Motel California

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Nom du groupe Ugly Kid Joe
Nom de l'album Motel California
Type Album
Date de parution 22 Octobre 1996
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album91

Tracklist

1. It's a Lie
2. Dialogue
3. Sandwich
4. Rage Against the Answerring Machine
5. Would You Like to Be There
6. Little Red Man
7. Bicycle Wheels
8. Father
9. Undertow
10. Shine
11. Strange
12. 12 Cents

Chronique @ stickinthemud

05 Novembre 2012

Album décevant par rapport aux précédents

Ugly Kid Joe, groupe de heavy metal californien formé en 1990 qui s’inscrit dans une dynamique assez parodique (le nom du groupe est d’ailleurs un clin d’œil aux glam-rockeurs « Pretty Boy Floyd »). J’ai dit heavy metal par défaut car les influences de leur musique sont multiples et varient selon les morceaux. Ainsi, on retrouvera dans leur œuvre du hard-rock ou encore du funk mais tout ça est toujours enrobé d’une tendance très groovy et d’une ambiance bon-enfant. Pas de metal sombre et obscur ici, UKJ ça fout la patate !

Après un premier album deux fois disque de platine et un deuxième opus moins convaincant mais bien reçu également, le troisième, «Motel California», fut un bel échec commercial. Mais est-il à jeter pour autant ?

Le morceau d’ouverture «It’s A Lie» sera aussi le premier single de l’album. Titre très metal s’il en est et dans lequel on ne retrouve pas cette ambiance positive propre au groupe. En effet, le frontman Whitfield Crane pose un couplet presque parlé suivi d’un refrain sur lequel il n’hésite pas à beugler. Cela donne un morceau de metal correct sans rien de très original et on espère que ce ne sera pas comme ça tout l’album.

Il faudra attendre la troisième piste, «Sandwich» (le second single de l’album) pour retrouver la marque de fabrique des californiens. Un riff lourd pour le côté heavy, une basse en slap pour le côté funky et un refrain entrainant avec un chant doté de quelques chouettes fantaisies pour la bonne humeur feront de ce titre la pièce principale de cet album. Après ça, il n’y a malheureusement déjà plus grand-chose à se mettre sous la dent…

On notera tout de même le côté mélodique et fort agréable à écouter de «Would You Like To Be There», morceau dans lequel on perçoit le premier et très timide solo de guitare. Il y en a seulement deux autres dans l’album, guère plus transcendants, qui clôturent la ballade «Undertow» ainsi que «Strange». Trois morceau, en plus de «Sandwich», font tout de même bien dodeliner de la tête grâce à une rythmique heavy plutôt bien calibrée : «Little Red Man», «Father» et «Strange». «Bicycle Wheels» vaut la peine également, il s’agit du seul morceau vraiment funky de l’album et il fait du bien. L’album se termine sur «12 Cents», une ballade plutôt réussie mais très mélancolique qui correspond peu avec la réputation du groupe. Il y a également une espèce de morceau caché, des percussions qui sonnent tribal… Allez comprendre !

L’échec commercial de cet album me semble mérité. Motel California est un opus mi-figue mi-raisin qui ne décolle jamais. Les morceaux ne sont pas mauvais mais ils manquent de folie et surtout de travail. Malgré une très bonne production, L’album semble vite fait. D’ailleurs la moitié des morceaux ne dépasse pas les trois minutes et dans ce genre musical, c’est rarement de bon augure. Ensuite, pourquoi avoir boudé les solos alors que Klaus Eichstadt et Dave Fortman en ont le secret ?

La seule amélioration nette par rapport aux deux opus précédents c’est la qualité de la pochette! Belles couleurs, en accord avec le titre, ça change des vieux dessins présentés auparavant.

Pour conclure, je vais mettre un peu d’eau dans mon vin en disant que hors-contexte, cet album reste constitué de bonne musique et qu’il n’est pas déplaisant à écouter, il est simplement très décevant par rapport aux deux autres. Il n’est donc pas à jeter, mais on ne sort pas de l’écoute de «Motel California» reboosté et avec le sourire aux lèvres et c’est dommage car c’est l’effet attendu lorsqu’on écoute ce groupe. Pour ceux qui découvrent UKJ, je vous conseille de commencer par «America’s Least Wanted», ils ne l’ont encore jamais égalé. Mais qui sait ? Le groupe est reformé maintenant !

4 Commentaires

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OVERKILL77 - 05 Novembre 2012: D'accord avec toi, album plus que décevant !
Pour ma part j'ai une légère préférence pour le second opus "Menace to Sobriety"....

Pour ce qui est de la reformation, "wait & see". les sales gosses ont prits de l'âge et je doute que le prochain album... si il y'a vraiment un prochain album soit de le même trempe que "ALW" ou "MTS", mais comme tu le dis si bien: Qui sait ?

Merci en tous cas pour cette chronique pour un album très très dispensable !
metalsmith - 05 Novembre 2012: il est vieux comme lp et apres!!!
il est pas si mauvais !
certes pas le meilleur mais...
et puis le plus important pour mopi serai plutot de dire quand ils veulent un nouveau!!! non???
MAIS QUI SAIT.....
OVERKILL77 - 06 Novembre 2012: Ils ont sortis quelques titres, dernièrement, en téléchargement qui ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable
krashno - 09 Novembre 2012: c'est vrai que le groupe a laissé un peu de côté la bonne humeur communicative pour une mélancolie sombre. On avait déjà vu sur l'album précédent des titres plus agressifs mais qui filent la patate (Clover, VIP) mais cette mélancolie plus lancinante que remuante à de quoi surprendre(Little red MAn, Father). Cependant il y a toujours des moments magiques comme Would You Like to Be there ou les superbes 12 cents et Undertow. Moi, ce qui m'a gêné, au delà de l'absence de solos, c'est que certains morceaux sont trop courts et manquent de surprise (de folie comme tu dis). On est forcément déçu car le potentiel est là mais il manque un p'tit quelque chose.je trouve La note de 14 tout a fait justifiée.

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