Opheliac

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Nom du groupe Emilie Autumn
Nom de l'album Opheliac
Type Album
Date de parution 01 Septembre 2006
Membres possèdant cet album75

Tracklist

DISC 1
1. Opheliac
2. Swallow
3. Liar
4. The Art of Suicide
5. I Want My Innocence Back
6. Misery Loves Company
7. God Help Me
8. Shalott
9. Gothic Lolita
10. Dead Is the New Alive
11. I Know Where You Sleep
12. Let the Record Show
DISC 2
1. Dominant
2. 306
3. Thank God I'm Pretty
4. Marry Me
5. Bach : Largo for Violin
6. Poem : How To Break a Heart
7. Poem : Ghost
8. Poem : At What Point Does a Shakespeare Say
9. Live Concert Clips
10. Inside the Asylum

Chronique @ bojart

19 Mars 2010
Groupe électro-goth américain formé en 1997, Emilie Autumn et sa musique baroque m’a plu dés la première écoute ! Ce qui n’est point une surprise quand on sait que j’apprécie beaucoup Blutengel et Rasputina. Je vais vous parler du troisième opus d’Emilie Autumn et sa troupe,« Ophéliac », sorti en 2006…

Après l’encourageant « On a Day » et le charmant « Enchant », Emilie Autumn attendra trois ans avant de sortir « Ophéliac ».Tout comme The Birthday Massacre, Emilie Autumn contraste avec les groupes nord-américains (USA, Canada) de métal, souvent taxé de bourrins. Ce groupe, c’est avant tout un savant mélange de rythmiques industrielles et de séquences de musiques classiques et/ou baroques avec en point d’orgue, la voix mutine de l’espiègle Emilie accompagnée de sa cour de choristes (The lady Aprella, Little Lucina, Mistress Apnea, The Naughty Veronica, Lady Vecona et Ulorin Vex) De vrais instruments à cordes accompagnent la demoiselle et ses suivantes dans des ballades intemporelles sur l’amour, la tristesse, la mélancolie ou encore le suicide.
Ce troisième album est, à mon gout, bien plus axée sur la musique baroque que son prédécesseur. Le violon et le violoncelle ainsi que le piano occupent une place assez importante de l’espace musicale... alors le synthé se fait discret... la musique de « Ophéliac » est charnelle et sensuelle ou bien aérienne et puissante sans jamais briser la symbiose acoustique/synthétique qui habite le disque.

On alterne sans encombre, entre chansons electro-rock et ballades gothico-mélodiques. La partition chatoyante du piano de « Be Silent, Be Still » , morceau dénué d’éléments industriels, le duo violon/violoncelle de « God Help me » s’accordent sans mal aux compositions électriques de titres comme « Dead Is the New Alive » et « I Want My Innocence back »,aux paroles à double sens (l’innocence représentant la virginité sexuelle mais aussi l’enfance qu’on aimerait retrouver)et aux vocaux surprenant (ce chant guttural à une minute du terme de la chanson... sublime !)Exemple parfait de la musique d’Emilie Autumn, « Misery Loves Company », petit conte sur l’amour ,où le violon d’Emilie se dispute l’espace sonore avec le synthé de The Naughty Veronica, ce qui nous donne un savoureux moment à déguster avec délectation !Et c’est avec un plaisir non dissimulé que je profite de l’atmosphère électro-médiéval du titre éponyme de l’album, « Ophéliac », et que je jouis des chants saturées et déjantés de la violoniste et chanteuse principale, qui donnent à ce titre une incroyable richesse sonore. De même pour « Shalott », chanson lyrique portée par violon et clavecin unis pour le meilleur ici ; « Swallow »hanté par le violoncelle de Lady Joo Hee et les samples gothiques d’excellente qualité ou encore « Thanks God I’m Pretty » animé par les différents instruments à cordes, donnant au tout une ambiance folk-indus qui m’a, personnellement, ravi. Le thème du suicide est évoqué dans « The Art of Suicide », emplit d’un chant délicat, où les paroles sont définitivement un appel à l’espoir et non au suicide.

« Ophéliac » est un album magique, Enchanteur, plein d’originalité, de douceur et de délicatesse. Les compositions sont merveilleuses car Enchanteresses ou bien pétulantes. Les vocaux d’Emilie sont formidables car soit somptueux, soit fougueux. Bref, un album presque parfait à destination des amoureux d’électro-goth, d’heavy symphonique et de mélodies électroniques, tout simplement.
Je dis « bravo ! » et je note 18 sur 20.

Bj

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Metalyon - 06 Septembre 2010: Un album qui tourne au moins une fois par semaine dans mon lecteur... J'arrive plus à m'en passer !
Celldweller55 - 06 Septembre 2010: J'avais détesté l'album "Enchant", là j'hésite...
Celldweller55 - 06 Septembre 2010: J'ai fais mieux, j'ai pris tout l'album ;-)

Si Bojart a tant apprécié, je veux bien redonner sa chance à Emilie...
Celldweller55 - 06 Octobre 2010: Bon j'ai essayé. Mais je n'y arrive pas, je n'accroche pas à ce groupe, trop sage à mon goût. Je préfère encore le dernier (médiocre) The Birthday Massacre.
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Chronique @ Cuauhtemoc

05 Septembre 2010
Deux ans déjà que j’ai découvert l’univers unique et ô combien fantastique de Emilie Autumn (je ne peux parler de cette fille sans insérer une kyrielle d’adjectifs laudatifs dans chaque phrase, mais j’essaierai de rester aussi objectif qu’il m’est possible dans cette chronique). Deux ans déjà que je me demande pourquoi elle reste si méconnue. Deux ans que je tente la plupart du temps en vain de la faire connaître, l’excentricité du personnage jouant certainement contre lui car le mot est faible. Deux ans déjà qu’elle continue pourtant invariablement à me surprendre, chaque fois que l’envie me prend de replonger dans une de ses œuvres. J’espère sincèrement que cette chronique permettra enfin de réveiller quelques paires d’oreilles en mal d’originalité et de belle musique, résolument gothique.

