Lies

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Nom du groupe Krabathor
Nom de l'album Lies
Type Album
Date de parution Septembre 1995
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album47

Tracklist

Re-Issue in 2014 by Mad Lion Records
1.
 The Truth About Lies
 02:54
2.
 Unnecessarity
 03:03
3.
 Short Report on the Ritual Carnage
 05:14
4.
 Tears, Hope and Hate
 04:24
5.
 Pain of Bleeding Hearts
 03:02
6.
 Rebirth of Blasphemy
 06:07
7.
 Imperator (Strike Again)
 03:53
8.
 Stonedream
 03:20
9.
 Believe
 03:09

Bonus
10.
 Pacifistic Death
 04:13

Durée totale : 39:19


Chronique @ BEERGRINDER

13 Août 2008
Après deux albums de Death conventionnel, les membres de Krabathor souhaitent désormais passer à la vitesse supérieure. Dans le but d’obtenir une meilleure distribution Christopher et Bruno quittent Monitor Records dont le rayon d’action ne dépasse guère leur propre pays, pour signer avec le label allemand Morbid Records spécialiste du Death et du Grind.

Si on observe bien la pochette sur fond pourpre avec cette scie circulaire tranchant la nuque d’un pauvre malheureux, on peut penser que les tchèques (sans provision)) ont décidé de durcir le ton. C’est en effet le cas et ceux qui attendaient un Death classique et pépère ont du être surpris de constater un tel changement musical.

Rien que la courte intro et sa petite phrase assassine (vous n’avez qu’à écouter pour comprendre au lieu de poser des questions idiotes) en disent long sur la volonté d’en découdre du trio, The Truth About Lies démarre en effet furieusement. Si on reconnaît la voix de Christopher, le son de guitare, ainsi que la basse de Bruno relativement en avant, l’exécution des morceaux s’est considérablement accélérée avec cette fois des riffs rapides qui scotchent son homme et une batterie beaucoup plus intense due à l’arrivée derrière les fûts de Pegas, au jeu plus rentre-dedans que Kopec et qui correspond mieux au nouveau style pratiqué par Krabathor.
Passé l’ouragan et l’effet de surprise de l’excellent premier titre, le massacre continu avec Unecessarity le single de l’album avec son break abyssale après le premier riff suivi d’une accélération dantesque et de petit soli distillés judicieusement ça et là.

Dans Krabathor il n’y a qu’une guitare (Christopher) et c’est sans doute pour cela que la basse de Bruno claque autant, ceci est particulièrement marquant sur Short Report On The Ritual Carnage et ses mid-tempos bien plus homogènes et consistants que sur les deux albums précédents. C’est également le cas sur Pain Of Bleeding Hearts qui délivre des riffs puissants et hypnotiques en particulier le passage centrale toujours avec cette fameuse 4 cordes claquant comme un fouet.

Bruno et ses deux collègues ont retenus magistralement les leçons du passé et se permettent même quelques escapades mélodiques (enfin relativement ? c’est toujours de gros Death hein…) afin de varier les plaisirs, comme sur Tears, Hope And Hate où l’instrumentale Believe qui permet à Christopher de se lâcher complètement sur des soli très Heavy Metal qui fleurent bon les années 80 et qui rappellent les fameux duels Tipton / Downing sur Defender Of The Faith et Screaming For Vengeance : ceux qui affirment que les guitaristes de Death n’ont pas de feeling recevront un cinglant démenti rien qu’avec ce titre.

Preuve supplémentaire de l’arrivée à maturité, le morceau long Rebirth Of Blasphemy passe comme une lettre à la poste, c’est même un temps fort de l’album avec un refrain accrocheur sonnant comme un hymne, alors que sur Cool Mortification ces longues chansons ennuyeuses saoulaient plus qu’autre chose. N’ayant pas oublier ses racines musicales (Krabathor s’est monté au milieu des 80’s) les réminiscences Thrash sont bien marqués sur Imperator (Strikes Again) avec un riff principal que n’aurait pas renié la scène allemande de la deuxième partie des 80’s mais joué dans une optique résolument moderne : le Death de Krabathor n’est pas tourné vers le passé au contraire.

Pour ceux qui disposeraient de la réédition de 1997, l’excellent titre Pacifistic Death est disponible en bonus, il s’agit en fait d’un vieux titre présent sur leur première galette Only Your Death Is Welcome qui a été réenregistré et « brutalisé » pour l’occasion.

Vous l’aurez compris Krabathor a opéré une véritable métamorphose avec Lies, donnant à sa carrière un autre dimension et lui permettant d’envisager l’avenir autrement qu’avec ses deux premiers albums ne sortant pas vraiment de la masse.
La suite sera (dans un premier temps) tout aussi brillante et c’est ce que nous verrons sur le suivant Orthodox.

BG

10 Commentaires

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ArchEvil - 17 Août 2008: Rah merci BG de m'avoir convaincu, je serais passé à côté de quelque chose sinon... Cet album déchire sa race, produciton plus sèche mais bien plus occulte aussi. Rah et puis ces riffs nondediou ! Le principal de The Truth about Lies, l'énorme Rebirth of Blasphemy, Tears, Hope and Hate. je sens qu'il passera encore quelques fois.

Encore bravo, c'est carton plein !
BEERGRINDER - 17 Août 2008: Ravi que ça te plaise, Lies est plus méconnu que Orthodox et comme tu le soulignes, sa production est à la fois moins "in your face" mais plus occulte. C'est pourquoi j'ai tenu à inviter mes amis sommiens à prêter attention à cette chronique.
ArchEvil - 21 Août 2008: Tous ces mets tentants me pousseront à rattraper mon gros retard en Death Metal.

Sinon, tu en es où sur Orthodox?
BEERGRINDER - 21 Août 2008: Ca sera pour la semaine prochaine je pense, là je suis en vacances au bord de la mer chez des amis.

Pas envie de me lancer dans une rédaction qui demande quand même une certaine concentration et un peu de rigueur, incompatibles avec l'état d'esprit repos/visite touristique/apéro dans lequel je suis à l'heure actuelle.
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