Light of Dawn

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Nom du groupe Unisonic
Nom de l'album Light of Dawn
Type Album
Date de parution 01 Août 2014
Labels Ear Music
Produit par
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album69

Tracklist

1. Venite 2.0 01:31
2. Your Time Has Come 05:03
3. Exceptional 05:02
4. For the Kingdom 04:54
5. Not Gonna Take Anymore 04:27
6. Night of the Long Knives 05:03
7. Find Shelter 05:05
8. Blood 04:46
9. When the Deed Is Done 05:06
10. Throne of the Dawn 04:51
11. Manhunter 03:37
12. You and I 05:20
Bonustrack (European Release)
13. Judgement Day 04:50
Total playing time 54:45

Chronique @ LeLoupArctique

07 Août 2014

Contentons-nous pour l'heure de cet album qui rassure quant à l'avenir de ces anciennes gloires.

Y-a-t-il encore besoin de présenter Unisonic, le rassemblement inédit de Michael Kiske et Kai Hansen ? Je pense que non ; par contre, un petit rappel des faits peut s'avérer utile pour pouvoir parler de ce nouveau méfait.
Unisonic est donc composé de messieurs Kiske (Place Vendome, ex-Helloween) et Hansen (Gamma Ray, ex-Helloween) mais aussi de Kosta Zafiriou et Dennis Ward (tous deux Pink Cream 69) même si ce dernier est plus connu pour son métier de producteur. Le guitariste Mandy Meyer (Krokus, ex-Gotthard) complète le line-up. Formé en 2009, le "supergroupe" s'est rapidement mis au boulot, proposant dès l'été 2012 son premier album éponyme, promu par un EP sorti quelques mois avant.

Cependant, tout ne s'est peut-être pas passé comme prévu. Si l'EP avait enthousiasmé les plus sceptiques, l'album éponyme en avait refroidi plus d'un. En effet, les allemands (ou germanophones pour être plus précis - Mandy Meyer étant suisse) laissaient entrevoir avec l'EP un heavy mélodique certes classique mais rafraîchissant. Quelle désillusion d'avoir ensuite un album de Hard Rock gentillet, frais mais archi-convenu ! En même temps, Kai Hansen n'avait pas participé à la composition, et Kiske, converti au Hard FM avec Place Vendome, a dû avoir de l'influence sur les morceaux. Les critiques ont été vives et virulentes, les ont-ils pris en compte ou ont-ils continué dans cette voie ?

Et bien, certains changements sont déjà apparus à la sortie de l'EP For the Kingdom, sorti quelques mois avant le présent album (une habitude maintenant). Tout d'abord, question visuel, la cuvée 2014 est radicalement différente. À la place des artworks minimalistes d'Ignition et de l'éponyme nous avons cette fois droit à des pochettes soignées, dans le plus pur esprit steampunk. Question musique, Unisonic avait dévoilé deux nouveaux morceaux agréables, renouant avec le heavy mélodique tant espéré. Toutefois, il y avait lieu d'être sceptique jusqu'à la sortie du full-lenght, étant donnée la presque trahison de 2012. Et le changement, c'est doucement, mais c'est bien pour maintenant.

Unisonic joue cette fois franchement et fièrement un heavy metal entraînant et mélodique, beaucoup moins chargé en sucres artificiels que le premier essai. Le travail est aussi un peu plus ambitieux, en témoigne la présence d'une petite introduction orchestrale épique et sympathique, nommée Venite 2.0. Your Time Has Come déboule et, Halleluyah ! , on retrouve bien le heavy metal speed promis ! Les guitares sont lourdes et incisives, la basse est galopante, il y a du rythme, ça bouge, Kiske est bien en voix, le bonheur quoi ! Le morceau, certes simple dans sa formule, réjouis néanmoins grâce à une interprétation sans faille qui continuera sur tout l'opus, et on a le sentiment que l'alchimie d'antan n'est pas entièrement foutue.

