Paradise Disowned

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16/20
Nom du groupe Lustmord (USA-1)
Nom de l'album Paradise Disowned
Type Album
Date de parution 1984
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Beckoning 04:09
2. Utterance 05:58
3. Dreams of Dead Names 02:53
4. Pyre (Necro Cristi) 06:00
5. Purge (Banishing) 03:59
6. Terror Against Terror 05:08
7. Comahon Q.Q. Comahon 06:27
8. 735 04:15
9. Pure 07:18
Total playing time 46:07

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Lustmord (USA-1)


Chronique @ =XGV=

24 Mai 2010
Pour beaucoup de personnes, la musique est l'art de la beauté, celui qui nous rend heureux, un moyen de rapprocher les gens et de faire la fête ou de mettre une bonne ambiance en soirée. C'est un point de vue qui se respecte, mais qui n'est pourtant pas si partagé. Pour d'autres, on peut également se servir de cet art pour exprimer plus de choses ; des choses sombres. Brian Williams, à l'origine de Lustmord, est de cette école. Figure de proue du Dark Ambient, genre musical méconnu, mais au nom très évocateur, Lustmord est bien différent de ce que les gens imaginent quand ils parlent de musique. Pour commencer, rien n'est joyeux : tout est noir, laid et crasseux.

Première partie de l'album, du début jusqu'à Purge(Banishing) : pas de rythme, que des nappes de claviers et autres sons étranges sortis d'on-ne-sait-où. Paradise Disowned est un véritable voyage dans les méandres de l'imagination de celui qui écoute. Dans Dark Ambient, il y a Ambient et ce n'est pas pour rien. Le but de cette musique est bel est bien de créer une ambiance très sombre, voire même angoissante. L'absence de paroles permet à l'auditeur d'imaginer n'importe quoi, la suggestion est ici le maître mot. Autant dire que l'album n'est pas facile d'accès et nécessite qu'on s'y plonge vraiment pour bien s'en imprégner. N'espérez pas vous plonger pleinement dans l'album si vous l'écoutez en plein soleil, voire même ( sacrilège ), entouré d'autres personnes. Celui-ci, on l'écoute seul et dans le noir.
Concrètement, qu'entend-on ? Beaucoup de choses, mais rien de vraiment descriptible. On distingue parfaitement des chœurs religieux, donnant une dimension mystique aux passages où ils font leur apparition et des nappes de claviers sombres et sépulcrales. Du reste : bonne chance pour savoir ce que sont les autres sons. Leur nature mystérieuse et angoissante est ce qui fait leur charme. Le tout est calme, posé et lent. Encore une fois, très loin de nombreux standards de la musique, d'autant plus que l'absence de rythme renforce cet aspect de différence.

Deuxième partie, deuxième facette de Lustmord. C'est à partir de Terror Against Terror que commence cette partie et elle ne garde en commun avec le début que la noirceur de la musique.
Cette fois, apparaissent enfin des rythmes. Les morceaux sont plus faciles d'accès, plus orthodoxes ( encore que... ), mais demandent toujours un investissement de la part de l'auditeur. Ces rythmes sont répétitifs, hypnotiques. Ils sont loin d'être le principal intérêt de cette partie de l'album. L'important ici, est ce que l'on entend à côté : des sons grésillants, grinçants, évoquant un univers fait de froides machines où l'humanité aurait disparue. On entend également des voix parler, mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, elles renforcent l'impression de solitude que l'on ressent en entendant ces morceaux. Les effets d'écho et autres déformations ne donnent pas l'impression d'être entouré d'une foule, mais plutôt d'entendre les lointains échos de voix éteintes depuis longtemps.

L'album est donc séparable en deux parties, mais c'est à mon avis la faiblesse de cet album, qui manque de cohérence : partant sur de la musique purement ambiante, puis passant brutalement à quelque chose de plus rythmé, dans un genre plus différent. Brian Williams cherchait-il encore son style ? C'est fort probable, mais cela ne permet pas à l'album d'atteindre le très bon, mais "seulement" de s'en rapprocher de près.
Quoi qu'il en soit, chaque partie de l'album vaut le coup d'être entendue. L'album est extrêmement sombre et, pourvu que l'on accepte le concept, fait voyager l'auditeur dans ses pires cauchemars. Il est clair qu'après avec écouté Paradise Disowned dans le noir, on aura l'impression de revenir de très loin.

1 Commentaire

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valentheris - 24 Mai 2010: Bonne chronique mec ;)
Cependant je ne suis pas bien fan de dark ambiant, donc il y a peu de chance que j'accroches. Je le note quand même dans un coin de ma tête, on ne sait jamais.
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