Gloom

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Macabre
Nom de l'album Gloom
Type Album
Date de parution 1989
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album43

Tracklist

Re-Issue in 1998 by Decomposed Records.
Re-Issue in 1990 by Vinyl Solution.
1. Embalmer 01:50
2. Trampled to Death 01:45
3. Holidays of Horror 01:19
4. Fritz Haarman the Butcher 01:16
5. Evil Ole Soul 00:17
6. Harvey Glatman (Your Soul Will Forever Rot) 01:27
7. McMassacre (James Humberty) 00:40
8. David Brom Took an Axe 01:29
9. Cremator 01:41
10. Nostradamus 00:30
11. I Need to Kill 00:36
12. Ultra Violent 01:26
13. Rat Man 02:10
14. Hey Laurie Dann 01:28
15. Patrick Purdy Killed Five and Wounded Thirty 00:59
16. Exhumer 01:24
17. Dr. Holmes (He Stripped Their Bones) 01:16
18. The Green River Murderer (He's Still Out There) 00:21
19. Funeral Home 02:39
20. Disease 01:37
21. Natural Disaster 01:25
Bonustracks
22. Serial Killer 01:41
23. Mr. Albert Fish (Was Children Your Favorite Dish?) 01:30
24. Mass Murderer 02:53
a Sulfuric Acid
b Morbid Curiosity
c Lethal Injection
25. Son of Sam 02:35
26. Hot Rods to Hell 01:32
27. What the Heck Richard Speck (Eight Nurses You Wrecked) 01:58
Total playing time 39:43

Chronique @ Fabien

23 Août 2012

We wish you a merry Christmas!

C’est en 1984 que Nefarious, Dennis the Menace et Corporate Death se réunissent, trois amis de l’état de l’Illinois unis pour le meilleur et pour le pire, puisque qu’aujourd’hui encore leur groupe baptisé Macabre n’a connu aucun changement de line-up, fait plutôt rarissime après tant d’années. Tenter une description de la musique du trio reste une sacrée mission, tant on pourrait relever aussi bien des éléments thrash, death ou grindcore. Retenons simplement que Macabre représente un peu tous ces extrêmes, un groupe à part de ‘Murder Metal’ comme ses membres se plaisent à l’appeler. De meurtres, il en est en effet pleinement question, les biographies de nombreux serial-killers et autres spree-killers n’étant plus un secret pour nos trois interprètes.

A partir de son EP paru en 1987, Macabre retient l’attention de l’écurie anglaise Vinyl Solution, qui regroupe à l’époque quelques formations british comme Bolt Thrower, Cerebral Fix ou Energetic Krusher. L’affaire se conclut par l’enregistrement et la sortie du premier album Gloom en 1989, condensé de moins de 30 minutes nous contant avec détachement des meurtres en tout genre, perpétrés par des auteurs à la personnalité particulièrement complexe comme Harvey Glatman, David Brom, Patrick Purdy ou Laurie Dann, autant de portraits brossés sur une vingtaine de morceaux.

Gloom, c’est une assise basse/batterie tapageuse et des guitares grésillantes, un ensemble résolument anarchique ne s’appuyant que sur ses propres codes. Nefarious et Corporate Death s’y partagent les parties vocales, tantôt grasses, gutturales, hystériques ou joyeuses, nous donnant cette sensation d’une schizophrénie de chaque instant et nous plaçant ainsi devant un panel de tueurs aux humeurs dangereusement versatiles. Rapide, hystérique & agressive, la première pièce Embalmer cède ainsi place à une suite tout aussi folle, à l’image de Trampled to Death, Holidays of Horror ou McMassacre servis par des refrains improbables au chant clair fonctionnant idéalement, ou encore du court Evil Ole Soul où nos artistes se prennent 20 secondes pour chanter au coin du feu.

Ne cherchons donc pas de technicité particulière ni de grands développements au cœur de Gloom, Macabre se contentant d’envoyer la purée sur des titres compris entre une à deux minutes, contant si joyeusement les péripéties de criminels en tout genre qu’il nous en glacerait parfois le dos. L’ensemble reste par ailleurs moyennement produit par Iain Burgess, producteur et ingénieur du son ayant plus particulièrement contribué à la définition d’un son punk brut durant les années 1980, cette approche étant largement palpable dans ce premier album de Macabre, mais difficilement compatible avec l’assise plus foncièrement metal du trio.

A l’image de ses confrères Pungent Stench ou Impetigo, Macabre fait figure d’électron libre au sein du paysage extrême de l’époque, volontairement cradingue et évoluant à sa convenance sans se soucier des modes ni s’embarrasser avec une technicité superflue. Si son premier album Gloom risque ainsi de rebuter plus d’un metalhead par sa construction simple, sa production timide et son côté fun, sans occulter cette désinvolture apparente, il peut aussi faire de nombreux addicts, tant son mélange extrême reste unique et son univers décalé. Un vrai truc de psychopathes.

Fabien.

5 Commentaires

8 J'aime

Partager
sijj - 23 Août 2012:
Merci pour la chronique, j'espère qu'à l'instar d'Acheron, tu auras le temps de chroniquer au moins les deux suivants ( Dahmer est de loin mon préféré , en disque et en tueur dégénéré, fan de Black Sabbath n'ayant pas hésité à injecter de l'acide dans le cerveau de ses victimes pour en faire des zombies esclaves sexuels! ).
En tout cas, et même si les derniers albums sont moins intéressants à mon gout, super groupe vraiment original et attachant.
Dubois - 23 Août 2012: haha jamais je n'aurais pensé que tu aurais fini par accrocher à l'album :p ! là tu fais ma journée super bonne chronique ! qui sait peut être qu'un jour finira tu par apprécier aussi sinister slaughter?
Fabien - 24 Août 2012: Macabre est un groupe que je n’ai pas suivi après le premier album. D’école Slayer, Possessed, Death ou Morbid Angel avant tout, je n’étais en effet pas forcément fan des Macabre, Impetigo, Pungent Stench, Disharmonic Orchestra, Blood ou Mortician, bref de ces groupes qui ne se ressemblent pas mais cultivent un côté gras ou cradingue et un esprit décalé par rapport aux standards, sans que cette condition fût rédhibitoire. Bref, je cède à la menace collective et l’acquisition de Sinister Slaughter est d’ores et déjà programmée, et ma foi c’est bien sympa de découvrir encore quelques trucs sur cette première période que j’ai balayée en long, en large et en travers. La bonne anecdote de Grand_Barbare me rappelle aussi l’acquisition du vinyle 12’ Immortality’s End d’Exmortis parue chez CCG en 1989. Je n’avais jamais entendu un truc aussi lourd de toute ma vie à l’époque. Normal, je l’avais enregistré en 33t au lieu de 45t, ce que les burnes de CCG n’avaient pas jugé bon de préciser. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’unes des démos/EP deathmetal de cette période que je préfère. Fabien.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire