Imperial Dawn

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16/20
Nom du groupe Rexoria
Nom de l'album Imperial Dawn
Type Album
Date de parution 03 Fevrier 2023
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Paradigm
 03:05
2.
 The New Revolution
 03:15
3.
 Devious Desire
 03:36
4.
 Rage and Madness
 02:56
5.
 Fading Rose
 04:09
6.
 Light Up the Sky
 03:27
7.
 Horizon
 03:44
8.
 Set Me on Fire
 03:31
9.
 Crushing for More
 03:18
10.
 Enchanted Island
 03:50

Durée totale : 34:51


Chronique @ ericb4

24 Janvier 2023

Un retour sur le devant de la scène soldé par une solaire et pugnace offrande...

Quatre années envolées déjà avant de voir le quartet suédois renaître de ses cendres... Une éternité pour la fanbase du combo nord-européen originaire de Jönköping, alors accoutumée à de bien plus fréquentes réalisations de sa part ! En effet, l'année même de sa création, en 2016, le prolifique collectif signa « Moments of Insanity », que suivra « The World Unknown », un an plus tard ; deux prometteurs EP auxquels succédera, en 2018, un premier et flamboyant album full length, « Queen of Light », qu'une année à peine séparera d'un second et sémillant opus de longue durée dénommé « Ice Breaker ». Le temps pour la troupe de peaufiner sa production d'ensemble et d'affûter ses gammes et ses arpèges, et de revenir enfin dans la course, munie d'un troisième mouvement de même acabit, « Imperial Dawn », signé, lui, chez le puissant label suédois Black Lodge Records ; un indice révélateur d'une sérieuse envie d'en découdre, voire de porter l'estocade pour nous valeureux gladiateurs. Ce faisant, les 10 pistes de cette brûlante galette seraient-elles à même de propulser nos acolytes parmi les valeurs confirmées de ce registre metal ?

A bord du vaisseau amiral, nous accueille une fois encore : Frida Ohlin, frontwoman au timbre chatoyant, un brin rocailleux, et claviériste de son état, Jonas Gustavsson aux guitares et à la basse, Cristofer Svensson aux guitares et Martin Gustavsson derrière les fûts. Avec la participation, pour l'occasion, d' Edwin Premberg (Metalite) aux claviers. De cette étroite collaboration émane un propos estampé heavy/power mélodique mâtiné d'une touche metal moderne. Ainsi, ce troisième méfait à la fois volontiers frondeur, parfois fringant, un brin enivrant, et plus organique aujourd'hui qu'hier, nous place à quelques encâblures des colorations prog et folk de leurs premières mesures. Aussi, les influences de The Pretty Reckless, Ela, Halestorm, Frozen Crown, Battle Beast, Dynazty, Spiritbox, Volturian et Metalite se font-elles désormais sentir, la touche personnelle en prime.

Pour sa mise en musique, la rondelle jouit, tout d'abord, d'un enregistrement de fort bonne facture, réalisé aux Twisted Madness Studios ; s'y ajoute un fin mixage, signé Stefan Helleblad (guitariste de Within Temptation, également connu pour avoir mixé certains albums de Delain et de Winter In Eden), doublé d'un mastering relevant de la patte experte d'un certain Thomas "Plec" Johansson (guitariste de Unmoored, sollicité par Dynazty, Soilwork, Liv Sin, Eleine, Borealis, pour le mastering de nombre de leurs opus). En résulte une belle profondeur de champ acoustique, autorisant de fait l'écoute d'un seul tenant des 42 minutes de la pulsionnelle rondelle. Il ne nous reste plus qu'à suivre nos acolytes dans leurs pérégrinations en eaux houleuses...


A l'image de son aîné, c'est sur une cadence effrénée que s'effectue le plus clair de la traversée, non sans quelques pépites disséminées çà et là sur notre route. Aussi ne mettra-t-on qu'une poignée de secondes pour se voir happé par le refrain catchy exhalant des entrailles de l'''halestormien'' « Light Up the Sky » ; nourri de féroces coups de boutoir et mis en exergue par les puissantes inflexions de la sirène, ce tubesque up tempo heavy mélodique aux relents metal moderne poussera à un headbang bien senti. Dans cette énergie, on retiendra non moins « Set Me on Fire », un effervescent et organique effort à mi-chemin entre Spiritbox, Metalite et Volturian ; pourvu de séries d'accords finement ciselées, doté de sinueuses rampes synthétiques et mis à l'honneur par les rocailleuses impulsions de la frontwoman, ce hit en puissance ne se quittera qu'à regret. Enfin, nous menant lui aussi sur une terre de lave en fusion, « Crushing for More » ne tarde pas à ouvrir ses ailes et à nous agripper de ses serres puissantes. Cet inaliénable up tempo que n'auraient renié ni Dynazty ni Metalite revêt à son tour l'aspect d'une tubesque ritournelle, que l'on se repassera sitôt l'ultime mesure envolée.

