Hell Destroyer

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17/20
Nom du groupe Cage (USA-1)
Nom de l'album Hell Destroyer
Type Album
Date de parution 22 Mai 2007
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album62

Tracklist

1.
 Ascension
 00:44
2.
 Hell Destroyer
 03:45
3.
 I Am the King
 04:45
4.
 The Circle of Light
 00:46
5.
 Christhammer
 06:01
6.
 Born in Blood
 05:17
7.
 Abomination
 05:20
8.
 Inauguration
 00:44
9.
 Rise of the Beast
 05:41
10.
 Cremation of Care
 00:48
11.
 Bohemian Grove
 03:58
12.
 Final Proclamation
 00:23
13.
 From Death to Legend
 04:38
14.
 Legion of Demons
 07:52
15.
 Betrayal
 01:20
16.
 Fall of the Angels
 04:21
17.
 Fire and Metal
 03:19
18.
 Beyond the Apocalypse
 06:18
19.
 The Lords of Chaos
 01:02
20.
 Metal Devil
 05:35

Bonus
21.
 King Diamond (European Release)
 05:45

Durée totale : 01:18:22

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Cage (USA-1)


Chronique @ Icare

14 Décembre 2013

Un incontournable pour tous les amateurs de heavy bien burné, puissant, et efficace

Cage, ce n’est pas vraiment un groupe de débutants sur la scène heavy power internationale. Loin de ce revival heavy traditionnel qui fait son grand retour ces dernières années, les Américains balancent leur musique depuis 1992, et le bien nommé Hell Destroyer sorti en 2007 est tout de même leur quatrième album. Pour beaucoup, cette galette représente la quintessence du style de Cage, puissant, véloce et accrocheur, et constitue un exercice de style imparable qui fait la nique à bien des grands noms du milieu. Et effectivement, n’en déplaise aux détracteurs, Hell Destroyer est une bombe de heavy explosif et racé. L’album s’ouvre sur une courte intro en un mid tempo brise nuque qui annonce clairement la couleur : ça va headanger sec dans les chaumières. Et ce n’est pas le premier titre, éponyme, qui va démentir ce constat : riffs qui tabassent sur tapis de double, cris suraigus à la Halford, une vocaux agressifs, refrains virils et scandés, soli hurlants et virtuoses, pas de doute, on a là un pur album de heavy power bien puissant, efficace et ravageur.


L’opus se partage entre morceaux vraiment directs et agressifs, rappelant parfois un peu Iced Earth (Christhammer avec ces riffs en aller retours, cette voix plus dure et âpre et cette voix grave qui s’incarne dans d’inquiétantes narrations, Born In Blood) et morceaux plus mid tempos, souvent plus lourds mais toujours puissants (le début de Legion of Demons, Fall of the Angels). Ce qui est judicieux, c’est que Cage sait varier son jeu au sein même des morceaux : un titre comme Rise of the Beast est très représentatif du potentiel du groupe et représente bien cette belle diversité, démarrant à fond les ballons sur un riff très puissant, s’enchaînant sur une partie lente et mélancolique habitée par une voix grave et des chœurs épiques, le tout se fondant bientôt en un sublime pont central très maidenien. La piste repart ensuite à l’attaque de façon très agressive, reprenant le thème musical du début, avant de se terminer sur un passage plus lourd et mélancolique.

Musicalement, le tout est parfaitement en place, les guitares sont impeccables d’efficacité et nous régalent de petites trouvailles mélodiques lumineuses tout le long de ces 78 minutes (!) qui en passent comme 45 (l’excellent riff mélodique de I Am the King, l’ouverture lumineuse d’Abomination, qui enchaîne sur un mid tempo guerrier et viril à la Manowar, le riff d’intro de Bohemian Grove qui n’aurait pas fait tâche sur un album de death mélo…). Les soli ne sont évidemment pas en reste, pas spécialement originaux pour le style, mais parfaitement exécutés et collant toujours parfaitement à la musique (From Death to Legend, Legion of Demons).
Quand on parle de Cage, il convient évidemment de parler de la voix, l’un des atouts majeurs du groupe : Mr Peck est impeccable dans tous les registres qu’il explore, du suraigu déchirant dont il n’abuse heureusement pas, au chant plus agressif à la UDO en passant par des envolées plus lyriques parfaitement maîtrisées et un ton grave et narratif qui rajoute une dimension épique à l’ensemble.