L'écoute se poursuit donc, enchaînant des rythmes speed et tempi rapides, avec des morceaux vraiment agréables, même si l'originalité n'est que rarement au rendez-vous. Ainsi on retrouve un bon Find Shelter, très helloweenien dans ses couplets et ses ponts, et beaucoup plus orienté power metal que le reste de l'offrande. On tombe au passage sur For the Kingdom, déjà dévoilé il y a quelques mois, mais toujours aussi appréciable avec ces refrains entêtants et son solo typique de Kai Hansen.
La tuerie de l'album sera pour moi l'impressionnant Throne of the Dawn, débutant sur une atmosphère malsaine avant de lâcher d'un coup toute la puissance des guitares sur un mid-tempo endiablé. Les couplets sont efficaces, peut-être plus typés Hard Rock, mais les refrains ainsi que la partition de guitare sont bien dans le heavy voire le power.

Unisonic propose ensuite d'autres morceaux plus proches de ce qui avait été façonné en 2012, mais sans renier le caractère plus péchu de ce millésime-ci. Des morceaux encore une fois bien sympathiques, composés avec plaisir, mais dont l'impact sera moins fort que pour ceux cités précédemment.
Évoquons alors Not Gonna Take Anymore, évoluant au confluent du Hard et du Heavy, avec ce refrain taillé pour la scène mais pas franchement terrible. When the Deed Is Done cherche quant à lui à retrouver avec son intro le côté "happy metal" qui avait fait le succès d'Helloween sans changer la recette d'un heavy mélodique déjà bien usé.
Night of the Long Knives en revanche se distingue par une introduction originale avant d'être sublimée par un énorme riff avec basse surpuissante. Le refrain par contre reste dans les standards du genre tout en s'avérant très entraînant.

Les germains cherchent aussi de nouveaux chemins, tentent quelques idées nouvelles, avec par exemple la fausse ballade Blood. Si la partie instrumentale n'est finalement pas plus intéressante que d'habitude, il convient de souligner la performance de M.Kiske, tout en sensibilité. L'erreur de composition provient aussi de ces titres pensés différemment ; Exceptional soulèvera peut-être une vague d'incompréhension face à ce titre à la basse si peu élégante et aux refrains téléphonés. "I can be exceptional, sensational for youuuuu !" : et bah c'est raté pour cette fois ...
La faute de goût quant à elle vient de la ballade You and I (non, ce n'est pas une reprise des Scorpions !), très étrangement placée en fin d'album. Cette chanson est toutefois loin des monuments de mièvrerie présents sur le précédent full-lenght, mais ne casse pas trois pattes à un canard non plus ; bref, c'est une ballade classique.

La révolution n'est pas à l'ordre du jour chez Unisonic, mais les germanophones ne font pas de sur-place non plus. On remarque avec plaisir que le groupe est à l'écoute de ses fans et tient à leur proposer le meilleur sans trahir le son qui leur tient cœur. À propos de son, notons aussi une production en béton armé, donnant beaucoup de relief à la guitare et à la basse (l'avantage d'avoir un bassiste-producteur). On regrettera juste une batterie un peu en arrière, qui se contente d'ailleurs de partitions basiques de chez basique.
Ce Light of Dawn est donc une bonne surprise à bien des égards, dévoilant enfin un vrai heavy / power mélodique et non un succédané de Hard Rock. Le tout donne aussi une impression de sérieux qui manquait gravement à l'opus précédent, même si on sent toujours que les musiciens se font plaisir. Néanmoins, quelques efforts supplémentaires seront attendus pour sortir enfin l'album qui marquerait d'une pierre blanche ce rassemblement historique. On aimerait par exemple des morceaux qui sortent des structures habituelles, voire sur de plus grandes longueurs. Plus de recherches sur des mélodies originales serait aussi appréciable.
Quoi qu'il en soit, contentons-nous pour l'heure de cet album qui rassure quant à l'avenir de ces anciennes gloires.

16 Commentaires

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Yann.77 - 27 Août 2014: je précise que j'écoute la musique sur mon ordinateur (n'ayant plus de chaine hifi), j'ai donc essayer sur autre chose, le lecteur DVD, et là je n'ai plus ce problème, j'en conclu donc que le CD ne doit pas aimer mon ordi.... merci à vous deux pour vos réponses
rockyouaxel - 03 Septembre 2014: Je trouve que cet album est excellent! Les riffs sont beaucoup intéressants et mieux construits!
Enfer - 07 Septembre 2014: L'intégralité de la chronique est très intéressante, par contre je ne suis pas du tout d'accord avec toi en ce qui concerne Exceptionnal que je trouve à tomber
chmetal - 10 Septembre 2014: Même avis qu'Overkill77 ! Il faut surtout pas faire la comparaison avec les débuts d'Helloween, et le prendre comme un album de heavy speed teuton comme ils savent les faire en Allemagne.

