Gnosis

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Nom du groupe Saille
Nom de l'album Gnosis
Type Album
Date de parution 13 Mars 2017
Enregistré à Hertz Studio
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1. Benei ha'Elohim 04:43
2. Pandaemonium Gathers 04:51
3. Blôt 04:44
4. Genesis 11; 1-9 05:04
5. Before the Crawling Chaos 06:59
6. Prometheus 04:23
7. Thou, My Maker 05:11
8. Magnum Opus 03:10
9. 1904 Era Vulgaris 05:56
Total playing time 45:01

Chronique @ Matai

07 Mars 2017

Saille nous livre une autre facette de sa personnalité

Les Belges de Saille auront mis plus de temps que prévu pour sortir leur quatrième méfait. D'habitude le temps d'attente est plutôt court et tourne autour d'un an et demi. Ici, on approche les trois. Il semblerait que la bande ait décidé de ne pas trop se presser et de prendre le temps d'apporter une autre dimension à sa musique. A en croire le guitariste Reinier Schenk, le dernier méfait "Eldritch" n'était pas assez sombre et personnel, et on sent ici une petite pointe de déception. Des changements sont d'ailleurs au rendez-vous. Les maniaques du détail remarqueront un remaniement du logo, qui perd ses boucles au profit d'une structure plus épurée. Le claviériste/vocaliste quitte le groupe qu'il avait tout de même fondé en 2008. Quant au style, Saille emporte comme promis son black metal sur un autre plan d'existence.

Pour ce faire, le quintet nous embarque une nouvelle fois dans un concept-album. "Gnosis" signifie "connaissances" en grec et se base principalement sur l'idéal prométhéen. Il explore diverses sources historiques, mythologiques et imaginaires racontant la lutte pour la connaissance et ses conséquences dévastatrices. En découle un black metal compact et plus agressif que ce que nous avait proposé Saille jusqu'à présent. Certes, on était habitué à une certaine brutalité et à des pistes brutes de décoffrage, sauf qu'ici le niveau est un cran au-dessus. N'ayez crainte, les ambiances sont toujours au rendez-vous, avec ce côté inquiétant et glauque, parfois sinistre, mais elles sont davantage portées par les guitares et beaucoup moins par les claviers, ces derniers étant beaucoup plus discrets et moins symphonique, une conséquence du départ du claviériste.

"Benei ha'Elohim" démarre les hostilités de manière incantatoire avec ses choeurs sombres et sa mélodie perturbante à la guitare. La suite est dans la pure tradition de Saille, qui sait imposer une progression et une montée en puissance venant de nulle part. Les vocaux écorchés font toujours leur petit effet accompagnés de guitares charismatiques et lourdes, tantôt mélodiques, tantôt brutes. "Pandaemonium Gathers" est un des derniers vestiges de l'ancien Saille et rappellera les premiers méfaits, avec ses mélodies caractéristiques et son petit côté norvégien.

Une chose est sûre, la bande développe encore plus sa personnalité. On reconnaitrait leur pâte entre mille tant ils ont un son atypique et tant l'ambiance est pesante. C'est lourd et puissant, avec une certaine rapidité d'exécution. Les éléments symphoniques et épiques sont moins présents, plus mesurés, et forment un tout cohérent qui apportent une certaine splendeur à l'ensemble. "Before the Crawling Chaos" se veut ritualiste avec son atmosphère rampante, "Genesis 11;1-9" laisse très peu de répit avec ses blasts et ses déflagrations de riffs accompagnés de nappes de claviers bien senties à la Emperor, et "Prometheus" offre des guitares dissonantes qui renforcent cette ambiance sombre.

Avec "Gnosis", Saille nous livre une autre facette de sa personnalité. On s'éloigne davantage des influences à la Dimmu Borgir et des touches épiques qui magnifiaient certains passages sur "Ritu" ou "Eldritch". Le chant clair est d'ailleurs aux abonnés absents. En contrepartie, les pistes sont plus extrêmes et plus noires, portées par des riffs plus évocateurs. On sent vraiment une présence étrange à l'écoute de cet album, et la prod y est sans doute pour quelque chose. Moins cleans et plus dissonants, le mixage et le mastering ont été chapeautés par les frères Wieslawscy des Hertz Studios (Decapitated, Behemoth, Vader...). A défaut de nous impressionner, Saille ne nous déçoit pas et livre encore une fois un opus de très bonne qualité.

6 Commentaires

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Icare - 08 Mars 2017: Tout pareil kalysto, le premier album est indétrônable pour moi. Celui-là est très bon - en ce qui me concerne, Saille n'a jamais sorti de mauvais album ou même d'album médiocre - plus rentre-dedans et direct, avec parfois même une petite touche death qui le rend bien efficace, mais il manque un petit truc je trouve, justement au niveau des ambiances un peu moins présentes. Je n'en suis encore qu'à quelques écoutes, il faut encore que j'approfondisse, mais l'album dont il se rapproche le plus est Eldritch je dirais, et je ne sais pas encore si je le trouve plus ou moins bon que ce dernier. Merci Mataï pour la chronique, je savais que tu t'en occuperais!;-)
mayhem13 - 08 Mars 2017: J'ai écouté le premier, qui m'a bien plus mais me faisait beaucoup pensé à du dimmu. A voir ce que ça donne si ça s'est éloigné de ses influences. Merci pour la Chro en tout cas, très bien rédigée.
Matai - 08 Mars 2017: Ca reste de très bonne facture, mais je préfère de mon côté les deux premiers, sans doute à cause des touches sympho et des influences Dimmu...("Ritu" reste mon préféré de la bande). Donc pour le coup, mayhem13, ça s'est en effet éloigné de ces influences-là !
Ghul - 27 Mars 2017: Ayant découvert SAILLE avec l'album Ritu, traumatisant mais fascinant, je me régale à nouveau avec ce Gnosis. Un excellent retour du groupe. J'aime le Black Sympho à la DIMMU BORGIR (par exemple), mais le retrait des claviers ne me dérange pas. Comme tu dis, ça donne une nouvelle facette de SAILLE. Merci beaucoup pour cette chronique.
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