Inheritors of the Dead

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13/20
Nom du groupe Baphomet (USA)
Nom de l'album Inheritors of the Dead
Type Album
Date de parution 22 Mars 1991
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album8

Tracklist

Test Pressing - 50 copies made by PEACEVILLE, no cover.
Planned to be issued in 1991 on sublabel DEAF Records (DEAF04) but cancelled.
Reissued on red LP under the name 'INHERIT THE DEAD' by Mayking (year unknown) with new cover and numbered copies.
Reissued on CD under the name 'DEATH IN THE BEGINNING' by Sevared (Oct 10th 2012) with new cover of Jon Zig.
1. Animation of the Dead 04:42
2. Infection of Death 03:26
3. Torn Soul 03:09
4. Leave the Flesh 03:00
5. Unholy 05:17
6. Vile Reminiscences 03:08
7. Broken Krypt 03:38
8. Spectral Maniac 04:33
9. Boiled in Blood 04:39
10. Unexpected Internment 05:18
Total playing time 40:50

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Baphomet (USA)


Chronique @ Fabien

18 Octobre 2012

Exhumed from the depths.

Dans le puits intarissable de formations deathmetal issues des états de New-York et du New-Jersey durant la seconde partie des années 80, pour citer Immolation, Incantation ou Morpheus Descends, j’en passe et des meilleurs, Baphomet voit le jour dans la ville de Buffalo (NY) dès 1987, sous l’impulsion du bassiste Gary Schipani et du guitariste Steve Rezpka. C’est alors la valse des musiciens au sein du groupe, qui accumule pendant ce temps les démo-tapes, le line-up se stabilisant avec l’intégration du batteur Rick Breier et du guitariste Dave Craiglow en 1989, puis du growler Tom Frost**** dès l’année suivante.

Cette année 1990, Baphomet se rapproche d’Hammy, boss du label Peaceville, lancé lui aussi dans la course au deathmetal aux côté d’Earache, Nuclearblast ou Centurymedia. L’écurie britannique propose ainsi au quintette de rejoindre sa division Deaf Records qu’il vient juste de lancer, branche ayant notamment à son actif le premier album des deathgrinders de Prophecy of Doom. Le code DEAF 04 est déjà réservé à notre groupe investissant les studios en fin d’année, pour les sessions de son premier album Inheritors of the Dead. Pressé en vinyle au mois de mars 1991 par Peaceville, à cinquante exemplaires dans une version test & sans couverture, le disque ne voit officiellement jamais le jour, le label jugeant le son trop proche d’une demo tape, manquant de professionnalisme pour le lancement de la production.

Ainsi s’arrête l’histoire d’Inheritors of the Dead, gommé par The Dead Shall Inherit, nouvel essai du groupe capturé l’année suivante, et premier disque officiel de Baphomet pour le compte de Peaceville. Sans compter un pressage vinyle très limité et non officiel par le label Mayking, l'album oublié refait fatalement surface avec l’explosion d’internet, l’unique moyen de se procurer le précieux sésame par les voies du téléchargement. En 2011, 20 ans après la parution de la version test, Tom Frost**** et Dave Craiglow parviennent à reprendre les droits sur l’œuvre et à organiser sa première parution officielle en CD à l’automne de l'année suivante (sous le nom Death in the Beginning et muni d’une illustration de Jon Zig), grâce à l’alliance avec l’infatigable écurie Sevared Records de Barrett Amiss, ayant déjà dans son catalogue les deathsters de Deranged, Abraxas ou Blood Red Throne.

Enregistré dans le même esprit, Inheritors of the Dead comporte beaucoup de similitudes avec son successeur. On retrouve ainsi ces rythmes tantôt lourds et tapageurs, ce riffing typique du deathmetal US de la côte est états-unienne, ainsi que les beuglements caractéristiques de Tom Frost****. Pour selon, on peut d’ailleurs se demander pourquoi le disque n’a auparavant jamais vu le jour, le son étant effectivement plus primaire que celui de The Dead Shall Inherit, mais loin d’être si catastrophique au point que Peaceville renonce à l’époque à sa commercialisation. Souvenons-nous par exemple de The Rack (Asphyx) ayant rencontré un succès mérité en 1991, alors que Robert Kampf (boss de Centutymedia) était bizarrement convaincu de la médiocrité du son et avait sorti le disque sans conviction.

Album tué dans l’œuf, Inheritors of the Dead a par ailleurs été partiellement réenregistré durant les sessions de son successeur, ne comptant au final que cinq titres inédits : Animation of the Dead, Unholy, Broken Krypt, Spectral Maniac et Unexpected Internment. Son intérêt réside ainsi plus particulièrement dans l’écoute de ces cinq morceaux, mais aussi dans son enregistrement brut de décoffrage, rapprochant un peu plus Baphomet des racines du genre, et plongeant plus précisément le deathster au cœur de ces premières années du style où le côté brutal, sombre et primaire primait sur la perfection. Une œuvre à découvrir ou redécouvrir, destinée avant tout aux historiens du deathmetal, aux nostalgiques et aux collectionneurs. Ce judicieux déterrage relance par ailleurs l’espoir que Tales of the Macabre (des deathsters anglais de Monolith), paru lui aussi en unique version test chez Vinyl Solution en 1993, puisse un jour officiellement être édité.

Fabien.

1 Commentaire

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Jacky_Doussot - 19 Octobre 2012: Merci pour ta chronique, Fabien! Banished ne m'a pas laissé de souvenir mais pourquoi pas l'exhumer? Une petite erreur de frappe à la fin de l'avant-dernier paragraphe "Century media", je gage...
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