La Iglesia del Odio

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Nom du groupe Impureza
Nom de l'album La Iglesia del Odio
Type Album
Date de parution 20 Avril 2010
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album83

Tracklist

1. El Gitano Maldito 03:43
2. Marranes 05:34
3. La Luz de la Luna Negra 06:17
4. Besar la Mano del Infame 04:42
5. Las Iglesias del Odio 05:13
6. Y Corre la Sangre 02:57
7. La Checa del Perverso 03:04
8. En el Deserto de la Creencia 08:04
Total playing time 39:34

Chronique @ BEERGRINDER

14 Mai 2010
« Mieux vaut tard que jamais » Rarement un adage aura été aussi vrai pour la sortie de ce premier album des orléanais. Enregistré début 2008 au Studio Plus de Stéphane Buriez, La Iglesia del Odio (2010) n’arrive dans les bacs qu’en ce printemps, la faute à des problèmes extra musicaux dont je vous épargneras les détails, ne possédant pas l’intégralité des tenants et des aboutissants. Dans tous les cas, après la réédition des démos en 2007 chez Nihilistic Holocaust, Impureza lâche enfin son Full-Lenght chez Snakebite Productions (Ouroboros, Bloodshed, ...).

Pour les gens découvrant le groupe, sachez que tout en conservant une identité musicale clairement rattachée à ce style, on est loin d’un Death Metal classique. Le quatuor inclut de nombreux éléments Flamenco à sa musique. Ce mélange pourrait sûrement être indigeste si nous avions à faire à des musiciens moyens cherchant simplement à sonner original juste pour l’être. Mais comme Nile a su le faire à merveille avec les éléments égyptiens, Impureza intègre parfaitement les éléments latinos, et ne se contente pas d’en placer quelques uns par ci par là.
« Lionelito » et ses amigos exploitent d’ailleurs à fond le concept avec des paroles intégralement en espagnol et un magnifique artwork signé Johann Bodin, représentant une sorte de Don Quichotte satanique brûlant tout sur son passage devant le fronton de « l’église de la haine ».

L’album est constitué principalement de morceaux déjà présents sur les démos, mais aussi de nouveaux titres écrits pour l’occasion, sans que la différence de niveau ou d’inspiration soit visible. On notera toutefois le remarquable titre éponyme sur lequel Lionelito fait étalage de tout son savoir faire avec une intro qui pourrait figurer dans Desperado. Mais attention, la musique de Impureza bien qu’empreinte de Flamenco reste violente comme doit l’être le Death Metal. Dans tous les cas, le parallèle avec le légendaire Amongst the Catacomb of Nephren-Ka est inévitable, El Gitano Maldito (non ce n’est pas un titre de Yvan Le Bolo’ch et Manitas de Platas), la lourdeur de ses guitares couplée à des sonorités traditionnelles, les blast-beat puissants de Guillermo, la rage dans le chant de Lamas (je suppose qu’il s’appelle Laurent, le jeu de mot est capillotracté mais les bonhommes ont de l’humour), tout rappelle le redoutable combo de Karl Sanders, sauf que Impureza ne s’intéresse pas aux momies et pyramides mais aux conquistadores et au soleil qui crame la peau des gringos dans le désert...
Les orléanais atteignent le sommet de leur art sur La luz de la Luna Negra, long titre à tiroirs proposant un Death technique et épique sans en perdre sa violence. Emmené par des rythmiques terrassantes de Lionelito, alternées avec quelques parties acoustiques toujours aussi espagnoles, ce morceau emmène littéralement l’auditeur dans leur univers, je vous conseille tout particulièrement le pont à 2:30 et la dévastatrice accélération qui suit.

Malgré un son de grosse caisse un poil synthétique, les prises de son de Stéphane Buriez et le Mastering de Colin Davis (Vile) s’avèrent payantes, donnant une tout autre dimension aux morceaux, tant sur les cristallines parties Flamenco (tantôt en solo, tantôt en duo avec les riffs guitare électrique comme sur Marraneo) que sur les passages typiquement Death Metal. A la fin de Besar la Mano Del Infame nous avons même droit à des castagnettes pour une ambiance très taurine qu’on décrira tel un Innuendo de Queen version Death...
Pour une fois que des Français sont à la pointe de l’innovation sans perdre la violence qui fait la moelle du Death Metal (Comment ça Kalisia ? Je n’ai rien dit, vous avez juste interprété... de façon correcte), Impureza mérite la plus grande attention. Il est indispensable de se pencher sur La Iglesia del Odio qui pourrait être la meilleure surprise de cette année. Espérons que Snakebite puisse promouvoir cette petite merveille et apporter une reconnaissance méritée à nos Antonio Banderas du Death Metal.

Aïe caramba!

BG

30 Commentaires

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albundy57 - 01 Fevrier 2011: Je ne connaissais pas non plus IMPUREZA , mais si c'est recommandé par Fab et Beergrinder, ça mérite d'y jeter une oreille!

Au final je suis assez surpris de la qualité et de l'efficacité de cet album.

Vraiment du bon death brutal qui sent bon MORBID ANGEL , INCANTATION et bien sûr NILE.

Et comme NILE j'avoue être un peu saoûlé par les parties "musique locale". Mais bon, il est vrai que celles-ci ne sont pas légion et sont placées de façon assez efficace.Il me faudra juste le temps de m'y faire, tout comme avec NILE ou KRONOS.

En tout cas longue vie à IMPUREZA qui a de quoi rivaliser sur la scène européenne!
Un bon groupe français qu'il va falloir surveiller...
jocemcmxcix - 07 Août 2011: Nile et l'Egypte , Kartikeya et l'Inde (Mahayuga est tout bonnement fabuleux !), voici Impureza et l'Espagne !Le tour du monde en Brutal Death !!!
MikeSlave - 23 Octobre 2011: Album de folie qui tourne en boucle depuis l'achat en juillet directement dans leur fief du Loiret.

Une claque,une mandale que dis-je.On sent que les musiciens ont passé des heures à peaufiner les passages flamencos même si je regrette parfois les articulations entre brutal death et flamenco pas assez fluides selon moi ( ça reste subjectif).Ils passent à la fin du mois d'octobre prés de Niort à Saintes et on a la possibilité de passer un peu de temps avec le gratteux vocaliste qui est un ami de ma compagne..mais bon faute de garde d'enfant pour nos jumeaux ça sent le pâté...pfff
 
El_Totor - 25 Mars 2015: Très bon album, c'est effectivement marrant que, l'Espagne et l'egypte n'ayant pas grand chose en commun, certaines choses sonnent un peu comme nile, et quelques passages péchus où la voix en espagnol rappelle presque du brujeria. Ce qui est cool, c'est qu'outre toutes les qualités de l'album déjà mentionnées, la manière dont il est construit globalement est très plaisante, il y a une sorte de continuité qui le rend ultra digeste, un peu comme un Carmen de Bizet ;)
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