Necrogenesis

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Nom du groupe Nordjevel
Nom de l'album Necrogenesis
Type Album
Date de parution 29 Mars 2019
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Sunset Glow
 
2.
 Devilry
 
3.
 The Idea Of One-Ness
 
4.
 Black Lights From The Void
 
5.
 Amen Whores
 
6.
 The Fevered Lands
 
7.
 Nazarene Necrophilia
 
8.
 Apokalupsis Eschation
 
9.
 Penzerengel
 

Bonus
10.
 Venom Of Serpents
 

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Nordjevel


Chronique @ Icare

13 Mars 2019

Necrogenesis reste dans la continuité du premier opus avec un côté peut-être plus sombre, violent et moins épique.

Ce qu’il y a de bien avec Osmose, c’est qu’on sait que chaque année, le label va nous dégotter une nouvelle sensation black de derrière les fagots : l’année passée, on a eu Avslut avec son terrible Deceptis, en 2017, on découvrait Venereal Baptism qui nous assommait à coups de Deviant Castigation Liturgy et en 2016, l’une des révélations du label français était sans conteste le premier album éponyme de Nordjevel, pur condensé de fureur et de froideur scandinave qui dévastait tout sur son passage.

Trois ans plus tard, le trio emmené par Doedsamiral nous revient sous la forme d’un quintette, avec les départs de Widigs et de Nord et l’arrivée des mercenaires chevronnés que sont DzeptiCunt à la basse (Ragnarok), Dominator à la batterie ( ex Dark Funeral) ainsi que Destructhor (ex Morbid Angel, Myrkskog) et Valla aux grattes (Vredhammer, ex Abbath). Autant vous le dire tout de suite, tout ce beau monde sait jouer et forme une horde sanguinaire aux intentions hostiles clairement avouées (il n’y a qu’à jeter un œil sur la pochette de l’album ainsi que sur les photos promos, assez éloquentes, pour s’en convaincre) : c’est un fait, Necrogenesis reste dans la continuité du premier opus avec un côté peut-être plus sombre, violent et moins épique. Vous voilà prévenus.


Premier bon point, c’est que le départ de Fredrik Widigs ne se fait pas trop sentir car son remplaçant est tout aussi monstrueux derrière les futs : la prestation du bonhomme est impressionnante, avec des blasts supersoniques et féroces qui rapprochent largement Nordjevel du black brutal suédois. D’ailleurs, c’est d’emblée un blast ultra rapide appuyant un riffing tranchant et froid qui vient nous cueillir sur un Sunset Glow d’ouverture plus qu’efficace, alternant intelligemment accélérations ultra percutantes qui nous laissent sur le carreau et parties mid tempo plus headbangantes à la norvégienne. Certes, la recette est éprouvée mais fait toujours son petit effet, surtout quand elle est exécutée avec un tel savoir-faire, et en 3,42 minutes les Norvégiens nous mettent une première branlée. S’ensuit un Devilry plus nuancé avec un riffing aussi complexe et accrocheur qui flirte avec le death mélo - encore une fois, on est plus en Suède qu’en Norvège - et au passage central ultra rapide et assassin avec ce solo jouissif aux notes hurlantes, morceau qui montre l’étendue de la palette du groupe qui, même s’il s’illustre particulièrement quand il s’agit de bourrer sec, sait aussi ralentir le tempo et proposer des titres plus nuancés : ainsi, entre un The Fevered Land destructeur et hystérique aux accents de Blood of Serpents histoire de rester dans des références récentes, et un Black Lights from the Void au mid tempo rampant et luciférien à la noirceur épique et à la lourdeur presque death par moments, il y a un écart assez important, même si on reste dans du black scandinave pur jus, et les cinq grimés montrent qu’ils ont plus d’un obus à leur bazooka.

La production est encore une fois à l’avenant, claire et tranchante comme il se doit pour ce genre de musique, et une fois encore, on appréciera la richesse de ces neuf compositions dont les subtilités se révèlent au fil des écoutes. Finalement, au milieu de cette tempête de décibels, la musique reste assez variée pour ne pas lasser, tant dans les riffs que dans les tempos, et même si l’ensemble reste d’une violence soutenue, Necrogenesis propose un bon compromis entre black brutal à la suédoise (au hasard la bombe incandescente qu’est The Fevered Land, Apokalusis Eschation et son riffing très mardukien) et art norvégien (le groovy Nazarene Necrophilia) avec quelques légères touches death qui s’invitent parfois histoire de rendre l’ensemble encore plus massif et destructeur. Certes, par rapport à l’album éponyme, la surprise n’y est plus, mais la qualité de l’ensemble est encore une foi irréprochable et propose un bon équilibre qui pourra satisfaire autant les amateurs de vitesse et de bourrinage que ceux qui apprécient les bourrasques de riffs glacés et les mélodies épiques du Grand Nord.

Hail Norway, hail Black Metal, hail SatanHail Nordjevel !

2 Commentaires

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tormentor - 13 Mars 2019:

Ça donne envie tout ça !! Faut que j'aille voir ça !

Merci pour la chro.

meuldor - 22 Mars 2019:

merci pour la chro, et les références qui me renvoient direct vers d'autres groupes à découvrir. j'ai adoré le premier album, parfais pour soulever les altères!impatient d'écouter ça.

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