Journey to the End of the Night

Liste des groupes Metal Progressif Green Carnation Journey to the End of the Night
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Nom du groupe Green Carnation
Nom de l'album Journey to the End of the Night
Type Album
Date de parution Octobre 2000
Enregistré à Klangschmiede Studio E
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album28

Tracklist

Re-Issue in 2003 by CD Maximum
1.
 Falling into Darkness
 02:33
2.
 In the Realm of the Midnight Sun
 13:42
3.
 My Dark Reflections of Life and Death
 17:50
4.
 Under Eternal Stars
 15:31
5.
 Journey to the End of the Night (Pt. I)
 11:28
6.
 Echoes of Despair (Pt. II)
 02:30
7.
 End of Journey (Pt. III)
 05:08
8.
 Shattered (Pt. IV)
 01:34

Durée totale : 01:10:16


Chronique @ Corwin

12 Septembre 2007
Green Carnation est un groupe dont l'un des maîtres à penser est un certain Tchort, connu pour ses prestations sur Carpathian Forest et avoir participé à -en vrac- Emperor, Satyricon et Blood Red Throne. Pas franchement un premier venu, donc. Le groupe, d'après ce que j'ai cru comprendre, existait déjà dix ans avant cet opus et jouait du death. Une page complètement tournée vu ce qu'on trouve dans ce disque.

Pour ce premier album, Green Carnation joue dans un registre doom/rock progressif des plus étonnants lorsqu'on sait qu'un des types aux commandes est un musicien de black métal à l'origine. On y trouve des orchestrations symphoniques, un chant opéra féminin aérien... Nul doute que les influences des frères Botteri y sont pour beaucoup. A vrai dire, même quand on ne connaît pas le musicien en question, Journey to the End of the Night surprend. Le disque est composé d'une vague introduction et de quatre morceaux (le dernier décomposé en 4 plages) qui dépassent tous les 13 minutes, morceaux tous lents, aux rythmes et mélodies changeantes, fluctuantes et un peu désordonnées... On sent une volonté de ne pas faire comme tout le monde et de se confronter à la dure tâche de la construction sur longs morceaux, mais la maîtrise nécessaire , si elle se profile, est encore loin d'être au sommet. Pour faire simple, ce Journey to the End of the Night est intéressant, mais trop long et trop inégal pour faire un album véritablement bon.

Oui, parce que le disque fait tout de même 70 minutes, et que réussir à passionner par des rythmes lents et planants sur une telle durée n'est pas donné à tout le monde. Pourtant, Green Carnation s'en tirait plutôt bien par moments. On trouve en effet des passages excellents et prenants, comme le morceau My Dark Reflections of Life and Death en entier, ou divers fragments des autres morceaux où une belle trace d'âme musicale surgit et prend aux tripes. Seulement, d'autres morceaux et passages ne provoquent pas grand chose, juste une sorte d'amorphie, d'attente du morceau suivant (le titre éponyme est franchement plat), et le côté parfois trop répétitif voir récurrent de certaines sections rythmiques d'un intérêt limité ont tendance à gâcher le plaisir. Au final, l'intérêt baisse, et le final très sec (shattered s'arrête presque sans crier gare et on se retrouve avec un blanc sonore inattendu et inapproprié) n'arrange pas les choses.

Journey to the End of the Night laisse le goût d'une oeuvre encore en gestation, et posée trop vite sur disque, alors qu'un petit temps de maturation supplémentaire aurait pu en faire un album vraiment transcendant comme les moments de génie le laissent à penser (My Dark Reflections of Life and Death montre bien que le groupe est capable de composer sur le long terme -18 minutes tout de même- avec pourtant des rythmiques simples et répétées, la montée dramatique en milieu de morceau n'en prenant que plus d'ampleur). La production ne fait pas honneur malheureusement, les guitares sonnent un peu mou du genou et les arrangements auraient mérité un son plus puissant. Les recherches dans la succession de mélodies, souvent un peu maladroites, sont pour beaucoup dans le semi échec de ce disque, donnant des morceaux manquant parfois de cohérence sur le long terme.

Green Carnation présente ici un début d'éveil et une tentative louable de créer une ambiance qui lui est propre dans un style assez unique. Hélas, la perfection est encore loin et le disque, pourtant loin d'être inintéressant et conservant tout de même de très bonnes choses dans ses entrailles, finit par lasser. Dommage.

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