Hostile Defiance

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Nom du groupe Exumer
Nom de l'album Hostile Defiance
Type Album
Date de parution 05 Avril 2019
Style MusicalSpeed Thrash
Membres possèdant cet album21

Tracklist

1.
 Hostile Defiance
 03:40
2.
 Raptor
 04:37
3.
 Carnage Rider
 03:46
4.
 Dust Eater
 03:23
5.
 King's End
 03:21
6.
 Descent
 04:07
7.
 Trapper
 03:31
8.
 The Order of Shadows
 04:06
9.
 Vertical Violence
 03:37
10.
 Splinter
 02:57

Bonus
11.
 He's a Woman - She's a Man (Scorpions Cover)
 02:59
12.
 Supposed to Rot (Entombed Cover)
 01:48

Durée totale : 41:52


Chronique @ LeMoustre

09 Mai 2019

Unearthed.

Troisième album post reformation pour les thrashers allemands d'Exumer. Réapparu en 2012, avec Fire & Damnation, le duo composé par les deux membres d'origine Ray Mensh et Mem Von Stein, localisés dorénavant des deux côtés de l'Atlantique - avec leurs comparses recrutés lors de cette décennie T. Schiavo et M. Kassner enrichis par le second guitariste Marc B. - poursuit sa reconquête de la reconnaissance pré-établie dans la seconde partie des années 80 par leur groupe à l'effigie du personnage masqué. Toujours affublé de leur mascotte, cette fois-ci sous le coup de crayon réussi de Castin Chioreanu, le quintet sort en 2019 son cinquième album studio, bien décidé à capitaliser sur leurs deux disques sortis en 2012 et 2016, plutôt bien accueillis et garants d'un thrash sans fioriture, toujours énergique et fidèle aux standards établis par Possessed By Fire paru dès 1985.

Si les trois premiers titres, très réussis et fidèles à ce qu'on peut attendre d'un Exumer en forme, pleins d'une énergie manifeste et construits sur des rythmiques tapageuses et rapides ne font pas dans la dentelle et proposent des belles tranches de thrash simple et direct, le groupe montre avec "Dust Eater" qu'il sait aussi montrer des velléités d'adaptation, à l'instar d'un "The Order Of Shadows" prenant avec ses leads inattendus. En effet, le groupe coaché par Brian Slagel alterne avec quelques morceaux ou passages propres à dégager des moshpits endiablés en privilégiant (rarement quand même) du mid tempo bien groovy, un peu à la manière d'un Suicidal Angels récent. Faisant la part belle aux refrains accrocheurs et aux passages pêchus accompagnés par un son cru et épuré de toute fioriture concocté par Dennis Koehne (Sodom, Orden Ogan), Exumer n'oublie jamais d’appuyer sur la pédale d'accélération ("King's End"), comme à ses plus belles heures, mais sans le côté Exodus prononcé qui transparaissait sur leur premier album, ni l'influence évidente de Slayer d'un Rising From the Sea. Comme si, la quarantaine avancée aidant, les deux principaux protagonistes avaient finalement bien su se démarquer et personnaliser leur propos.

Alors, bien sûr, on pourra reprocher l'approche simple, voire simpliste, héritée des accointances hardcore des compositions, bien loin de la variété et du foisonnement vocal de Possessed By Fire ("Descent"), mais Mem Von Stein ne s'est jamais caché de ses goûts (Skull Pit, c'est en grande partie lui) et crache ses vocalises sans finesse ni variations. Ce sont un peu aussi les limites du Exumer récent, destiné aux die-hard fans du groupe ou aux adeptes d'un thrash direct, épuré de tout arrangement subtil, parfois un peu redondant et répétitif ("Trapper"), mais aussi efficace qu'un coup de casque de CRS contre un manifestant plus ou moins pacifiste (le final "Splinter", ou encore une fois, les trois premières bombes du disque).

Un peu le pendant de l'album précédent, Raging Tides, sorti aussi chez Metal Blade, ce nouvel Exumer ne fera certes pas lever les foules par son exubérance ou son génie, mais passé l'acceptation d'un thrash honnête et bien agencé, et porté par un son idoine, il saura convaincre par la franchise de ses 10 compositions. Scolaire par ses structures que l'on pourrait aimer plus débridées et débarrassées d'un format convenu du type couplet/refrain/couplet/refrain/pont/couplet/refrain, Hostile Defiance plaira sans nul doute aux fans de thrash classique qui soit découvriraient le genre, soit apprécieraient un retour aux sources d'un style déterré d'entre les morts depuis presque deux décennies. Car Exumer, lui, est bien vivant.

P.S. : La version Digipack contient deux reprises, dont une version survitaminée de Scorpions "He's A Woman - She's A Man", et un "Supposed To Rot" inattendu à la sauce thrash appréciable.

4 Commentaires

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JeanEdernDesecrator - 10 Mai 2019:

C'est le truc à écouter quand on a envie d'un truc à la Slayer/Kreator, simple et efficace, ...mais pas plus de deux trois titres à la fois, faut pas déconner :-) Rythmiquement, la batterie linéaire Poutaputapouta n'arrange pas l'impression de redondage, malgré quelques breaks bienvenus. Merci pour la Chro !

tormentor - 10 Mai 2019:

Exumer qui fait du Exumer, rien que ça, ça me va!

Tout est dit dans ta chro poto merci.

Très bon disque, moi j'aime beaucoup même si je préfère leurs premiers albums.

Thrash'em all !!!

AngerAsArt - 10 Mai 2019:

C'est marrant qu'ils ai faite cette reprise de Scorpions, le groupe Thrash californien Evildead l'avais faite aussi sur leur deuxième album Underworld.

grogwy - 10 Mai 2019:

Et avant eux Helstar sur l'album "A Distant Thunder" (1986).D'ailleurs ce morceau écrit par Klaus Meine (chant), Rudolf Schenker (guitare), et Herman Rarebell (batterie) était détésté par le guitariste Uli Jon Roth (qui n'appréciait pas le style d'écriture du nouveau batteur) qui quittera Scorpions après la tournée japonaise durant laquelle sera enregistré le double album live "Tokyo Tapes" (1978).Pour en revenir au Thrash Metal Germanique (et donc à Exumer), je sais que je suis un peu lourd, mais n'hésitez pas à vous procurer "Too Hot To Burn" (2010) du groupe Deathfist (que j'ai découvert il y a peu de temps et ai chroniqué dans la foulée) qui propose un Thrash Metal bien meilleur que celui que nous a offert les cadors du genre (Destruction, Exumer, Holy Moses, Kreator, Sodom) ces dernières années.

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