Cette complémentarité vocale aide à varier le propos, et on ne s’ennuie pas une seconde, d’autant que de petits interludes viennent régulièrement aérer l’ensemble, nous laissant mieux respirer entre les morceaux – 21 pistes au compteur tout de même - , et faisant avancer la trame narrative entre deux brûlots.

Car oui - décidément, on est gâté ! - Hell Destroyer nous conte en plus une véritable histoire, avec une trame narrative conséquente, s’étalant tout de même sur un booklet d’une vingtaine de pages. Même si le tout n’est pas très original – en gros, une bataille cosmique entre le bien et le mal -, on appréciera le livret très complet et on s’amusera à suivre les rebondissements de cette grande épopée grâce aux illustrations très typées comic. Que l’on aime ou non, force est de reconnaître que Cage ne se fout pas de nous, nous livrant un opus bourré ras-la-gueule d’une musique virile et frontale, riche de nombreux changements et nuances, et empreint d’une belle sensibilité musicale et d’un sacré feeling.



Alors certes, le metal de Cage ne révolutionne rien, et reste fermement ancré dans une tradition intouchable, usant de tous les poncifs du genre, et sonnant comme une sorte de mélange explosif, boosté aux hormones et bien speedé entre Judas Priest (Hell Destroyer, Metal Devil), Iron Maiden (From Death to Legend, Beyond the Apocalypse), Iced Earth (Christhammer, Legion of Demons) et Manowar (Abomination).
Ceci dit, impossible de ne pas reconnaître la sincérité et le talent des Américains, et difficile de contester la qualité musicale de l’ensemble qui forme un tout vraiment imparable. Même les titres les plus mélodiques et au rythme moins soutenu restent toujours très efficaces et entraînants, et le tout reste très épique, formant un album de heavy power finalement plus varié et aéré qu’il n’y parait au premier abord. En résumé, Hell Destroyer est un incontournable pour tous les amateurs de heavy bien burné, puissant, et efficace et un album idéal pour tous les néophytes qui voudraient s’initier au style. Buy or die !

2 Commentaires

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Madness77 - 15 Juillet 2020:

Bravo pour la chronique d'autant que je suis d'accord cet album est un de mes préférés tous genres confondus ça tabasse sévère et ça nous envoie dans la  tronche des hymnes  heavy power metal à se taper la tête contre les murs.Certes on reproche au groupe d'être trop proche de Priest, manowar ou encore mercyful fate et alors on s'en fout tant que la musique est bonne et ce hell destroyer c'est de la bombe. 

 
Madness77 - 15 Juillet 2020:

Écoutez rien que le morceau Legion of demons cela vous donnera une idée de quoi le groupe est capable. Terriiiiible!!

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Chronique @ frankhammer

12 Juin 2010
PIF, PAF, BLAM, BOUM, BOUM... aie aie aie!

Je ne viendrais pas de prendre quelques patates dans la gueule par hasard ?

Pour sur, cet album est une pointe majeur du Power Metal US et accessoirement mon chéri du genre ; celui qui figure bien haut dans l'intemporel Top Ten Métallique du "Heavy qui nique tout". Quoi j'exagère? Bon on va pas jouer au vieux con, j'admets que mon avis en la matière soit "quelque peu" subjectif (le mot est faible) tant j'aime ce style et le Screaming Heavy-Metal en particulier. Vous aurez donc ici l'avis d'un convaincu. La chronique pourrait se résumer avec cette phrase très brève (parce qu'avec un calibre pareil, pas besoin de tortiller du cul pour chier droit) : amoureux du genre, tu vas adorer. Allergique, tu vas dégueuler. Pas de demi-mesure.

Avant de s'envoyer le plat de résistance, soulignons les (minuscules) petits points faiblards : les deux titres "Born In Blood" et "Abomination". Soyons clair, ils ne sont pas mauvais dans leurs genres et même bons (avec leurs côtés Iced Earth époque "The Dark Saga"). J'ajouterais même que le rythme ralenti pas désagréable de "Abomination" fait d'autant mieux ressortir la brutalité du morceau suivant (Rise of the Beast). Mais une légère perte de vitesse se fait ici ressentir, dans le sens où la musique de Cage est moins immédiate que dans les morceaux précédents. En gros, ils éclaboussent pas autant au premier abord que tous les autres titres qui les entourent. Mais rien de mauvais ici -je le répète- ça tire toujours dans le bon.

