus conventionnel.

C'est donc dans ce contexte peu propice que sort, en 1992, Pathogenic Ocular Dissonance, troisième effort des Californiens. Mais dès l'introductif "Impending Embolism", parfaitement enchaîné au morceau-titre, les bases sont jetées : Tourniquet n'a rien perdu de ses qualités, et au contraire, va plus loin encore dans l'originalité et se démarque même nettement de ses deux albums précédents.

Plans étranges, changements rythmiques permanents, mélodies et harmonies à la pelle, tel est le contenu de la livraison. Bien difficile de coller une quelconque étiquette à tout cela, même si le Thrash reste le dénominateur commun (appréciez les rythmiques ultra-carrées de "Ruminating Virulence" ou de "Theodicy on Trial"). Le refrain de "Exoskeletons", évoquant le Megadeth des dernières années, la rage des écrasants couplets de "Incommensurate" et du hardcoreux "En Hakkore", la structure progressive de "The Skeezix Dilemma", l'étrangeté glaciale de "Gelatinous Tubercles of Purulent Ossification" (sic !), le speed côtoyant le groove ("Phantom Limb", "Descent into the Maelstrom") … Bref, la liberté et la facilité apparentes avec lesquelles Tourniquet développe sa musique, prouvent une fois de plus que le Thrash Metal ne se limite pas à la rapidité d'exécution ou à un certain formatage. Autre originalité : les titres aux noms étranges, utilisant la plupart du temps des termes médicaux, et les paroles traitant de spiritualité, entourent les morceaux d'une aura obscure particulière (l'intro bizarre de "The Skeezix Dilemma" et son air de manège de fête foraine, les différents bruitages ou autre utilisation de vocoder). A noter aussi que quatre des cinq membres participent au chant et que Guy Ritter (lead vocals) a abandonné ici le chant parfois irritant à la King Diamond présent sur certains morceaux des deux premiers albums.

Bien que fourni en plans rapides voire blastés (le refrain de "Pathogenic Ocular Dissonance" ou encore la dernière partie de "Incommensurate"), ce que l'on retient au final de l'album n'est pas sa vitesse, mais bien sa richesse mélodique et rythmique (difficile de citer un morceau en particulier, tous incluant une diversité énorme dans leur structure). Et même si cela semble commun à signaler, de multiples écoutes seront nécessaires à l'assimilation de l'album, chaque passage sur la platine étant source de nouvelles découvertes.

Pathogenic Ocular Dissonance possède son propre style et représente à mon avis la première pierre angulaire du triptyque qu'il forme avec Microscopic View of a Telescopic Realm (2000) et Where Moth and Rust Destroy (2003). Quoi qu'il en soit, je peux assurer aux plus aventureux et à ceux qui connaissent les albums sus-cités que la découverte de cet album ne les décevra pas. Indispensable.

3 Commentaires

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Kovalsky51 - 21 Août 2009: Super chronique c'est grace a toi que j'ai découvert ce groupe et y a pas a dire c'est de la pure tuerie... d'habitude ce genre de groupe qui tend vers le prog ou le néo classique c'est pas mon truc mais tourniquet et leur thrash hybride bien barré c'est absolument magique!
metalmat66 - 21 Août 2009: Merci bien ! J'aime bien aussi tout ce qui est fusion de styles, trucs originaux/barrés, et si en plus c'est recouvert d'une couche de thrash, c'est parfait !
Sanctuary - 21 Août 2009: c'est l'un des premiers groupes avec lequel j'ai découvert le Métal.
ça fait bien plaisir de le voir chroniqué.
c'est un groupe original mais tres heavy
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