Tout aussi incisifs, et bien que moins directement orientés vers les charts, d'autres espaces d'expression ne sauront pas moins aspirer le tympan du chaland. Ce qu'atteste, d'une part, « Paradigm », un solaire up tempo heavy mélodique à la confluence de Halestorm et de Battle Beast. Dans la lignée atmosphérique du précédent opus, cet impulsif et seyant manifeste aux riffs acérés et adossés à une sanguine rythmique ne relâchera pas sa proie d'un iota. Dans cette lignée, « The New Revolution », pour sa part, dévoile une sente mélodique d'une redoutable efficacité ; un palpitant up tempo metal mélodique aux effluves hard rock, au carrefour entre Ela et Dynazty, générateur d'une énergie aisément communicative. Plus éruptif encore, « Rage and Madness », quant à lui, se pose tel un furieux up tempo hard rock à la coloration metal moderne, où cohabitent les influences d' Halestorm, Metalite et Spiritbox. Relevé tant par les incessantes attaques en profondeur de la prédatrice que par ses grisantes oscillations synthétiques, le tempétueux morceau n'aura pas tari d'armes effilées pour asseoir sa défense. Enfin, dans une perspective power mélodique, où se conjuguent les influences de Frozen Crown et Battle Beast, le bien-nommé « Enchanted Island » nous mène sur une terre d'abondance, apte à éveiller d'authentiques plaisirs.

Lorsque le convoi instrumental ralentit un tantinet sa cadence, nos compères trouvent à nouveau matière à nous retenir plus que de raison. Ce qu'illustre, en premier lieu, « Devious Desire », mid tempo heavy mélodique simultanément influencé par The Pretty Reckless et Metalite. Glissant le long d'une radieuse rivière mélodique sur laquelle se greffent les chatoyantes patines de la déesse, cette invitante plage ne saurait être esquivée. Dans cette dynamique, le félin « Fading Rose » s'offre tel un engageant mid tempo heavy mélodique moderne, dans la veine coalisée d' Ela et Battle Beast. Mise en habits de lumière par les pénétrantes modulations de la belle, se dotant parallèlement d'un bref mais sémillant solo de guitare, et bien qu'un poil convenue, cette pimpante piste ne ratera pas davantage son effet. Et comment ne pas se sentir porté par les vibes enchanteresses émanant de « Horizon » ? Se dévoile-là un élégant mid/up tempo pop metal mélodique à la coloration metal moderne, où planent les ombres de Volturian et de Metalite.


Que de chemin parcouru par le quartet suédois depuis ses débuts. Ayant peu à peu délaissé les espaces prog et folk associés à son heavy mélodique originel au profit de sonorités empreintes de modernité, c'est dire qu'un réel virage stylistique s'est opéré, et ce, dès « Ice Breaker ». Une orientation qui sied particulièrement bien à nos acolytes et qui démontre leur capacité à faire évoluer leur art, et ce, dans un laps de temps assez resserré. Marchant quelque peu sur les pas de son devancier, ce nouvel arrivage se veut un poil plus immédiatement accessible et finement produit, sans pour autant tomber dans les travers de la facilité sur fond de mélodies invariablement sirupeuses. Un virage savamment négocié qui pourrait bien permettre à nos compères d'élargir le champ de leur auditorat.

Varié sur le plan rythmique, le propos l'est en revanche bien moins quant à ses atmosphères et à ses lignes de chant, la belle monopolisant le micro de bout en bout de la rondelle. Pour se sustenter, d'aucuns parmi les fans du groupe auraient sans doute espéré voir l'une ou l'autre ballade inscrite au cahier des charges. Se faisant charismatique tout en se voulant éminemment mordant, témoignant en prime d'une technicité instrumentale un poil plus aguerrie aujourd'hui qu'hier et de quelques prises de risques, l'inspiré combo n'a pourtant pas plaint sa peine, loin s'en faut. Bref, un retour sur le devant de la scène soldé par une solaire et pugnace offrande, susceptible de hisser le combo suédois parmi les valeurs confirmées du metal mélodique à chant féminin...

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