Places maintenant aux succulents morceaux saignants!

L'intro "Ascension", accompagnée de ses bruits de batailles apocalyptiques, saura faire monter la pression avant la première tuerie brutalement speed qu'est ce ravageur "Hell Destroyer". Ca cogne très très dur! Des guitares hurlantes, une voix qui pointe dans l'aiguë ultra-agressif (mais qui se nuance aussi dans des teintes plus graves), un refrain qui accroche direct, un rythme effréné (mais qui n'oublie pas d'être mélodique quand il le faut), le ton de l'album est donné! Vous ne résisterez pas à ces autres speederies aux dents longues que sont "Rise Of The Beast" (et son vocale très "UDO-isant"), "Legion Of Demons", et le final "Metal Devil" ! Les armadas épiques telles "Bohemian Grove" et "Fire And Metal" continueront de faire parler la poudre, avec un plaisir non-dissimulé!

HÉ HO p'tit gars, c'est pas l'moment de prendre la poudre d'escampette, je t'ai même pas encore parlé des hymnes conquérants! Le "Christhammer" fera trembler la terre, "I Am The King" te donnera envie de scander son refrain le poing en l'air, "From Death To Legend" et "Beyond The Apocalypse" feront naître en toi de furieuses envies de déchaîner le marteau de la destruction sur l'univers (rien que ça!).

Un répit dans tout ça ? Hormis les interludes (*) (qui, cela dit en passant, nous donnent vraiment l'impression d'écouter un "tout"), un seul, l'épique "Fall Of The Angels" ; une petite reprise de souffle mélodieuse et bien sympatoche avant les déflagrations finales.

Le reste nous colle la pression et nous envoie punch sur punch sans aucuns répit. Evidemment, on peut trouver ça longuet et c'est pourquoi je nuancerais ma note.
J'irais même jusqu'à dire qu'un Double-Album aurait été bien avisé pour une durée si longue : mettons de "Ascension" à "Bohemian Grove" pour la première partie, et le reste pour la deuxième. C'est d'ailleurs ce que je pourrais conseiller à ceux qui prêteraient une oreille à ce disque : faites-le en plusieurs fois (selon le coupage cité ci-dessus par exemple). Une fois le tout bien digéré, vous pourrez vous envoyer le contenu en entier sans broncher.

Bref, Hell Destroyer c'est un peu comme si vous aviez pris Judas Priest, Manowar, Iron Maiden, Accept et Iced Earth (les influences sont palpables, vous les dénicherez facilement), et que vous les aviez mixé pour en ressortir un titan d'acier chargé aux hormones de croissances et d'une dizaines d'anabolisants. Bref, une galette à s'envoyer dans la gueule si on a une carrure de plantigrade enragé (auditivement parlant) - les autres oubliez ça : ça va vous assommer et vous n'allez absolument rien comprendre à ce qui vous arrive.

18/20, un poing c'est tout!

(*) au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, il s'agit d'un concept album mettant en scène ce long et ravageur duel entre les forces du bien et celles du mal. De la crucifixion du Jésus de Nazareth à la naissance de l'antéchrist, en passant par les agents de la lumière armée du marteau du Christ contre les complotistes lucifériens, finissant sur une bataille apocalyptique, et la renaissance du diable sous les formes d'un géant destructeur fait d'acier et de sang contre le champion de Dieu... Hell Destroyer, ou quand les forces des cieux sont 'achement plus "badass" que les méchants.

7 Commentaires

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Bolverkrheathenlord - 29 Novembre 2012: Un excellent disque, puissant et dévastateurs, une putain de claque quoi...
MikeSlave - 09 Mai 2013: Un must-have pour tout fan de heavy burné et inspiré! Merci pour le papier!
Gorgar - 22 Janvier 2014: Quelle tuerie cet album !!!
Découvert 7 ans après sa sortie grâce à l'album de DEATH DEALER, groupe dans lequel Sean Peck chante également, et grâce aux critiques lues sur ce site !
Vive le Métal qui nous débouche les oreilles de toutes ces impuretés que l'on nous bassinent sur les ondes à longueur de journée.
HEAVY METAL IS THE LAW !!!
RISE! RISE!! RISE!!! WE PREPARE THE RISE OF THE BEAST!!!
 