Le premier contact fut bref et distant mais je ne mis pas longtemps à me laisser emporter par la magie d’Enchant, bien que le style inclassable et inimitable de cet album soit très éloigné des références musicales qui flattent généralement mes exigeantes esgourdes (Nightwish, Black Stone Cherry, Airbourne)… La chanteuse nous embarque plus ou moins malgré nous dans une majestueuse rêverie, féérique, envoûtante, ensorcelante, reposante sans toutefois manquer de rythme, dont on se réveille coi, abasourdi, ébloui (et pourtant j’essaie…). La beauté de sa voix, dont on perçoit déjà la puissance, sublime les magnifiques solos de violon et les notes discrètes de piano (écoutez en priorité "Chambermaid", "Rose Red" et "Castle Down").

Or, malgré l’unité et la beauté de ce véritable premier opus, Emilie tranche définitivement le cordon qui le reliait à elle, basculant brutalement, sans que rien ne le laisse vraiment présager dans Enchant, du côté obscur de la force. Fini l’ambiance céleste, nimbée de brume et de douceur, "Opheliac" nous ouvre les portes d’un monde tinté de noirceur et de moiteur, un royaume sur le point de s’effondrer, sombrant sous le poids de ses antiques péchés, rongé par le souvenir des horreurs qu’il a traversé. Si Enchant était l’écho d’un paradis perdu, "Opheliac" est sans nul doute celui d’un enfer dans lequel notre âme se plaît pourtant à errer, et ce en compagnie du fantôme de la chanteuse qui nous entraîne cette fois dans une danse macabre dont la mélopée plaintive est entrecoupée des cris de rage désespérés qui nous balance cette fois sans coup férir toute l’étendue de son talent : du plus grave au plus aigu, du murmure craintif au cri machiavélique, et même lorsqu’elle semble dérailler complètement, notamment dans les morceaux où elle est soudain prise d’une « crise d’hystérie vocale » ("Liar", "God Help Me", "I Know Where You Sleep"), sa voix couvre les octaves avec une justesse et une maîtrise sans faille.

Malgré le choc dû au changement radical de style depuis Enchant, l’auditeur attentif n’est cependant pas forcément dérouté par cette magnifique oblation au Diable, car il y retrouve le sceau inimitable d’Emilie, qui semble avoir laissé, dans chacune de ses chansons, un petit morceau d’elle même, comme pour soulager son âme torturée. Pourtant, tout le monde ne pourra pas apprécier ce second opus pour ce qu’il est ; nombreux sont ceux qui n’en retiendront que la violence, la noirceur, la bizarrerie apparente. Bien sûr, ce cocktail peut plaire pour lui-même, mais la musique d’Emilie ne saurait se résumer à ce vulgaire triptique : elle noue avec ceux qui l’écoute un véritable lien auteur-auditeur et nous fait plonger au plus profond de la complexité de l’âme humaine. C’est le retour de la musique-création, loin de toutes les influences néfastes de l’argent ou de certaines maisons de disques. Un petit reproche tout de même pour finir (je m’auto-flagelle en disant cela tant j’apprécie cette fille !!), il faut avouer que le second cd est un ton en dessous du premier, poèmes et bonus n’apportant pas grand-chose à mon sens…

"Opheliac" reste cependant un chef-d’œuvre comme on en entend rarement, dont la beauté torturée et énigmatique surprendra plus d’un adepte de ce qu’étaient les mélodies féériques d’Enchant mais ne peut en aucun cas laisser indifférent. Une page se tourne à présent. Emilie a réussi à nous transformer en adorateurs des ténèbres ; Dieu seul sait de quoi son prochain album sera fait, à moins que cela ne dépasse aussi son imagination…

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Apophis2036 - 05 Septembre 2010: Dommage que tu n'envoies à 90 pour 100 cette chro que des éloges à cette Emilie, sans détailler grandement ce double album ou le comparer à d'autres merveilles musicales pour comparaison (ce qui m'a manqué dans la lecture de ton récit pour me satsifaire pleinement).

Sinon, je n'avais que peu accroché à sa musique, toujours en retrait, l'impression de ne jamais la comprendre... un jour qui sait, je franchirais ce pas.

Merci de lui avoir offert cette chronique, et que par ce fait d'autres âmes en peine la découvrent et en soit soulagé.
Cuauhtemoc - 06 Septembre 2010: Un défaut de jeunesse auquel j'essaierai de faire la peau dans mes prochaines chroniques. Cependant je tiens à préciser que mon manque d'impartialité et de précision est tout à fait conscient. Tu remarqueras d'ailleurs que je n'ai pas noté l'album (car je ne saurais lui mettre que 20/20 malgré ces qq défauts). Cette chronique "coup de coeur" n'était que l'occasion pour moi de partager une passion, de communiquer un engouement pour une chanteuse vraiment hors du commun... Après si mon hommage permet de lui apporter de nouveaux fans, je n'en serais que plus satisfait, mais je le répète, mon but ici n'était pas de donner mon avis... Inutile dite vous ? Peut être...
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