C'est pas l'album de l'année mais on a quand même plaisir à l'écouter (plusieurs fois !).
Sinon, je suis aussi ravi du retour d'une des plus belle voix du heavy metal ...

MAIS, j'ai vu cet été Unisonic au Bang Your Head et j'ai constaté que Kiske, malgré sa belle voix, avait une attitude totalement déplacée sur scène (backstage pendant certains solos, et sur la dernière chanson "I want Out" (comme c'est original !), il s'est allongé sur scène pendant plus de 5 minutes en se faisant chier comme un rat mort. Et je passe les autres détails ...

@Yann : achète le vinyle comme moi, t'es sûr de ne pas avoir un son numérique avec des clicks !! ;-)
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Chronique @ dark_omens

07 Septembre 2014

Il faut parfois savoir oublier les rancoeurs du passé...

A l'aune de ce Light of Dawn, deuxième véritable album des Allemands d'Unisonic, il serait proprement inacceptable de continuer à nourrir une haine inextinguible à leur encontre sous le prétexte fallacieux de la supercherie engendrée par un prédécesseur vendu comme ce qu'il n'était pas réellement. Continuer de s'épancher sur cette cruelle désillusion que d'aucuns, dont votre modeste serviteur, ont pu ressentir à la découverte de cette opus éponyme sorti en 2012, serait, en effet, injustement arbitraire.

Et puis comme le disait le poète, il faut oublier. Tout peut s'oublier.

Toutefois puisque dans le but d'atténuer les grognements sourds de cette subjectivité rageuse, nous consentirons à faire l'effort de nous débarrasser de ces quelques aprioris négatifs, tentons également de ne pas excessivement nous attarder sur ceux, infiniment plus positif quant à eux, consistant à systématiquement encenser tout produit, et ce quelles que soient sa qualité intrinsèque, sur lequel apparaissent les noms soit de Kai Hansen, soit de Michael Kiske. Et à fortiori des deux.

Abordons donc ce nouvel opus des Allemands d'Unisonic avec le moins de préjugés possible. Pour ce faire commençons donc par dire qu'ici il n'y a aucunement tromperie sur la marchandise. Unisonic nous propose bel et bien de nous égarer dans ce mélange très personnel tantôt Heavy Metal (l'appréciable Throne of the Dawn), tantôt Speed (les très bons Your Time Has Come, For the Kingdom, Find Shelter), tantôt Hard Rock, tantôt Hard-FM et tantôt tout à la fois (Night of the Long Knives, Manhunter ou Judgement Day).

Si l'ensemble sera, cette fois-ci, suffisamment rugueux, dynamique et attachant pour nous faire oublier la mièvrerie de ce piètre éponyme, il nous faudra cependant insister sur l'aspect très mélodique qui règne ici. Et notamment au cœur de ces refrains souvent très harmonieux. Rien de rédhibitoire cependant puisque nombres des pistes de ce plaidoyer seront enthousiasmantes et, à dire vrai, seul un Not Gonna Take Anymore pourvu de certains atours dangereusement naïfs, nous aura fait craindre le pire. Heureusement l'âpreté des guitares habillant ce titre le rééquilibre parfaitement.

D'ailleurs puisque nous en sommes à évoquer les travaux de Kai Hansen et de Mandy Meyer, soulignons à quel point ils sont pertinents apportant la dose juste d'agressivité à tous ces passages doux et mélodiques. Un équilibre très intéressant en somme.

Dans ce chapitre consistant à louer les talents des acteurs de cette (relative) réussite, difficile de ne pas dire quelques mots sur Michael Kiske. Difficile de ne pas saluer sa performance qui, ici, sied parfaitement à l'art de cette formation. Difficile de ne pas convenir du fait que le bougre sait exactement donner l'intonation juste pour faire passer les émotions adéquates et nous rappeler, par là même, à certains bons souvenirs (comprenne qui pourra). Difficile de ne pas reconnaître les qualités d'un timbre qui se sera, au final, peu dégradé là où, malheureusement, celui d'autres auront parfois sombré.

