Goatcraft Torment

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Nom du groupe Urgehal
Nom de l'album Goatcraft Torment
Type Album
Date de parution 10 Juillet 2006
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album139

Tracklist

1.
 Goatcraft Torment
Ecouter04:00
2.
 Risus Sardonius
Ecouter05:14
3.
  Antireligiøs
Ecouter 06:15
4.
 Dødsmarsj til Helvete
Ecouter04:18
5.
 Satanic Black Metal in Hell
Ecouter04:33
6.
 Nefastus Nex Necis
Ecouter05:50
7.
  Gathered Under the Horns
Ecouter05:08
8.
 Selvmordssalme
Ecouter06:00
9.
  Sentiment of Chaos
Ecouter02:43
10.
  Et Steg Nærmere Lucifer
Ecouter07:00

Durée totale : 51:01

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Urgehal



Chronique @ Ihopeyoudie

18 Avril 2007
"This is satanic black metal!"
Bah ouais. Quoi de mieux comme phrase pour annoncer la couleur de l'album? Ca a le mérite d'être clair, pas d'ambigüité sur ce qu'il y aura sur le skeud... Et c'est bien ça qui est bon, il faut le dire!

Déjà, la chose qui est sûre, c'est que Urgehal est TOUT sauf un groupe original, et ne révolutionnera en aucun cas le genre, hormis sur scène où l'un des gratteux arbore un look à la Pinhead des plus désopilants. Mais ceci n'est qu'un détail, qui n'entâche en rien la qualité intrasèque du disque. Sa nationalité norvégienne a certes dû lui permettre d'obtenir un deal plus facilement, mais si le groupe venait du fin fond du trou du cul du monde, pas sûr que l'on en entende parler et qu'il ait l'estime qu'il mérite pleinement. M'enfin ça c'est une autre histoire. Et ça serait fort regrettable pour nous, en fait.

Malgré le peu d'originalité que le groupe possède, je vais quand même avouer que le groupe fait plaisir à écouter. L'érection ne sera pas digne d'un croisement entre un séquoïa et d'un baobab, mais elle est foutrement là. Le dépouillement total de sa musique lui donne un charme indéniable. Pas de surproduction, pas de chant clair féminin, pas de clavier non plus. Il manquerait presque la devise à Tsjuder!

Et en parlant du loup, difficile de ne pas penser à ce désormais feu groupe, rien qu'à cause de ce black metal plutôt thrashy qui envoie correctement la sauce quand il le faut, mais le côté cradingue ayant disparu, le rendant plus mélodieux que son confrère, et un côté evil bien moins prononcé.

Chaque musique sur le disque fait très mal. Que ce soit clair. "Risus sardonius", casée en deuxième piste de l'album, en est le meilleur exemple: une bonne grosse accélération au début histoire de terrasser l'auditeur, un bon petit mosh-part au milieu pour headbanguer et se démonter comme il se doit les cervicales, pendant longtemps, très longtemps, puis retour du blast sur la fin pour achever correctement les survivants. Un travail efficace, net et propre, sans bavure ni éclaboussure. La rigueur et la classe norvégienne en gros! Surtout la classe.

Mais là où le groupe se démarque par rapport à une scène particulièrement chargée de petits groupes, bons et à chier pour certains, c'est dans sa faculté à te pondre un solo heavy et thrash dans presque chaque musique, au lieu de rester sur une musique avec aucun artifice et trois accords. Le groupe passe donc du stade "groupe bon" à "groupe excellent", tout simplement. Une musique chez eux est loin d'être linéaire, et offre généralement un final grandiose. Que demande le peuple?!? Qu'un blaireau vienne me sortir que les groupes de black metal ne mettent jamais de solo dans leur musique, et je lui fous un coup de tatane au cul pour le botter en touche. Non mais! Bande de nuls.

Les tueries du disque : "Gathered under the horns", "Antireligiøs". Tout simplement IN-DIS-PEN-SA-BLES.
Comme le disque en fait.

6 Commentaires

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BrutalDeathMetal - 26 Avril 2009: je pourrais faire des wagons de commentaires sur cet album, mais tout ça pour dire qu'une seule et unique chose, cet album est magnifiquement culte !
LuneNoire - 26 Septembre 2009: Jolie chronique, moi j'ai surtout retenu le premier titre, d'entrée de jeu.
dyingPunisher07 - 20 Avril 2010: Exlente chronique, bien chargée en Humour Noire qui donne un coup de pied dans la fourmiliaire bravo!!! sinon Urgehal, groupe que je considère comme un des meilleurs dasn le style peu orginal du rue Black Metal, ben c'est normal que ça soit peu original, dans True Black Metal, il y a le mot ''True'' qui limite grandement l'oiginalité du style, mais putain ce que c'est bon, c'est surment extrement puritain mais exelent, personnellement j'adore le titre ''Satanic Black Metal in Hell'' qui reste avec les génialisisme ''AntiReligios'',''Blood Hunt'' ou encore ''GoatCraft Torment'' le(s) meilleurs titre d'Urgehal.
mayhem13 - 21 Fevrier 2017: Qu'est ce que j'aime cet album! C'est grâce à ta chronique que je les ai découvert. Il ont ce quelque chose qui fait que tu as envie de headbanguer comme pour un groupe rock n roll, mais avec cette noirceur bien présente. Rien n'est lassant.
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Chronique @ dark_omens

18 Juin 2013

Urgehal, avec ce Goatcraft Torment, est à l’apogée de son art...

