Orama

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15/20
Nom du groupe On Thorns I Lay
Nom de l'album Orama
Type Album
Date de parution 18 Novembre 1997
Labels Holy Records
Style MusicalDoom Gothique
Membres possèdant cet album50

Tracklist

1. Atlantis I 06:16
2. The Song of the Sea 01:39
3. Oceans 06:34
4. In Heaven's Island 04:25
5. Alantis II 07:06
6. Alantis III 02:36
7. If I Could Fly 05:15
8. Aura 05:42
9. The Blue Dream 08:11
Total playing time 47:44

Chronique @ BEERGRINDER

18 Mars 2008
Et bien décidément, après Nightfall et Septic Flesh, Holy Records semble être le seul label à s’intéresser aux groupes grecs. On sait avant tout que cette maison de disques française recherche des groupes à la musique non-conventionnelle. Avec On Thorns I Lay elle a misé sur le bon cheval.

Après un premier album plus calme, les Grecs se tournent ici vers quelque chose que l’on pourrait appeler du heavy / death gothique. On notera tout d’abord le digipack très soigné (comme toujours chez Holy), de cet Orama (1997). Ce disque est un concept album sur l’Atlantide, ce qui transparaît très bien sur une pochette sobre mais évocatrice.

Musicalement On Thorns I Lay excelle dans l’art de brouiller les pistes puisque Atlantis I part sur un blast (assez éloigné de la vitesse d’un Georges Kolias cependant) agrémenté de claviers et de chants féminins en alternance avec des grognements plus virils ! On notera un bon travail au niveau des guitares, dont on a presque l’impression qu’elles se lamentent sur la cruelle destinée d’Atlantide.
On se laissera bercer tout au long du CD par les voix vraiment enjôleuses de Roula et Georgia, qui n’ont cependant rien à voire avec celle de Nathalie Rassoulis (Septic Flesh). Les riffs, biens que mélodiques, sont assez percutants pour le style comme sur Oceans, mais là n’est pas l’intérêt de cette galette. Pour les choses plus percutantes, écoutez Krisiun ou Nile

Heaven’s Island, idéalement placé au milieu de l’album, vous emmènera dans un voyage auditif apaisant et transcendant dans les abysses silencieuses du grand bleu (même si perso je n’y ai pas croisé Jean Reno). Des passages comme le début d’Atlantis II et III sont encore plus calmes et doux et préfigurent de la destinée musicale d’On Thorns I Lay sur Chrystal Tears.

On notera aussi quelques parties similaires qui reviennent de temps à autres sur différents morceaux, un peu comme sur le Crimson d’Edge Of Sanity. Tous les titres sont enchaînés et aucun blanc ne vient casser l’élan du concept, le challenge n’était pas facile mais il est fort réussi. Dans les points noirs tout de même, il faut signaler un son de batterie vraiment faiblard et les coups de caisse claire semblent comme étouffés dans l’eau ; c’est peut-être volontaire du coup ?

Sur Aura et The Bluedream qui closent le concept, vous aurez même droit à quelques accélérations qui brisent la monotonie et toujours ce « battle » voix claire féminine / grognements : la fin n’a pas été bâclée.
Voilà une sortie qui a su accrocher mon oreille, habituée pourtant à des traitements beaucoup moins cléments. Alors si quelques grammes de finesse trouvent grâce à vos yeux dans ce monde de brutes (que nous sommes !), donnez une chance à Orama de On Thorns I Lay.

BG

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BEERGRINDER - 20 Mars 2008: Je possède aussi Crystal Tears que j'apprécie également, même si il est plus rock gothic. Je chroniquerai si j'ai le temps.
MikeSlave - 25 Juillet 2010: bon album que j'avais acheté par hasard à sa sortie.Un death atmo de qualité.Les albums suivants,par contre, ne m'ont pas emballé.
LeLoupArctique - 11 Octobre 2014: Contrairement à toi j'apprécie beaucoup cette sorte de monotonie qui donne un petit côté atmosphérique à ce disque. C'est rare que j'apprécie un disque avec du growl, mais celui-là je l'adore complètement, c'est magique !
BEERGRINDER - 12 Octobre 2014: Je n'ai jamais écrit que je n'appréciais pas cette "monotonie" inhérente à cet album, je me cite : "Heaven’s Island idéalement placé au milieu de l’album, vous emmènera dans un voyage auditif apaisant et transcendant dans les abysses silencieuses " Quand je parle de briser la monotonie, c'était dans le sens apporter un peu de variété.
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Chronique @ RunCold

23 Octobre 2011

A la fois aérien et aquatique, un bijou de poésie mythologique !

Orama : mot issu du grec ancien et signifiant vision.

Orama, un concept de On Thorns I Lay sur l'Atlantide, sorti chez le français grécophile Holy Records (Septic Flesh, Nightfall). Dernier album officiant dans le doom-death/gothique pour le groupe, avant un passage à une musique plus mélodique et mainstream, puis à un hard-rock de goût vraiment douteux, cette production est aussi la meilleure que le groupe ait sortie.

Petit cours d'histoire, l'Atlantide est une cité grecque légendaire, sous le culte du roi des mers Poseidon, au milieu des flots donc, où s'est développée une civilisation plus avancée qu'aucune autre ne le sera jamais, très riche et puissante… Mais la corruption gagne l'état, qui cherche à s'étendre par tous les moyens, en punition, un raz-de-marée géant engloutira la ville et ses habitants en un jour et une nuit...

