Offspring of Time

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Nom du groupe Burning The Masses
Nom de l'album Offspring of Time
Type Album
Date de parution 23 Novembre 2010
Labels Mediaskare
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album25

Tracklist

1. Intro 00:55
2. Immersed Entity 04:56
3. Offspring of Time 03:49
4. Resonance of the Foul 03:09
5. Vicarious Wrath 04:42
6. Overseer Fixation Part 1 00:40
7. Overseer Fixation Part 2 04:20
8. Eclipse of Autonomy 04:55
9. Lair of the Blind Ones 03:52
10. The Ubiquitous Pillar 04:07
11. Tsar Bomb 04:21
Total playing time 39:06

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Burning The Masses


Chronique @ Arachnid

23 Novembre 2010

Offspring of Time est la réincarnation sonore d’un bulldozer vadrouillant à 200/h sur un trottoir

Deux ans après l’apocalyptique Mind Control, premier album des ados brutaux de San Diego, revoici donc Burning The Masses pour un nouvel opus des plus désarmants. D’office catégorisés ‘brutal deathcore’ par la foule d’internautes fanatiques, le quintet avaient en effet proposé du death/hardcore bourrin, sans concession, accélérant et ralentissant à leur guise le tempo pour nous servir un concentré de brutalité des plus plaisantes dans la même veine que JFAC. Toujours chez Mediaskare Records (King Conquer, Suffokate), ils décident de changer la donne. L’enregistrement de cette deuxième galette se fait à nouveau chez Stephan Hawkes et ils obtiennent même la participation du non moins célèbre Cameron Argon. Celui qui se fait appeler Big Chocolate pousse donc les growls (et les screams) sur ce deuxième opus avec une aisance professionnelle remarquable. Ajoutons à cela la patte de Pär Olofsson sur un artwork soigné (mais franchement très laid) et vous obtenez un casting de taille pour un album tout bonnement renversant.

Vous vouliez du breakdown, des ralentissements de tempo, des passages américanisés trop tendance ? Il va falloir vous en passer, Offspring of Time étant plutôt calibré death metal impitoyable, ultra-rapide et très technique. Pour faire bref, ce deuxième album est aussi différent de son prédécesseur que Planetary Duality l’était pour Akeldama (les fans de The Faceless comprendront). Plus orientés vers la vélocité maitrisée et les changements de rythmes hétéroclites, les BTM mettent une claque aux plus grands en proposant 40 minutes dévastatrices commençant par une introduction dérangeante, malsaine, annonciatrice d’une furie qu’on attend à chaque seconde. C’est ainsi que démarre en trombe "Immersed Entity", avec ses riffs brutaux, ses plans aériens, son ambiance glauque, ses breaks soutenus mais surtout son efficacité à nous faire passer d’un riff à l’autre sans peine, ceux-ci étant extrêmement variés (en témoigne ce solo final déconcertant, mêlant rythmique groovy et technicité heavy).

Sans comprendre quoi que ce soit, nous voici déjà immergés dans le deuxième morceau de l’album, le titre éponyme, tout aussi rapide, tout aussi méchant, rappelant les méfaits de Suffocation ou encore Vital Remains (également et notamment sur les morceaux "Resonance of the Foul" et "Lair of the Blind Ones"). Le temps de souffler quelques secondes sur l’interlude "Overseer Fixation Pt. 1" qu’on se retrouve à nouveau dans les griffes de la brutalité enivrante de sa suite, "Overseer Fixation Pt. 2", un titre orienté death/black sur certains riffs (je pense notamment à Enfold Darkness voire Obscura pour ma part), accompagné comme il se doit de soli épiques et d’un rythme autrement lourd. Le blast beat va bon train sur cette piste au final très reposante (c’est relatif bien sûr), le morceau alliant riffs en allers-retours et passages plus posés, le tout dans une ambiance très atmosphérique sans pour autant être soporifique.

Ainsi, les jeunes Américains, empreints de violence et de révolte, ordonnés, talentueux et inspirés, nous envoient ce qu’ils ont dans le ventre à chaque piste, nous happant totalement dans leur monde tonitruant. Guidé par tant de technique et de maîtrise, on ne peut que rester béat devant la puissance qui émane d’une telle galette. Soli extrêmement rapides, rythmiques old school, modernité sonore, variation de thèmes et batterie increvable, l’album est une totale réussite. Les Californiens ont bien appris leurs gammes et ils envoient constamment le pâté avec malice et contrôle, influencés par les géants du genre tout en proposant une claire identité peut-être pas très remarquable aux premiers abords mais diablement reconnaissable après moult écoutes.

Hélas, le grand Big Chocolate s’avère au final peu remarquable quant à lui, le démon de Huntington Beach se faisant littéralement dévoré par la musique qui l’entoure, le chanteur n’apportant pas vraiment quelque chose d’unique au CD. Le vocaliste oubliant ce qui a fait son succès (soit des exhales caverneux sortis d’un autre univers) et se concentrant sur un chant plus posé, plus classique, efficace mais pas original pour un sou. Unique réelle déception de ce deuxième album donc.

En somme et pour finir, Offspring of Time est la réincarnation sonore d’un bulldozer vadrouillant à 200/h sur un trottoir : il fait du grabuge, il fait du dégât, il fait terriblement mal. Burning The Masses accomplit une prouesse en offrant un CD tout simplement monstrueux, classé immédiatement parmi les meilleures sorties death de l’année en attendant qu’il mûrisse dans les années à venir. Il serait donc dommage de passer à côté d’une telle bombe.

11 Commentaires

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Arachnid - 24 Novembre 2010: +1 enthwane

Et non, il n'y a plus grand chose de deathcore à l'intérieur de Offspring of Time, juste du brutal :)
Krokodebil - 27 Novembre 2010: J'aime bien la pochette moi, ça change. On dirait un mix entre du Tool, du Iron Butterfly et Spritual Beggars.
Quant à la musique, j'ai pas encore écouté, mais belle chronique ! :)
enthwane - 29 Novembre 2010: La pochette fait très "Acid-Techno-Hardtek-Electro-Dub-machin" je trouve. Trop colorée, trop dépouillée, aussi laide que "Defloration" de TBDM. M'enfin, très bon disque de toute manière.
Deathiny - 09 Fevrier 2012: Très bon disque que je qualifierai tout simplement de Brutal Death Technic.
C'est pas du Brutal Death tout court je trouve qu'il ya quand même un fossé entre les 2 genres...
Les solos sont vraiment balèzes! merci pour la chro sinon .
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