Heathen

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Nom du groupe Wyrd
Nom de l'album Heathen
Type Album
Date de parution 2001
Style MusicalBlack Pagan
Membres possèdant cet album40

Tracklist

1. Heathen

Chronique @ Arawn

15 Novembre 2005
Né des cendres d'Hellkult, Wyrd apparaît quand cesse la collaboration de Kalma. Heathen est le premier album solo de Tomi Kalliola alias Nargath, le finlandais au nombreux groupes et projets. Au premier abord, j'ai cru en voyant la durée totale de l'album et le seul nom de celui ci au dos à une grosse flemme de la présentation qui apparaissait déjà comme très brute (influence true metal oblige), c'est seulement ensuite que j'ai vu que l'album ne contenait qu'une seule chanson ... mais de 51:11 minutes excusez du peu. (Manowar peut se rhabiller avec Achille Agony and Ecstasy)

En fait, il ne faut pas voir Heathen comme une chanson mais comme une oeuvre musicale avec ses différents mouvement avec leur personnalité entrecoupés de passage de guitare acoustique, dans la tradition classique. Dans l'ensemble, Heathen est très influencé true black metal pour la sonorité de la voix black et des guitares et pour son côté athmosphérique. Mais Nargath le fond dans un esprit pagan avec l'ajout d'instrument aux sonorités plus traditionnelle comme la flûte de pan et une voix claire grave. Aux sonorités très brute, Nargath ajoute également des sons synthétiques plus futuristes et éthérés qui se marie parfaitement (et étonnamment) avec l'esprit atmosphérique pagan. Rythmiquement, Heathem reste très lent et atmosphérique jusqu'au montée en puissance de fin d'album qui, sans être réellement rapide, se fait nettement plus entraînant au vue du rythme générale de l'album.

Personnellement, je scinderais Heathen en 6 parties, d'abord une introduction de deux minutes présentant le thème, ensuite un premier mouvement de 5 minutes assez nostalgique mêlant ou alternant esprit folk et true. En troisième, un nouveau mouvement de 7 minutes environ avec un côté plus guerrier et combatif, notamment dans le chant claire.
Après ce mouvement, Heathen nous offre une coupure assez longue mélangeant atmosphère orageuse et discours plus martial avec des timbales en arrière plan particulièrement épique qui ouvre sur un nouveau mouvement proche du premier à la différence près qu'il nous offre une première accélération.
Après une nouvelle coupure acoustique, (nous sommes vers les 32 minutes) commence le cinquième mouvement très pesant et épique qui vire rapidement en une sorte de marche guerrière qui s'achève naturellement justement par une clameur montant guerrière qui donne naissance au sixième mouvement d'une grand intensité qui monte constament en puissance (en alternant chant clair et passage épique entraînant) jusqu'à l'explosion finale "victory" qui précède une longue outro plus ambiant et proche encore un fois du premier mouvement.

Heathen est très bien construit et offre une grande montée en puissance qui fait oublier sa durée. On en vient d'ailleurs à rêver que les artistes construisent des albums identiques dont l'ensemble prend sens et ne ressemble pas à un patchwork. Un exemple à suivre !

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Chronique @ Paganwinter

01 Décembre 2009
Construit sur les ruines de Hellkult, groupe n'ayant produit qu'un total de trois démos, Wyrd est aujourd'hui le leader finlandais en matière de Black pagan. Un peu à l'image de Kampfar en Norvége, bien qu'étant moins vieux, Wyrd assois une grosse notoriété dans leur pays. Narquath, assisté du batteur Kalma fonde le groupe et produise là encore quelques démos qui vont faire que Heathen (le païen, le barbare), leur premier album, sera un surprise, en quelque sorte. Ce qui je veux dire, c'est que les démos enregistrées jusque là était d'un rythme passablement plus féroce, du style de leur album suivant, Huldrafolk (la preuve en est avec la compile de démos, Wrath & Revenge, qui sortira quelques années plus tard). Heathen est donc une surprise car l'album est étonnement atmosphérique, avec donc un rythme passablement lent et suintant. Le deuxième point marquant concernant l'album, du fait qu'Heathen dure un bonne cinquantaine de minutes, est que le disque est composé d'une seule et même piste. Concept rarement vu, existant ailleurs évidemment, mais qui ne m'enchante pas vraiment. Ce qui peut être embêtant, si comme moi, vous aimez vous repassez certains passage du disque, meilleurs que d'autres, eh bien il faut vous munir de patience. Petite parenthèse donc sur le sujet, qui est un choix propre du groupe. A vrai dire, même si le morceau dure 51 minutes, celui-ci est décomposé en environ cinq parties distinctes, avec un léger renforcement sur la fin, en matière de rythme.