Sorti uniquement sous forme de digipack en 1997, l'album est relativement court pour du metal gothique, avec moins de 50 minutes pour neuf titres. L'artwork représente la cité de l'Atlantide engloutie, floue, dans des tons vert-bleu, très particulière, dans tous les cas, elle ne plaira pas à tout le monde, mais elle donne une bonne idée du contenu de l'album…

Un album de death metal, qui reprend tous les clichés issus du gothique (au sens littéraire), des voix caverneuses d'hommes, symbolisant le mal, contrées par des voix féminines aériennes et angéliques, symbolisant le désenchantement et la corruption, mais aussi la beauté. Une action dans un milieu oriental, exotique, d'une mysticité très sombre...

La musique est très lourde, avec un côté un peu confiné, dû à un son très aquatique, faisant un grand usage de l'écho et du delay ; cela donnant malheureusement un côté un peu synthétique à la basse mais aussi à la guitare et surtout à la batterie, qui sont beaucoup trop basses... mais donnant une autre vie aux claviers, qui offrent un côté aérien très sensuel à l’œuvre.

Mais ces instrumentations un peu faiblardes auraient-elle été plus agréables avec une meilleure production ? Elles donnent ici le côté aquatique, mystique et surtout très nostalgique. C'est donc peut-être cette mauvaise production qui a valu a cette œuvre son statut culte, mais relativement peu accessible, plus profond que sur les albums suivants, qui auront, eux, un bon son mais manqueront de relief...

"Orama", c'est un voyage sous la chaleur du soleil de l'Europe du sud, un séjour en Grèce antique, une exploration des abîmes bleutés de la Méditerranée, un envol sur le mont Olympe près des dieux... il alterne les morceaux violents comme "Atlantis I" ou "Aura", et des morceaux légèrement plus calmes comme "Oceans", "In Heaven's Island" ou instrumentaux comme "The Song Of The Sea", "Atlantis III".

Les sommets sont quand même atteints sur le superbe et très rythmé "If I Could Fly" et le morceau de clôture, "The Blue Dream", ode à la beauté et au rêve... Notons aussi les trois "Atlantis" à la base du concept... En conclusion, un album qui aurait été presque parfait avec des instrumentations un peu plus recherchées et surtout de meilleure qualité. A écouter absolument. 15/20.

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Metalfate - 24 Octobre 2011: Excellente chronique, ca donne envie d'écouter ce groupe que je connais peu!!!
 
Demaquilator - 24 Octobre 2011: Quand je tombe sur des chroniques pareilles ..., et bien ! Ca me donne envie de ressortir mes vieilles cassettes ou CDs de ces époques glorieuses du métal a voix féminine , du death doom goth des débuts ; envie aussi de revenir sur SOM pour lire ceux qui ont des choses vraiment intéressantes a dire, aller au fond de l'analyse .
Et le titre de ta chro dit déjà tout , "bijou, poésie, mythologie " pour le domaine exploré, "aérien et aquatique" pour le résultat, la transposition en musique . Et je rajoutterais le mots "débord d'imagination et de mélodicité" .
Bien sur que je vois des points un petit peu moins réussis, mais l'essentièl n'est pas ici ! Donc, cet album nous plonge dès l'entré 'Atlantis I) au coeur de cette ragédie dont les échos on les entend ressortir des fonds de la Méditerannée , comme des boules d'air portant en elles les messages de détresse de ces vies arrêtées a jamais ... , sous forme des bijous d'une beauté éétrange, chargés de nostalgie, de paix, qu'on peut entendre encore des nos jours, (pour les oreilles avisées :) !). Ce qui reste aussi de cet album, cette charge de sentiments qu'il porte, cette richesse d'expression mélodique soit, l'énthousiasme dans lequel il a été créé ! . Ce qui me fait pardonner et oublier la qualité de la production , aussi les quelques petits envolées vocales féminines pas assez maîtrisées , mais qui fait leur charme . On aurait eu les divas Netrebko ou Angela Gheorghiu ... mais bon, on est dans une autre démarche .
Merci l'artiste pour cette chro !
 
Demaquilator - 24 Octobre 2011: T'es modèste, RunCold, t'en a mis pas mal de passion, temps et énergie dans tes chroniques, le tout couronné par ton talent a écrire, d'ou leur intérêt .
Ton regard offre une vision d'ensemble d'une oeuvre, il va bien plus loin qu'une présentation simpliste du style avec énumération fade et hiérarchisation des albums trop souvent subjective de certains ... Pour moi comme pour beaucoup d'autres, te références historiques , mythologiques, ont beaucoup plus d'importance pour les lecteurs de SOM voulant approcher notre musique, que toutes les prouesses du studios d'enrégistrement ou l'événement se passa , énumérés pour le plaisir de .. s'étaller :).
On gagne en intérêt et crédibilité en mettant en avant la démarche philosophique, poétique, literraire même, et musicale évidemment, de nos groupes préférés .
Voila, sur ceux, je mettrais la légende en écoute nocturne sur mon ipod , avant de partir tôt ce matin au coeur de l'Europe, Prague, pour quelques jours de nouvelles sensations de tout couleur .
Non, je ne serais jamais un chroniquer, c'est une vieille faucheuse qui me l'a fait comprendre en voulant radier une super chro que j'ai fait sur Illud Divinum ... , transformée pour son plaisir en simple comment, avec un sifflet rouge comme ses joues pour me faire radier lol du forum ... Aïe, aïe, cette maladie me guète, .... HellAlzheimer ... triple lol
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