Madness77 - 12 Janvier 2023:

Je reviens encore sur cet album qui est juste un monument du genre, il n'est pas trop tard encore pour découvrir cet opus et ce groupe injustement sous côté et pourquoi ? Parce qu'il manque de personnalité et ressemble à d'autres groupes existants et alors peu importe on prend une sacrée baffe en écoutant ce savoureux Hell destroyeur qui fait parti de mon top 10 des albums heavy metal de tous les temps. 

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Chronique @ dark_omens

28 Juin 2013

Hell Destroyer est un album bâtis sur les fondations de Darker than Black...

Hell Destroyer, nouvel effort des américains de Cage, n'enfreindra aucune des règles d'excellence instaurées par un bon Darker Than Black (2003). Malheureusement il ne dérogera pas complètement à celles moins glorieuses qui firent de ce dernier une œuvre certes très intéressante mais pas pleinement convaincante.

Une fois encore nous voici donc avec un plaidoyer à la gloire d'un Heavy Speed Metal aux accents légèrement Thrashy dont la filiation avec les Judas Priest, Powergod, Primal Fear et autres Vicious Rumors est une évidence.

Une fois encore nous voilà avec un album dont l'insoutenable longueur, et dont les carences dans l'exercice d'une certaine nuance nous contraignant à sacrifier temps, temps et tant de temps afin d'entrevoir, enfin, l'ombre d'un espoir salutaire, finiraient par en devenir presque désespérantes. L'œuvre, en effet, s'apprivoisera en plusieurs tentative, pour peu qu'il puisse s'apprivoiser.

Une fois encore nous voici en présence d'une débauche musicale effrénée dans laquelle l'énergie prime et durant laquelle les adeptes d'un minimum de subtilité seront, sans doute, déconcertés. Une démonstration de force où chacun de ces musiciens s'imposent avec vigueur. Et ainsi Sean Peck de cette voix aigus et puissante (en une expression assez proche d'un Tim Halford ou d'un Rob Owens. Ou peut être bien le contraire.), Dave Garcia et Anthony Wayne McGinnis de leurs riffs aiguisés, Mike Giordano de sa basse aux graves érigées et Mike Nielsen de ce martèlement tonitruant, nous invectivent avec une pugnacité qui finis par nous convaincre.

La conclusion s'impose donc aisément, Hell Destroyer n'est que la continuité normale de l'évolution de ce groupe. En d'autres termes ce nouveau méfait n'est qu'un exercice de style reprenant les codes dont ces musiciens usèrent sur son prédécesseur, sortis 4 ans plus tôt.

La chronique pourrait donc cesser ici, laissant chacun, suivant sa conscience, décider du sort de ce nouvel album. Il pourrait en être ainsi. Toutefois ce serait omettre certains points qui, indiscutablement, plaident en faveur de ce groupe et de cette œuvre. Non pas que les éléments, à charge ou à décharge, énoncés jusqu'alors ne soit pas réel mais certains autres font de ce disque un opus, à certains égard, bien meilleur que Darker Than Black.

Tout d'abord il y a l'aspect conceptuel de ce Hell Destroyer. Cette fresque nous narrant une histoire, somme toute, assez commune d'une lutte ancestral aura l'infime avantage salutaire de se voir affublé de quelques instrumentaux, préambules narratifs et autres spécialités du genre indubitablement profitable au propos de ces américains. Ainsi, pour une longueur sensiblement égale à celle de Darker Than Black, Hell Destroyer nous propose quelques respirations heureuses.

Il y a, ensuite, une inspiration clairement plus enthousiasmante qui tente, avec plus ou moins de bonheur, d'éviter les écueils d'un certain systématisme qu'on pouvait parfois ressentir autrefois dans l'expression artistique de Sean Peck et de ses complices. Illustrons donc cet argument par des titres tels que I Am the King, Christhammer, Abomination, Rise of the Beast, Beyond the Apocalypse ou encore, par exemple, King Diamond.

Hell Destroyer, finalement, est un album bâtis sur les fondations de Darker Than Black. Sans renoncer à aucune de ces convictions concernant la fermeté, l'intensité et l'exaltation de son Heavy Metal, Cage impose ses dogmes avec fracas. Il y parvient d'autant mieux que ce nouvel effort a des valeurs assurément plus intéressantes que ses prédécesseurs.

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