Origami

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Nom du groupe Jeff Scott Soto
Nom de l'album Origami
Type Album
Date de parution 24 Mai 2019
Style MusicalHeavy Rock
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 HyperMania
 04:06
2.
 Origami
 05:07
3.
 BeLie
 04:06
4.
 World Gone Colder
 03:42
5.
 Detonate
 04:46
6.
 Torn
 04:39
7.
 Dance with the Devil
 04:26
8.
 AfterGlow
 04:48
9.
 Vanity Lane
 04:03
10.
 Give in to Me
 04:39

Bonus
11.
 KMAG
 04:16

Durée totale : 48:38

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Jeff Scott Soto


Chronique @ frozenheart

27 Mai 2019

Un joyau furieusement groovy où plane l'ombre de Talisman.

Jeff Scott Soto est surtout connu pour être l'actuel chanteur du super groupe Prog Sons Of Apollo, mais aussi pour avoir chanté pour des pointures de la six cordes, à savoir: Yngwie Malmsteen et Axel Rudi Pell, pour ne citer que les meilleurs. Le vocaliste surdoué est connu aussi pour avoir chanté sur de nombreux albums pour différents projets et groupes, et à la tête d'une carrière solo de 8 albums, dont 2 sous le patronyme SOTO, enfin 3 avec le sujet qui nous intéresse aujourd'hui, l'excellent Origami paru le 24 mai 2019.
Au-delà d'être un pur joyau, ce nouveau manifeste de Hard Rock furieusement groovy, vient nous démontrer une fois encore quel immense vocaliste et songwriter est Jeff. En effet, Origami se veut supérieur à Divak (son prédécesseur), car plus homogène (harmonieux) Heavy, puissant, mélodieux, et varié, et cela sur son ensemble.

Une belle collection de 10 chansons (tubes en puissance), qui seront servies par une production puissante et carrée signée par le tandem Cominato & Soto. Un son dont un mix final qui mettra en valeur le chant de Jeff, ainsi que les riffs et soli du talentueux six-cordiste madrilène Jorge Salan. Quant à la section rythmique, au demeurant très Heavy et groovy, elle nous rappellera à bien des égards les grandes heures du groupe Suédois Talisman. Écoutez donc le chaloupé "Detonate", et le sautillant "Afterglow" pour vous en convaincre!

Pour en revenir au line-up actuel, le groupe se compose, de Jeff Scott Soto au chant, de Jorge Salan (Avalanche, ex-Dee Snider) à la guitare, de BJ (Tempestt) aux claviers, guitare et de Edu Cominato à la batterie (Almah, Tempestt). Quant à la basse, elle sera tenue par Tony Dickinson (Trans Siberian Orchestra) en lieu et place de David « Dave Z » Zablidowsky, décédé le 14 juillet 2017 dans un accident de car (tour-bus) alors qu’il était en tournée avec le groupe Heavy Progressif Adrenaline Mob.

L'album démarre très fort, avec le puissant et enlevé "HyperMania" à l'étrange intro et mélodie qui fait mouche, aussitôt suivi de l'entraînant "Origami", au riff de guitare très soutenu et son solo central des plus inspirés, Jorge Salan n'ayant pas son pareil pour nous décocher de superbes plans de guitare certes simples, mais d'une efficacité redoutable. Mais la palme de l'originalité sera décernée au très sombre et tonitruant "Dance With The Devil" au riff Heavy et à la rythmique énergique (bulldozer) qui me rappelle beaucoup Sons Of Apollo. Parmi les autres morceaux d'exception, qui feront la part belle aux guitares de Jorge Salan et vocalises du géant métis, n'omettons pas "World Gone Colder" au gros riff de guitares Heavy, accompagné du chant puissant et subtil de Jeff Scott Soto. L'entraînant et efficace "Vanity Lane" (sûrement la pièce maîtresse de l'opus), se distinguera par un chant et refrain aux chœurs mémorables à vous donner envie de taper du pied.

Comme tout album de Hard Rock marqué par le sceau de Jeff Scott Soto, nous avons droit à plusieurs pépites très mélodieuses et groovy, où plane l'ombre du regretté Marcel Jacob bassiste et ami de Jeff qui se donna la mort le 21 juillet 2009. Les meilleurs exemples seront le remuant "Detonate" au délicieux arpèges de guitare, ainsi que le funky et sautillant "Afterglow" à l'énorme son de basse ronde et ses cuivres classieux, à faire danser un cul de jatte. Parfois, le tempo se fera plus lent, comme l'atteste le très réussi et légèrement progressif "BeLie" dont l'intro me rappelle le "I Don't Believe in Love" du grand Queensryche. N'omettons pas non plus la pseudo-ballade "Torn" qui se distinguera par des claviers modernes et interventions de guitares Heavy à la fois tranchantes et cristallines. L'opus se termine sur un magnifique mid-tempo, "Give it To Me", qui n'est autre que la cover du tube du roi de la pop Michael Jackson.

Pour clore la lecture de ce magnifique opus, évoquons sa pochette signée Gustavo Sazes (Kamelot, Firewind, Arch Enemy), qui est juste superbe. Si celle de son prédécesseur symbolisait un univers tribal et animal, cette nouvelle pochette à l'artwork, plus dépouillé, aux couleurs pastelles s’inscrit bel est bien dans le thème de l'art de l'Origami, ce qui pour ma part s'avère être une franche réussite.

Sans doute beaucoup plus varié et homogène que ses 2 prédécesseurs, ce troisième opus estampillé SOTO, et premier signé sur le label Inside Out Music, réussit le tour de force de nous proposer des compositions originales et inspirées galvanisées par des interventions de guitares résolument Heavy et soutenues par une rythmique furieusement groovy.

Origami est donc un album à la fois dynamique, puissant et élégant que les fans de Hard Rock moderne et Classic Rock se doivent de posséder.

4 Commentaires

7 J'aime

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TheReverend13 - 03 Juin 2019:

Merci pour la chronique ! J'irai jeter une oreille à cet album même si le Hard Rock n'est pas mon style de prédilection car j'aime beaucoup le travail de Soto sur l'album de Sons of Apollo. Un super chanteur. Il pose d'ailleurs également sa voix sur le premier album de Octavision qui devrait sortir cette année.

nicko11 - 04 Juin 2019:

Je confirme, c'est un excellent album ! Cela dit, je le trouve à la hauteur de Divak, pas meilleur ni moins bon. Et comme Divak était déjà excellent....

La différence entre les  deux albums réside dans le fait que Origami est un poil moins Heavy que Divak qui était aussi plus sombre...D'ailleurs il suffit déjà de comparer les pochettes pour s'en rendre compte.

PS : j'ai trouvé que sur Afterglow, ça groove comme du Aerosmith

 

 
David_Bordg - 05 Juin 2019:

Un putain d'album, puissant au groove effréné. Des musiciens exceptionnels, des morceaux parfois originaux, un morceau proche du grand extrême de pornograffiti, une autre croisade proche du ryche. Et fucking reprise de qui vous savez. Un gros disque qui dans son domaine métallique, surclasse nettement la concurrence, l'écrase même. Note amplement méritée......

UtharkRuna_666 - 18 Juin 2019:

Je confirme aussi, cet album mélodieux qui suinte le groove à plein nez,  se positionne facilement au côté de son prédécéseur Divak.18/20 sans problème!

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