Est-il réellement nécessaire de décrire la musique d’Urgehal dans une longue litanie d’adjectifs convenues plus vague les uns que les autres et parlant si peu du travail de Trondr Nefas et de ses acolytes, mais bien plus d’un état d’esprit inhérent à un genre tout entier, essence ténébreuse d’une mouvance la plus obscure du métal ? Est-il véritablement essentiel d’user et d’abuser de termes tels que : malsain, noir, blasphématoire, froid, glacial, alors qu’un seul, dans sa grandeur la plus noble, dans sa définition la plus juste, suffit à parler parfaitement de la musique de ce groupe : Black Metal. Car oui, Urgehal c’est avant tout du Black Metal. Mais pas n’importe lequel, celui qui se vit intensément, celui qui de manière intègre refuse de se souiller au contact d’éléments qu’il considère comme pervertissant sa matière la plus ardente, la plus authentique, la plus immonde. Celui qui crache sur la mélodie pour n’être qu’un hurlement de haine déchiré. Celui qui refuse d’être autre chose que l’expression ancestral du dégout le plus instinctif.

Avec la sortie de ce Goatcraft Torment, Urgehal dont le propos n’est rien d’autre que le cri d’un faciès distordus au visage d’un idéalisme bien pensant, affirme plus que jamais la volonté sans compromis de ses convictions. Pourtant ses croyances et ses desseins, bien qu’indifférent au concept de l’originalité, du renouvellement, de la technique, liant le groupe par ces chaines rouillées de ces lois tacites définissant de manière étroite ce Black qu’il honore, ne l’empêcherons pas d’honorer le démon avec des incantations quelques peu différentes de certains autres adeptes. Car en effet si les Norvégiens n’ont jamais aspiré à autres choses qu’à vivre au sein de cette théorie foncièrement misanthropique dont l’expression la plus visible est cette musique et que pour cela il reste plongé dans l’eau putride, boueuse et délicieuse d’un milieu underground sur lequel il règne en maître, (ce relatif désintérêt du groupe à vouloir appartenir au rang plus glorieux d’un panthéon ou d’autre ont brillé, témoignant, encore une fois, d’un état d’esprit droit), le groupe n’en possède pas moins, toutes les qualités pour se démarquer. Il y a d’abords ces différences évidentes de compositions. Si Urgehal a su s’inspirer des airs naïfs et basiques des morceaux aux constructions primitives axés sur quelques accords, quelques notes, de groupe tel que Von, c’est bien plus de leur aspect répétitifs et hypnotique qu’il a su capter l’esprit. A son corps défendant, Urgehal nourrit aussi en son sein des musiciens techniquement talentueux, capable de composer, en dehors de Riffs efficaces simples, d’excellents phrasés Heavy/Thrash plus complexes. Nombreux titres alternent d’ailleurs des moments de furie avec d’autres aux ambiances plus lourdes, aux rythmes plus lents ou dans une oppression étouffante le chant écorchés et rouillé de Trondr Nefas enfonce son tranchant dans nos esprits ravis (Goatcraft Torments, Risus Sardomus, Satanik Black Metal in Hell…). Seul le titre Antireligios désobéit à cette règle proposant un morceau véloce et intense de bout en bout. Un autre aspect qui nous frappe à l’écoute de cette œuvre, c’est la qualité évidente des soli qui entâche quasiment chaque morceau, ce biais est d’autant plus apparent que le son est ici sublimé par une production clair et précise. Ce son, mettant en valeur chacun des musiciens et notamment les talents spécifique de Uruz, de ses fûts et surtout de ses grosses-caisses dont on se régale de chacune des nuances (Dodsmarsj Til Helvete…), donne au travail d’Urgehal toute sa laideur, tout son charme, toute sa grandeur.

Urgehal, avec ce Goatcraft Torment, est à l’apogée de son art. Un art à la fois crû et bestial de par ces morceaux envoutants sans aucun artifice, et à la fois raffiné et intriguant de par ces qualités de compositions évidentes de ces musiciens. La vision sincère d’un groupe qui ne s’avilit pas à des concessions qui seraient dégradantes dans l’esprit de ce respect d’une certaine tradition True Black Metal. Il ne nous appartient pas de juger ici du bien-fondé de la démarche, ou encore de l’absurdité ou non de l’idéologie, mais bel et bien d’apprécier pleinement le gout si exquis de ce sang noir si subversif que met Urgehal dans nos bouches, dans nos têtes avec cet excellent Goatcraft Torment.


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m2thedeath - 18 Juin 2013: Super chronique, merci. (Même si ma note est bien plus élevée, tant ce cd est un chef d'oeuvre de Trve Norwagian Black!)
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