Musicalement parlant, c'est pas mal du tout. Concernant l'ambiance dégagée, c'est on ne peut plus pagan. Un bon vieux son propice aux balades noctures est de mise et le côté bois sec dans la prise de son n'est certainement pas étrangère au fait qu'on se retrouve pris dans l'engrenage d'une musique aux allures ancestrales. Sans faire de comparaison inutile, je dirai tout de même que Wyrd, avec Heathen, ce raproche passablement de la musique de Rob Darken avec Graveland, idéologie pateuse en moins.
Tout commence, logiquement, avec quelques notes accoustiques qui vont se prolonger pour déboucher sur un de ces bons vieux riffs qui font que le black pagan, le vrai de vrai, se reconnaît entre mille. Le schéma va d'ailleurs se reproduire tout au long de la galette, oscillant entre passages accoustiques, passages à tendances plus folk et passages métal pur jus. La batterie accuse le coup, et le rythme voulu ne lui donne que peu d'importance en matière de technique, mais là ou celle-ci prend tout son sens, c'est que là encore, le son de caisses donne un coup de vieux à la musique. Les vocaux, parlons-en, qu'ils soient criards ou clairs sont pas trop mal dans leur ensemble. La voix black est glauque comme il se doit, quant à la voix claire, celle-ci à une fâcheuse tendance à sonner faux. Pas mal d'amateurisme donc dans le chant clair. Sans être vraiment un défaut, cela m'a tout de même sauter aux oreilles à la première écoute. Je tiens également à signaler que Wyrd, sur ce coup, privilégie la musique dite d'ambiance. Ne vous attendez donc pas à une musique évolutive. A vrai dire, certains auront sans doute un peu de mal avec des passages qui traînent en longueur et qui reviendront sans cesse.

Heathen n'en reste pas moins un valeure sûre, et sur l'ensemble de la prolifique carrière musicale de Wyrd, celui-ci n'est en aucun cas le plus mauvais. S'imprègner de cette ambiance, c'est sortir des sentiers battus de notre quotidien moderne et technologique. Un bonne descente vers un milieu ancestrale et naturel ne fera donc aucun mal au paganiste que nous sommes. Attention tout de même à ne pas mettre Wyrd dans le même panier que ses compatriotes finlandais en matière de métal folk/pagan. Avec Wyrd, on n'est tout de même, malgré les influences, confronté à un groupe de la force obscure, j'entends par là un groupe haineux travaillant sur les fondements du Black Metal tel qu'on le connaît. Colère contre la religion, haine envers l'empire chrétien, mais également un retour vers la nature, vers les mythes ancients oubliés. Tel est leur crédo. La suite de la discographie, bien qu'évoluant au fil des humeurs de Narqath va passablement divergé de Heathen, tout en restant malgré tout dans le même registre. Bonne album.

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Commentaire @ Kuroikarasu

02 Janvier 2009
Voici un album plutôt original, dans la forme, puisqu’il s’agit d’un seul long morceau de plus de cinquante minutes d’un pagan black atmo excellent. Bien que la production soit assez faiblarde et que le son ne soit pas toujours à la hauteur (on n’est pas en présence de true black et c’est donc un peu dommage...), on ressent à l’écoute de ce long morceau une multitude de sentiments et de sensations venus du plus profond des entrailles. Il y a de l’héroïsme, de la violence, de la tristesse et un esprit de revanche aussi, revanche des païens envers les méfaits prosélytes chrétiens qui ont tentés de détruire des civilisations entières. Des passages lents puis rapides à la guitare s’entremêlent, accompagnés parfois de sons divers comme le fracas d’une bataille ou le bruit de la pluie qui tombe... vraiment merveilleux. Les vocaux alternent le chant clair et le chant black traditionnel d’une manière intelligente et bien construite. C’est d’ailleurs à mon avis le point fort et le point faible de cet album, parce que les vocaux sont très bons quand on est dans le registre criard et un peu moins quand il s’agit de chanter ou même de narrer les combats et la résistance de ces esprits « Heathen » ou païens.
Malgré sa longueur, ce morceau n’est jamais ennuyeux et s’écoute d’une traite sans aucune difficulté, tellement il est varié et innovant. Les fans de Bathory ou de Falkenbach apprécieront sans aucun doute cet album et les fans de bon black sauront également l’aimer. A n’en pas douter, un des meilleurs albums de l’année 2001, à acquérir au plus vite afin de soutenir ce groupe d’une grande qualité.

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