Même les ballades Blood au break final un peu plus énergique et When the Dead Is Done n'entraveront pas notre plaisir. Ils seront de jolis moments révélant la subtilité des compositeurs présents ici. On regrettera simplement qu'elles soient ainsi placées l'une après l'autre créant soudainement une rupture avec le reste de ce manifeste.

Aucune ombre insupportable ne viendra donc ternir une démonstration fort agréable qui sans jamais nous subjuguer éveille en nous d'authentiques plaisirs.

3 Commentaires

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Aliveandrock - 07 Septembre 2014: Bonne analyse, Dark. Cet album passe bien mieux que le premier, (que j'aimais bien), car plus authentique, moins commercial, et surtout plus sérieux. Et bien plus axé heavy. Mon seul regret est que Kai n'est pas plus eu de temps pour apporter les petits plus, qui auraient placé cet opus encore un cran au dessus. Bah, ce sera pour le prochain, espérons-le !
TheLastWarrior34 - 07 Septembre 2014: Perso je dis heureusement qu'il y a Kai pour donner un coup de main, sinon ce groupe serait tombé bien bas
Il me fait rire Kiske lorsqu'il dit sur RadioMetal que son " groupe " est meilleur qu'Helloween : hahaha
bruno60 - 22 Janvier 2015: Excellente pertinence de tes propos au même titre que ta chronique sur KISKE-SOMERVILLE , tu es à n'en pas douter un chroniqueur à suivre de près , tu sais indéniablement trouver le ton juste et objectif ( exercice bien loin d'être aisé ). Bravo ! Hail and kill
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Commentaire @ Hellsoldier

06 Fevrier 2015

La consécration pour Michael Kiske.



L'album révélateur ! Celui qui confirme que Unisonic n'est pas un projet de seconde zone ! Michael Kiske est bel et bien de retour dans le metal , et les "Keeper of The Seven Keys" n'ont jamais été aussi proche !

Prenez "Your Time Has Come" le premier morceau. Une double pédale frénétique , des mélodies de guitares magnifiques , et un refrain très haut-perché absolument sublime. Oui mesdames et messieurs , Kiske chante à nouveau du speed mélodique dans un groupe qui est le sien !
Merci Kai Hansen ? Non , car celui ci n'a pas participé au processus de composition , c'est donc bien l'orientation d'un groupe uni(sonic) qui passe d'un speed mélodique maîtrisé ("For the Kingdom" et ses solis d'une virtuosité accablante , "Your Time Has Come" dont j'ai deja parlé et "Find Shelter" avec ses changements de rythmes et son final démentiel)à un Hard Rock mélodique que ne renierait pas Axxis ("Night of The Long Knives" et son intro explosive , l'hymne "Not Gonna Take Anymore" , et le fédérateur "Exceptionnal" qui possède un break envoutant à tomber) sans oublier sa facette plus Heavy (la sublime "Throne of The Dawn" et son break "Maidenien", et "Manhunter" teinté de hard rock, avec sa mélodie joyeuse).
Et que dire des morceaux plus calmes ? "When the Deed is Done" avec son riff appuyé et son refrain touchant et beau à en pleurer , "You and I" très belle sans atteindre la mièvrerie , et bien entendu "Blood" une composition de Kiske alliant couplets tristes et refrain plus optimiste.
On note 2 morceaux bonus , un pour la version Européenne : "Judgement Day" un magnifique morceau de Hard Rock qui monte peu à peu en puissance avec un refrain de toute beauté, et un pour la version Japonaise : "Dare" du speed mélodique "Happy Metal" digne de l'époque "Keeper".
Cet album est pour moi la consécration du groupe, Michael a retrouvé de sa superbe et réussit même l'exploit d'être meilleur qu'en 1987, ses aigus étant bien mieux maîtrisés et purs.

Alors bien sûr ceux qui attendent du "100 % Helloween" seront déçus. Pour ma part, ce n'est pas le cas. Cet album est un concentré de morceaux variés, accrocheurs, beaux et très bien exécutés par des musiciens de talent.
Et puis quel voix bon sang !!

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