Après un premier album d’un Death
Metal quelque peu anachronique mais d’un classicisme désuet qui avait son charme,
Abominant remet le couvert une année plus tard chez
Wild Rags Records avec
In Darkness Embrace (1997). Doté d’une pochette correcte de Mike Hrubovcak (qui s’illustrera plus tard en tant que chanteur pour
Vile et
Monstrosity) et mis en boite en 1996 peu de temps après la sortie du précédent, ce disque semble être l’occasion pour des musiciens actifs depuis le début des 90’s de rattraper le temps perdu.
Alors que
Unspeakable Horrors proposait un Death
Metal qui reprenait plutôt les codes floridiens,
In Darkness Embrace se démarque par un côté mélodique beaucoup plus suédois qu’US, le riffing de In Time of
Remembrance sonnant notamment beaucoup plus
Unanimated que
Deicide… Le début de
Dark Endless Time est plus direct et rappelle les débuts du groupe, mais le titre reste entrecoupé de plans Black / Death mélodiques.
Eternal Emptiness tente d’incorporer des voix claires avec une réussite très modérée (et je suis poli), dommage car le reste du morceau est intéressant, avec un riff décapant qui revient à deux reprises (1 : 52 à 2 : 05 et 2 : 22 à 2 : 32) et qui ressemble fortement à celui des hollandais d’
Altar sur le morceau Ego Art (1 : 58 à 2 : 16), comparez, vous verrez que c’est flagrant. D’ailleurs si vous avez l’occasion d’écouter les deux albums à la suite sur votre chaine, vous vous apercevrez aussi qu’
Abominant souffre sérieusement de la comparaison en terme de son par rapport aux bataves. La production du Ramcat studio est en effet lambda, à peine supérieure à une bonne démo (voire inférieure pour les meilleures), un frein de plus pour s’échapper de la troisième division dont le groupe ne s’extirpera finalement jamais.
Malgré quelques fulgurances,
Abominant donne l’impression de courir après les trains sans jamais les rattraper, le premier album était aligné sur les poncifs du Death
Metal originel à une époque où le style saturait déjà depuis longtemps, le deuxième y incorpore des éléments mélodiques à une époque où les cadors déploient de gros moyens et s’engagent vers une ouverture au public hors
Metal, la mission était compliquée….
In Darkness Embrace reste toutefois un disque sympathique qui sent l’UG et c’est déjà pas mal, sans grande prétention ni ambition mais n’est pas
Dark Tranquillity ou
Edge Of Sanity qui veut.
BG
Je ne connaissais pas ce groupe, j'irai y jetter une oreille. Merci pour la chronique.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire