Bien que Borgne baigne dans l'héritage Darkthronien, on sent un certain côté personnel
Bien que né en 1998,
Borgne a attendu pas moins de 8 ans avant de sortir son premier véritable album. Le très sobrement appelé "II", qui fait suite à une cassette datant de 98. Ce one man band suisse est l’œuvre de Bornyhake (batteur chez Krigar et homme à tous faire de
Enoid, entre autres.) qui signe chez Schwartzmetall Musikproduktionnen à l'occasion de cette première sortie. Un label suisse qui a cessé toute actIVité après avoir produit 7 albums seulement.
Pour ne pas être beaucoup plus original que les autres,
Borgne s'est mit en tête de nous pondre du Black misanthropique influencé par le
Darkthrone de la période 92-94. Normalement, c'est à ce moment que la plupart des gens se cassent en lâchant un "encore!" plein de lassitude, et franchement, je ne leur jetterais pas la première pierre bien que "II" ne mérite pas d'être assassiné pour autant.
Bien que la musique de
Borgne baigne dans l'héritage Darkthronien, on sent déjà une tentatIVe de sonner de manière personnelle. Tout d'abord, même si les compositions ont tendance à blaster la plupart du temps, elles passent facilement d'un mid tempo très lent à des tabassages en règles qui lorgnent parfois vers le brutal. Le tout, agrémenté de différents breaks et de très rares passages mélodique. Ce premier effort reste néanmoins très classique dans sa conception malgré une voix criarde, terne et lointaine qui récite plus qu'elle ne chante. Bornyhake nous lIVre, à travers ses vocaux et le son du disque, une ambiance froide et déshumanisée couplée à une sorte de totalitarisme latent lors de certains passage.
Nous avons donc là, un album très homogène et compacte pendant les 8 premiers titres mais qui bascule lors des 11 minutes 30 du dernier morceau dans un Black indus où claviers, B.A.R et rythmiques martiales font leur apparition. Ce revirement soudain annonce ce que sera l'avenir de
Borgne. Le Black indus/ambient.
Vous l'aurez comprit,
Borgne n'invente rien et "II" reste un album parmi tant d'autre dans l'histoire du Black. Il n'en reste pas moins qu'il se laisse apprécier grâce à son envie de trouver sa propre voie tout rendant hommage aux anciens maîtres du Black
Metal.
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