Hellbilly Deluxe

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Nom du groupe Rob Zombie
Nom de l'album Hellbilly Deluxe
Type Album
Date de parution 25 Août 1998
Labels Geffen
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album501

Tracklist

1. Call of the Zombie 00:31
2. Superbeast 03:40
3. Dragula 03:43
4. Living Dead Girl 03:21
5. Perversion 99 01:43
6. Demonoid Phenomenon 04:12
7. Spookshow Baby 03:38
8. How to Make a Monster 01:39
9. Meet the Creeper 03:13
10. Ballad of Resurrection Joe and Rosa Whore 03:56
11. What Lurks on Channel X ? 02:30
12. Return of the Phantom Stranger 04:32
13. Beginning of the End 01:53
Total playing time 38:31

Chronique @ taylor13

09 Novembre 2008

Ce disque est psychotique, quasi hypnotique, chaotique et archaïque.

"Hellbilly Deluxe" est le premier effort de Rob Zombie, ex-chanteur et graphiste de White Zombie, son premier groupe, séparé la même année que la sortie de ce premier opus solo (1998).
L'album s'ancre dans ce qui est certainement le domaine de prédilection de Mr.Zombie : l'horreur et tout ce qui s'en rapproche. Évidement, ceci avait déjà été amorcé visuellement au sein de White Zombie, mais maintenant Rob' peut enfin s'exprimer librement.

Le Zombie hors de sa cage a engagé de nouveaux musiciens en la personne de Rob Nicholson (aperçu au sein de Danzig l'année précédante [1997]) à la basse, Mike Riggs à la guitare. John Tempesta, seul membre ayant joué dans White Zombie, est à la batterie (ex-Exodus, ex-Testament).
Si White Zombie évoluait dans un hard-rock (post-)apocalyptique, le Rob Zombie de 1998 achève l'image et le son du Robbie Horror Musical Show en lui donnant une teinte définitivement industrielle, une sorte de Heavy Rock'n Roll Electronique, non dénuée d'un certain groove sur quelques titres. L'ambiance générale est glauque, le traitement d'effets électroniques et autres extraits de films y est pour quelque chose.

C'est donc un album quasi electro-indus que propose là le Zombie. Ceci se ressent sur "Dragula", certainement le titre le plus connu de Rob Zombie (en réalité c'est son remix dans l'album "American Made Music to Strip by" sorti en 1999, qui est plus connu). L'album est ponctué de petits interludes ("Call of the Zombie", "Perversion 99", "How To Make a Monster", "The Beginning of the End") bien électro-crades dans le style, composés comme une sorte de bande-son cauchemardesque. Ces titres permettent d'avoir un répit entre les différents morceaux de l'album.

"Perversion 99" est une sorte de transe aux influences hindoues que l'on retrouve dans le puissant et funéraire "Spookshow Baby" et ajoute une touche exotique à l'album.
Entre ces deux titres, "Demonoid Phenomenon" est l'un des morceaux les plus noir et accrocheur de l'album, bien qu'entrecoupé par un beat électro dans les couplets.
Mention spéciale également à "Living Dead Girl", second single de l'album, qui contient un bon nombre de références, tant dans les samples que dans les textes, aux films d'horreurs. Un titre certes simple, mais terriblement efficace.

En revanche, l'album contient des morceaux qui vont à contresens de ce qui a été établit au par avant: c'est le cas de "Meet The Creeper" et de "What Lurks On Channel X", deux titres bien plus "metal" avec un son de guitare très lourd, mais pour autant vif.
D'ailleurs, il faut noter que Danny Lohner (qui a travaillé avec Marilyn Manson, Metallica, A Perfect Cicle...) pose sa guitare sur "Meet The Creeper".
L'avant dernier titre de l'album "Return Of The Phantom Stranger" est surement le plus étrange (si cela est possible) de l'album, mais parait à l'écoute assez logique et évoque presque dans le meilleur des cas Killing Joke (période "Pandémonium") et dans le pire Marilyn Manson (période "Mechanicals Animals").

Les samples, bien que ceux-ci fassent dorénavant parti du charme des compositions de Rob, paraissent un peu lourdingues et excessifs à la première écoute de l'album. Ce qui n'empêche pas les compositions d'être variées, et il faut plusieurs écoutes pour cerner toute la richesse de cet album...

Bien que relativement court (38 minutes et 23 secondes) par rapport à l'opus précédant de White Zombie (52 minutes de plaisir), il reste un album dynamique et très bien mixé. Pour la plupart des fans, cet album est leur préféré dans la discographie solo de R.Z., il est aisé de comprendre pourquoi.
Pour son premier album solo Rob Zombie innove en allant plus loin que n'importe qui à l'époque. Ce disque est psychotique, quasi hypnotique, chaotique et archaïque.

6 Commentaires

9 J'aime

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Silent_Flight - 16 Août 2010: lol Baba, c'est parce que t'as pas connu "Dragula" dans les B.O de jeux Playstation mdr c'est plus une question d'affection, mais je ne suis pas fan de l'album entier non plus.
maths29 - 04 Septembre 2011: moi perso j'aime bien l'un de ces meilleurs album a rob zombie
MikeSlave - 29 Décembre 2011: le plus metal des albums solo du sieur Zombie.On reste dans un metal très proche du Big Rock avec un son énorme!

C'est moderne et vintage à la fois,j'adore et c'est d'ailleurs le seul album que je conseillerai avec le "astrocreep 2000" de White Zombie.
samolice - 14 Juin 2012: Quelques titres, ça passe bien mais sur la durée de l'album, j'avoue que je pique un peu du nez.

Merci pour la chronique.
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